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Article 353 du code pénal

Article 353 du code pénal

Dans le bureau d'un juge d'intruction, les aveux en forme de confession d'un homme qui en a poussé un autre dans la mer froide près des côtes bretonnes. Un roman bouleversant, qui plonge au coeur de l'âme humaine, de ses tourments et de l'injustice. Un grand livre de cette rentrée d'hiver 2017.
Laurence Houot, France Info - 3 Janvier 2017

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Place des Vosges

Place des Vosges

Le livre s'intitule Place des Vosges, il aurait pu s'appeler Naissance d'un écrivain. Michel Braudeau y retrace ses années d'apprentissage de la vie, de l'amour, de l'écriture. En exergue à ce très beau récit, l'auteur a placé deux citations. La première est d'André Breton : « Il doit y avoir quelque chose d'immense qui nous échappe. » La seconde est signée James Salter : « Tout ce qui n'est pas écrit disparaît. » Deux citations qui disent les deux raisons mêlées pour lesquelles on écrit : tenter d'élucider le mystère qu'il y a à être un homme en ce monde, s'attacher à préserver ce qui a eu lieu et s'effacera si n'intervient pas le geste du scribe.
Nathalie Crom, Télérama - 5 Janvier 2017

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Mâcher la poussière

Mâcher la poussière

Ici, l'enfermement n'exige pas de barreaux, la prison est éternelle, avec la mort pour seule évasion possible... Roman vertigineux, Mâcher la poussière répond à La Cendre aux yeux qu'écrivit au mitan des années 1950 le désenchanté Jean Forton (1930-1982). On retrouve dans l'opus d'Oscar Coop-Phane la noirceur et l'élégance de Forton, en moins cruel, moins scandaleux, mais portées par une écriture qui change à chaque instant. Très loin d'un romanesque codé ou d'une structure en ligne droite, Mâcher la poussière s'amuse avec la fiction, n'abuse pas des références littéraires et choisit d'avancer à cloche-pied, penchant tantôt vers le huis clos décadent, tantôt vers des aventures de débauches et de trahisons qui tournent comme des manèges. Le résultat est déroutant, d'une séduction toxique qui pousse à l'addiction.
Christine Ferniot, Télérama. - 4 Janvier 2017

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L'amie prodigieuse, III : Celle qui fuit et celle qui reste

L'amie prodigieuse, III : Celle qui fuit et celle qui reste

Au coeur de tous leurs sentiments, de tous leurs actes : amour et haine, désir et dégoût, envie de rester et de partir, de réussir et de disparaître. Dans une langue classique et crue tout ensemble, à travers des scènes tendres ou sauvages, Elena Ferrante ne fait pas de cadeau à ses personnages, toujours tiraillés entre des pulsions contradictoires. Et dans la crasse, la pauvreté ; sous le soleil et les cris des épouses et des mères humiliées...
Fabienne Pascaud, Télérama - 3 Janvier 2017

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Troisième Personne

Troisième Personne

Les événements et sentiments qui surgissent à l'arrivée de cette "Troisième personne". Elle y explore ici méticuleusement et avec humour toutes les péripéties qui suivent l'arrivée d'un bébé dans la vie d'un couple déjà mur (ils ont la quarantaine). Sujet rarement traité en littérature, il est ici saisi par Valérie Mréjen avec cette écriture à la fois concrète et poétique qui fait de ses romans des objets littéraires savoureux comme des mets concoctés par un grand chef.
Laurence Houot, France Info - 3 Janvier 2017

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Peggy dans les phares

Peggy dans les phares

Insaisissable Peggy Roche, à qui Marie-Ève Lacasse consacre aujourd'hui ce joli roman-portrait qui tente de l'attraper, d'en pénétrer le coeur et les pensées, Peggy dans les phares. Emettant, pour ce faire, de séduisantes et convaincantes hypothèses. Retraçant tantôt à la troisième personne, tantôt en donnant voix à Peggy, l'odyssée du singulier binôme que formèrent les deux femmes, auscultant leur relation amoureuse symbiotique - « J'analyse le monde avec tes souvenirs et ta manière d'habiter la vie. Je suis traversée par tes pensées obsédantes » - qui n'avait nul besoin du regard des autres pour exister et, au fil des années, dépasser « l'euphorie originelle » de la rencontre et des premiers instants, pour toujours se consolider, en puisant dans la durée une force, une solidité, une réciprocité sans faille.
Nathalie Crom, Télérama - 2 Janvier 2017

