Sous l'empire des crinolines : Musée Galliera, 29 novembre 2008-26 avril 2009
Symbole du Second Empire, la crinoline apparaît dès 1830 avec l'utilisation de jupons en crin pour faire gonfler les jupes. Ils seront remplacés en 1856 par la fameuse cage à fanons de baleine, puis substitués par une armature métallique trois, quatre ans plus tard. Le succès de cette dernière sera immédiat : en France, 5 millions sont confectionnés en 1860. La forme de la cage évolue également. Jusqu'en 1861, elle est ronde puis en 1863 elle devient plate devant et se projette très loin vers l'arrière, dynamisant ainsi la silhouette. La demi-crinoline, plus étroite, s'impose quant à elle, à partir de 1867. Cette crinoline, souvent comparée aux coupoles en métal et en verre, témoigne de la passion de l'époque pour le volume aussi bien dans l'architecture, les décors intérieurs que dans la mode. Cependant ce qui frappe surtout aujourd'hui c'est l'exubérance de la silhouette, l'emploi récurrent des volants, l'accumulation des étoffes et des ornements, l'éclectisme des décors où se mêlent historicisme et orientalisme, où le bleu vif côtoie le rose pastel. Mais au delà du port de la crinoline, de la rapidité des transformations de la silhouette, de la diversité des sources d'inspiration, la mode du Second Empire reflète les changements survenus en France depuis le début du siècle. Catalogue de l'exposition du musée Galliera, cet ouvrage richement illustré, témoigne de cette période très particulière dans l'histoire de la mode française. Conçu autour de trois grands thèmes (la fête à la ville et à la cour ; la modernisation ; la commercialisation) il aborde l'ensemble des aspects propres à la crinoline et à son époque. Mais il nous montre également à quel point elle fascine encore les créateurs. Regardons pour cela comment Jean-Paul Gaultier ou John Galliano (pour Dior) l'interprètent dans leurs collections automnes-hivers 2008-2099.
