La Peinture Lyonnaise au XIXe siècle
Cet ouvrage, le premier d'une telle envergure, aboutissement de quinze années de recherches, aborde tous les aspects de la peinture lyonnaise, de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle. De Berjon à Castex-Dégrange, la peinture de fleurs, liée à la soierie, naît dans la classe de fleurs de l'école des Beaux-Arts, institution unique au monde, «Bagne de la peinture» selon Baudelaire. Autour du poème de l'Ame de Louis Janmot, oeuvre illuministe ample et singulière, une pléiade d'artistes-penseurs, du républicain Chenavard qui rêve du Panthéon parisien pour son histoire de l'humanité, au frénétique Frenet, représente les «cervaux enchifrenés» dont les productions attirent et irritent Baudelaire. L'Olympien Puvis de Chavannes en offre une nuance sereine aux parisiens. Le paysage se déploie dans toute sa diversité, de Grobon marqué par la lumière hollandaise jusqu'à la trinité des coloristes, Ravier, Carrand et Vernay.Un répertoire de 700 notices complète le texte. De superbes illustrations couleur, souvent en pleine page, constituent une riche iconographie.