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L'abandon des prétentions

L'abandon des prétentions

Les courts chapitres de ce roman sont un peu comme les Post-it de couleur rose que son héroïne, Jeanine, colle sur les portes des placards de sa cuisine, sur son réfrigérateur, petits papiers volants et collants sur lesquels elle note des phrases attrapées au vol — celle-ci, surtout : « ''Qu'est-ce qu'une vie réussie ?'', on ne sait pas pourquoi cette phrase-là plutôt qu'une autre », s'interroge sa fille, la narratrice. C'est elle, la fille, qui expose et juxtapose les fragments de la vie de sa mère, soixante-cinq en tout, pour de ces éclats composer et préciser un portrait intime, comme enchâssé dans une ample fresque sociale contemporaine dont il constitue le point fixe et où l'on croise nombre d'autres visages. C'est que Jeanine, aujourd'hui sexagénaire, divorcée et retraitée de l'enseignement, n'a pas la fibre solitaire. Insatiable est son appétit de rencontres, à jamais inassouvi son besoin de partage. Son goût des autres. De sa cuisine, elle a fait « un lieu d'écoute sociale » où, jour après jour, viennent s'épancher toutes sortes d'individus, hommes et femmes, jeunes et vieillards, émigrés d'Algérie, de Russie ou d'ailleurs, réfugiés, locataires de tout poil et plus ou moins probes...
Nathalie Crom, Télérama - 2 Janvier 2017

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Saufs riverains

Saufs riverains

Chaque destin est raconté au futur, comme si c'était le big bang qui parlait, annonçant ses promesses de monde à venir, étalant sa certitude que la vie se prolongera, quoi qu'il arrive. Plus Emmanuelle Pagano se rapproche chronologiquement de ses contemporains, plus son écriture est chaleureuse et vibrante, antipsychanalytique à souhait. Elle perce la croûte terrestre pour creuser en son for intérieur. C'est une forme de pudeur et de sagesse toute particulière, qui infiltre et anime ce roman énigmatique. Comme l'eau qui suinte en silence de la roche, et nourrit doucement l'environnement.
Marine Landrot, Télérama - 2 Janvier 2017

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Face au Styx

Face au Styx

Croire qu'on peut écrire un article sur ce roman parce qu'on a des mots, des virgules et des points à disposition, c'est comme se sentir autorisé à danser sur la scène du Bolchoï sous prétexte qu'on a des pieds et des mains comme tout le monde. Dimitri Bortnikov secoue tant de lettres et de points d'exclamation, dans son livre-percussion, il jette tant de phrases à la face du monde, tant d'apostrophes aux vivants et aux morts, qu'on a l'impression qu'il a pris tout le langage disponible, ne laissant derrière lui que vide et silence. Là où passe la plume de Bortnikov, la parole ne repousse plus. Sauf après une période de réanimation, de jachère cérébrale. Alors le lecteur retrouve ses esprits et se dit qu'il n'a pas rêvé : une écriture céleste et rocailleuse lui est tombée sur la tête.
Marine Landrot, Télérama - 2 Janvier 2017

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La danse de l'araignée

La danse de l'araignée

Laura Alcoba poursuit son autobiographie plus romanesque que véritablement romancée, accompagnant la vie de sa famille pour la raconter à hauteur d'enfance : la dictature militaire, la clandestinité, le père en prison à La Plata, la mère obligée de changer d'apparence pour quitter son pays et s'installer près de Paris avec sa petite fille... Cette dernière a à présent 12 ans, l'âge du premier soutien-gorge, des amitiés enflammées et de l'entrée en sixième au collège Travail — qui porte si bien son nom... Ponctuant ce quotidien de gamine comme les autres, surgissent d'autres histoires où l'exil, l'absence paternelle et la pratique forcenée de la langue française viennent comme en surimpression. Pourtant, en privilégiant l'anecdote, les émotions furtives, Laura Alcoba s'autorise une fraîcheur qui n'est jamais factice, une écriture piquante qui décrit une adolescente à fleur de peau, un moment riante et l'instant d'après fontaine de larmes.
Christine Ferniot, Télérama. - 2 Janvier 2017

