La longue marche des femmes : Des citoyennes aux suffragistes 1789-1920
À la veille de la Révolution, la femme, au sein de la société française, est mère et épouse. Soumise à l'autorité du père puis à celle de son mari, elle n'est qu'une mineure juridique réduite aux activités domestiques. Cet ouvrage richement illustré de documents pour beaucoup inédits restitue cette «longue marche» des femmes pour l'égalité des sexes et l'obtention des mêmes droits que les hommes. Celle-ci commence à la Révolution, lorsque se font entendre des revendications spécifiquement féminines et qu'apparaissent les premières grandes figures du féminisme, au destin souvent tragique, comme Olympe de Gouges et sa célèbre Déclaration des droits de la femme et des citoyennes. Toute la diversité de la condition féminine est rendue visible à travers une iconographie pertinente, telles les infirmières pendant la première guerre mondiale. À la fin du conflit, les femmes, qui ont remplacé leurs époux partis au front, déchantent rapidement, car l'après-guerre signifie le retour au foyer. Le Sénat leur refuse le droit de vote, tant espéré, en 1922. De 1789 à 1920, elles seront souvent déçues, rarement considérées et toujours en quête d'émancipation.
