Edward Hopper : Les années parisiennes, 1906-1910
Cet ouvrage présente l’œuvre de jeunesse du peintre Edward Hopper (1882-1967), considéré comme l’un des plus grands réalistes américains du XXe siècle. Ce livre et l’exposition qu’il accompagne réunissent des œuvres que l’artiste réalise à Paris au cours de trois séjours successifs (en 1906-1907, 1909 et 1910). Ces œuvres, issues de la collection du Whitney Museum of American Art de New York, mettent en lumière cette période importante, et cependant méconnue, du développement artistique de Hopper.
Comme beaucoup d’artistes américains de sa génération, Hopper se rend à Paris en 1906 afin de compléter sa formation et se confronter à l’effervescence culturelle de la capitale française. Hopper diffère cependant de ses compatriotes par son indifférence affichée à l’égard de l’avant-garde parisienne. Contrairement à nombre d’artistes américains comme Patrick Henry Bruce, Hopper ne s’intéresse ni à Cézanne, ni à Matisse ou Picasso. Il préfère fréquenter seul les cafés et musées de la capitale. Il pose les bases de son art en autodidacte et se consacre à la peinture en plein air. Son motif principal est la Seine et les quais, monuments, ponts, et immeubles qui la longent. Ses vues de Paris présentent une unité thématique et plastique où l’homme est étrangement absent. L’horizontalité domine ses compositions savamment structurées et baignées d’une lumière qu’il décrit ainsi : « La lumière ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu. Les ombres étaient lumineuses – de la lumière reflétée. Même sous les ponts. » Ses tableaux, dessins, gravures et aquarelles parisiennes révèlent à quel point cette expérience a été décisive pour Hopper dans la constitution d’un vocabulaire plastique original et la mise en place d’une esthétique personnelle.
Cet ouvrage accompagne l’exposition Edward Hopper : les années parisiennes, 1906-1910 organisée par le Whitney Museum of American Art de New York et présentée au Musée d’Art Américain Giverny du 1er avril au 4 juillet 2004. Parallèlement, une rétrospective majeure de l’œuvre de Hopper a lieu à la Tate Modern de Londres (27 mai – 5 septembre 2004) puis au musée Ludwig de Cologne (9 octobre 2004 – 9 janvier 2005).