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Onze Ans

Onze Ans

Le primo-romancier écrit sur un tabou majeur, celui du suicide chez l'enfant. Avec une certaine dose d’innocence et d’humour, il retrace le parcours de Kévin, 11 ans, qui veut mettre fin à ses jours. Après sa tentative de suicide, Kévin se retrouve dans une institution pour enfants en difficulté. Il commence alors une nouvelle vie et fait une rencontre décisive.
Amélie Boutet, Livre hebdo - 30 Décembre 2016

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Les corps fragiles

Les corps fragiles

Inspirée par l’expérience d’une infirmière à la retraite, Isabelle Kauffmann, médecin et écrivain, esquisse une subtile anthologie de la souffrance.
Claire Julliard, L'Obs - 22 Décembre 2016

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Trop de lumière

Trop de lumière

Dans cet ouvrage, le lecteur part à la rencontre de Léo Rivière, une star en tournée dans toute la France. Elle a tout : le succès, les amis, l’argent, la passion. Mais d’un coup, elle fait face à une crise personnelle. Tout l’ébranle, la secoue, l’oppresse. Elle a perdu l’un de ses plus proches amis et sa rencontre avec une jeune fille malade dans un hôpital la bouleverse davantage. Elle se retrouve alors à devoir affronter l’inconnu, ce mal qui la ronge, ce mystère qui prend ses racines en elle-même.
Cécilia Lacour, Livre Hebdo - 21 Décembre 2016

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Dans la chambre du coeur se cache un éléphant

Dans la chambre du coeur se cache un éléphant

Marco Galli est né trop tard. N'était la présence — discrète — d'Internet, Dans la chambre du coeur se cache un éléphant, son second roman graphique traduit en français, est une machine à remonter le temps. Il y a là un ton, une manière, un personnage principal un rien désenchanté et non conformiste qui fleurent bon les années 1980 et les riches heures des magazines (A suivre et L'Echo des savanes). A l'évidence, Galli a grandi en dévorant Pratt, Tardi, Munoz et Igort. Pourtant, la qualité de son oeuvre ne se mesure pas à l'aune de la nostalgie. L'air de rien, le dessinateur italien nous embarque dans une aventure aux développements surprenants et fantasques. Si la fin, qui flirte avec la science-fiction, est un peu confuse, le voyage est passionnant, baroque et plein d'un charme aux accents felliniens, très Dolce Vita. En creux, Dans la chambre du coeur... est aussi une réflexion sur l'essence de l'aventure et sur l'impossibilité de devenir un autre qui évoque, à quelques décennies d'intervalles, Les Aventures de Giuseppe Bergman, de Milo Manara. Le graphisme est cependant tout autre, Galli est adepte d'un (presque) noir et blanc qui alterne le grotesque et l'épure, le romantique et l'abstrait. Une excellente surprise.
Stéphane Jarno, Telerama - 19 Décembre 2016

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Lettres III: (1957-1965)

Lettres III: (1957-1965)

Les deux premiers tomes (parus en 2014 et 2015) des lettres de Samuel Beckett (1906-1989) ont révélé ce qui demeurera assurément l'une des principales correspondances littéraires du XXe siècle. Et même « peut-être de tous les siècles », notaient les maîtres d'oeuvre de la publication en préambule au volume inaugural de cet ensemble qui en comptera quatre, regroupant au total deux mille cinq cents lettres extraites de l'ample corpus de plus de quinze mille missives écrites entre 1929 et 1989 par ce pseudo-taciturne de Beckett... Ce troisième volume, qui couvre les années 1957-1965, offre de côtoyer un Beckett au génie de plus en plus largement reconnu, et donc sollicité de toutes parts. Quatre ans plus tôt, il a clos la trilogie (Molloy, Malone meurt, L'Innommable) et En attendant Godot a été créé à Paris par Roger Blin. Désormais, c'est à New York qu'on monte Godot, et en une multitude de langues qu'est traduite son oeuvre, romans et pièces. Beckett est au travail, il écrit et publie Comment c'est, il lit Pinget, il rencontre Pinter... Il est énergique et sévère - « triste et fatigué souvent », se plaint-il pourtant, notamment auprès de la traductrice anglaise et productrice à la BBC Barbara Bray, tandis que se noue entre eux une relation amoureuse durable... Suite et fin dans le tome IV, l'an prochain.
Nathalie Crom, Télérama - 19 Décembre 2016

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Juger la reine : 14, 15, 16 octobre 1793

Juger la reine : 14, 15, 16 octobre 1793

Emmanuel de Waresquiel revient ici avec brio sur le déroulement du procès et de l'exécution de Marie-Antoinette, en 1793. Il y a la reine, mais aussi ceux qui l'entourent, la délaissent ou la conspuent. C'est ainsi à une micro-histoire sociale que se livre l'auteur, quand il examine les parcours des geôliers, des avocats, des quinze jurés, des accusateurs. C'est aussi une histoire politique, lorsqu'il montre le poids du soupçon qui ligote les comportements et verrouille les rhétoriques des procureurs d'une Révolution assaillie de toutes parts : à l'intérieur, quand la Vendée se soulève ; à l'extérieur, quand les monarchies européennes se liguent pour renverser la nation qui s'est brutalement affranchie de la royauté. Les bourreaux seront victimes à leur tour et la Révolution, entrant dans la Terreur, s'inventera de nouveaux contre-révolutionnaires.
Gilles Heuré, Telerama - 12 Décembre 2016

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La Sainte famille

La Sainte famille

Plus encore que dans Le Garçon incassable (L’Olivier, 2012), son précédent roman, qui développait un subtil parallèle entre un frère handicapé et Buster Keaton, Florence Seyvos est ici précise, incisive. Avec des mots ténus comme des fils, elle nous plonge dans ce qui est son sujet, de livre en livre, le monde de l’enfance. Sans jamais rien appuyer ni esquiver des souffrances que celle-ci engendre, surtout quand, comme ces deux jeunes gens des années 1970, on est entouré par le silence et que le conserver est un devoir – un double mutisme qui creuse le fossé entre les enfants et les adultes. Tout aboutit à ce que la parole soit retenue : la gêne, la peur, l’humiliation. Même l’amour est silencieux : Odette, la sœur de la grand-mère, magnifique personnage, taillée dans la bienveillance que donne un cœur simple, est une taiseuse, une timide. Parfois sa voix discrète se fait chaude, mais seulement quand elle est au lac, seule avec les enfants. Ailleurs son calme semble contrôlé, elle donne l’impression d’être perpétuellement inquiète.
Julie Clarini, Le Monde des Livres - 11 Décembre 2016

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Des âmes simples

Des âmes simples

Avec les portraits de ces "âmes simples", bergers qui ont perdu la foi ou pèlerins qui ont tourné le dos à leurs carrières d’antan, l’auteur (...) réussit un dialogue, auréolé d’une lumière de neige, entre le croyant et l’incroyant, ou plutôt l’agnostique qui ne se résout pas totalement à la vacuité et à la ténèbre.
Sean James Rose, Livre hebdo - 9 Décembre 2016

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Le Commis

Le Commis

[...] Roman réaliste, pourtant profondément énigmatique sous des dehors limpides, Le Commis s'offre aussi à lire comme une fable morale, une méditation sur la faute et la responsabilité - la réinterprétation, par Bernard Malamud, de Crime et châtiment, de Dostoïevski, a analysé la critique américaine.
Nathalie Crom, Télérama - 5 Décembre 2016

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Limbo (Edition intégrale)

Limbo (Edition intégrale)

A l'heure où, films pour ados aidant (Hunger Games, Le Labyrinthe…), la dystopie (peinture d'un futur anti-utopique) est de nouveau à la mode, saluons la nouvelle édition d'un roman qui demeure, au même titre que 1984 ou Le Meilleur des mondes, un des classiques du genre. Ecrit en 1952 par l'Américain Bernard Wolfe (1915-1985), écrivain rare qui ne fit qu'une incursion dans l'anticipation, Limbo met en scène un pacifiste, le docteur Martine, réfugié depuis dix-huit ans sur une île afin d'échapper à la Troisième Guerre mondiale mais contraint de retourner à la civilisation. Là, il découvre un monde pacifié. Et pour cause : les guerriers, qu'une efficace propagande pousse à se faire amputer bras et jambes, sont devenus des « immob » (de « immobilisation »), équipés de prothèses qui leur sont ôtées en cas de violence. Il y a quelque « hénaurmité » dans ce postulat. En dépeignant cette société au pacifisme obligatoire, Bernard Wolfe, avec un humour très noir, fait surgir un nouvel enfer, où l'homme n'est plus libre de se construire. Lui qui écrivait en pleine guerre froide démonte toutes les idéologies et parvient à glisser au fil de son intrigue des références à Aristote, Marx ou Freud. Savant et passionnant, ce coup de maître, placé très haut par la critique américaine, nous revient dans une nouvelle traduction enfin intégrale qui rend pleinement hommage aux multiples jeux de mots et à l'ironie dont Bernard Wolfe, grand admirateur de Joyce, a parsemé son opus.
Hubert Prolongeau, Télérama - 5 Décembre 2016

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Je, François Villon T03: Je crie à toutes gens merci

Je, François Villon T03: Je crie à toutes gens merci

Curieux bonhomme que ce gueux devenu clerc, agnostique, égoïste, et si peu de son temps ; un beau salaud parfois, dont on aime pourtant l'allure et la liberté. Sans donner dans la minutie, Critone parvient à nous communiquer l'esprit et les couleurs d'une époque de débauches et de croisades, où le diable et le bon Dieu jouent encore à cache-cache dans l'ombre mouvante des chandelles.
Stéphane Jarno, Telerama - 5 Décembre 2016

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J'ai rendez-vous avec vous

J'ai rendez-vous avec vous

Voici beaucoup plus qu'un banal recueil de textes : ces quelque mille deux cent cinquante pages présentent les paroles des cent trente-six chansons enregistrées par Brassens... mais aussi leurs grilles harmoniques et leurs tablatures de guitare, agrémentées de conseils pratiques (dessins à l'appui) sur la façon d'aborder l'instrument et d'un long texte pédagogique qui explique comment interpréter l'oeuvre. A vous de jouer !
Valérie Lehoux, Telerama - 5 Décembre 2016

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Vivre de mes rêves

Vivre de mes rêves

Un recueil de 800 lettres dessine le parcours d’un homme qui cherche à se dépasser sans cesse. Fascinant.
Alban Lefranc. Le Monde des Livres - 30 Novembre 2016

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Le pouvoir au féminin

Le pouvoir au féminin

Nul doute qu’Elisabeth Badinter trouve dans l’étude de cette figure historique de quoi nourrir sa réflexion sur l’émancipation féminine. L’impératrice qui a échappé aux assignations de son sexe s’est révélée excellente dans l’exercice du pouvoir. Les femmes peuvent donc non seulement endosser plusieurs rôles, mais aussi les concilier. Car enfin, les grossesses de Marie-Thérèse la laissaient-elles indifférente ? Point du tout, elle les avait en horreur. Fut-elle une mère peu aimante envers ses enfants ? Point, elle s’occupa de tous. Ces deux premiers constats impliquent-ils qu’elle n’ait pas été une bonne souveraine ? Point, encore. « Il faudrait parler, à son propos, des trois corps de la reine », conclut l’auteure en référence aux deux corps du roi théorisés par l’historien Ernst Kantorowicz, « au corps naturel et mortel de la femme, au corps symbolique et immortel de la souveraine, il faut ajouter le corps maternel qui perpétue la lignée ». Trois dimensions qu’au prix de certaines tensions, Marie-Thérèse parvint à faire coexister.
Julie Clarini, Le Monde des Livres - 1 Décembre 2016

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Alexandre: Exégèse des lieux communs

Alexandre: Exégèse des lieux communs

Saviez-vous qu’Alexandre le Grand étudia le Coran sous la direction d’Aristote ? Saviez-vous qu’un saint de l’Islam le persuada ensuite de se convertir à la « vraie religion », avant qu’il ne conquière l’Orient et l’Occident sous le nom de « Bicornu » ? C’est du moins ce que rapporte la version malaise du Roman d’Alexandre, très populaire dans tout le monde insulindien. Car la figure d’Alexandre transcende le temps et l’espace : sous les noms d’Iskender, Sikandar ou Aliksandar, le conquérant macédonien n’a cessé de hanter l’imaginaire des rois et des peuples, de la cour des ducs de Bourgogne aux comptoirs de l’Inde portugaise, en passant par la Perse des Sassanides ou la Grèce contemporaine. Avec une érudition joyeuse, Pierre Briant, professeur honoraire au Collège de France, nous guide d’un pas sûr dans les dédales des représentations multiples et évolutives du personnage.
Vincent Azoulay, Le Monde des Livres - 1 Décembre 2016

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La chambre noire d'Edith Tudor-Hart

La chambre noire d'Edith Tudor-Hart

L’histoire de cette photographe formée au Bauhaus, qui fut appelée la « grand-mère » du groupe de cinq jeunes Britanniques de Cambridge devenus agents du KGB, se lit d’un trait. Elle est accompagnée du récit de l’enquête difficile, et parfois décevante, menée par l’auteur, au gré des étapes d’une tragédie qui a pour nom le XXe siècle. Ce XXe siècle, marqué à la fois par l’ascension et la chute des espérances révolutionnaires, mais aussi par celle de la psychanalyse, Edith en vécut à fond les expériences. Mère d’un enfant schizophrène – comme sa propre existence, suggère Peter Jungk – elle fut, un temps, la maîtresse du psychothérapeute Donald Winnicott (1896-1971). Un immense gâchis La fermeture des archives soviétiques, au mitan des années 1990, après une courte période de transparence, laisse dans l’ombre bien des éléments de cette existence, mais le récit du voyage à Moscou qui accompagne la déconvenue de l’auteur n’en est pas moins une pièce savoureuse. Peter Jungk ne cède pourtant jamais au romantisme de l’espionnage, et le spectacle de cette vie, tel qu’il le restitue, laisse plutôt l’impression d’un immense gâchis. Celui d’une femme énergique, indépendante, qui a sacrifié pour un idéal incertain son talent artistique sans jamais recevoir la moindre reconnaissance de ses employeurs.
Nicolas Weill, Le Monde des livres. - 1 Décembre 2016

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L'indolente

L'indolente

Pierre Bonnard l'a représentée si souvent que l'on croit la connaître, femme à sa toilette, accroupie dans un tub, ou debout et cambrée, s'observant nue dans un miroir, près d'un canapé rose. « Marthe croquée rapidement, dessinée longuement, photographiée, peinte, gravée, sculptée. Elle est le thème privilégié, le prétexte essentiel de la mise en lumière de son art », écrit Françoise Cloarec dans ce roman documentaire qu'elle consacre à la compagne du peintre, au « mystère Marthe Bonnard ». Car Marthe avait des secrets, beaucoup de secrets. Et le mensonge qu'elle a entretenu pendant plus de trente ans à l'intention de tous, notamment et surtout de son amant, sur son vrai nom — elle s'appelait non pas Marthe de Méligny, mais Maria Boursin —, sur son âge, sur ses origines, n'est peut-être que le symptôme le plus spectaculaire de sa volonté et de son talent à tout mettre en oeuvre pour ne jamais se laisser connaître, se laisser saisir, fût-ce par l'homme qu'elle aimait et dont elle partagea finalement la vie pendant un demi-siècle. C'est en usant des pouvoirs alliés du romanesque et de l'investigation psychologique que Françoise Cloarec (à qui l'on doit déjà notamment Séraphine (2008), roman biographique con­sacré à l'artiste Séraphine Louis) mène avec talent l'enquête sur cette personnalité tout ensemble attachante et âpre, fragile et revêche — irriguant son récit d'une réflexion sur le geste de l'artiste, et surtout sur le couple et ses assises.
Nathalie Crom, Télérama - 21 Novembre 2016

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De beaux jours à venir

De beaux jours à venir

C'est d'abord un roman de paysages, de vastes espaces écrasants, sauvages et solitaires. L'Amérique rurale, la boue qui colle, la brutalité du climat et du ­travail qui fatigue les bras. Un monde de pick-up, de fusils et de valeurs viriles. Le roman parcourt ces espaces, de l'Etat de Washington à ceux du Texas et de l'Idaho, va et vient entre 1990 et 2010, porté par trois voix qui s'entremêlent : une femme battue par son mari, con­trainte de s'enfuir avec ses deux enfants, une gamine de 13 ans et un ado de 18 à peine. Seule la voix de la gamine s'exprime à la première personne, lucide et fragile. Les deux autres sont plus extérieures, mais jamais à distance, car l'auteur, dont c'est le premier roman, colle à l'ensemble de ses personnages, les traque dans leurs gestes autant que dans leurs émotions les plus secrètes, excelle à saisir les détails, les silences, les mouvements infimes. Son roman, subtilement composé, mêle, strate après strate, présent et ­passé, dessine l'archéologie et la complexité des liens qui unissent cette famille bancale et fusionnelle. L'itinéraire du fils, seul bientôt sur les routes, rongé par la culpabilité d'avoir tardé à choisir entre son père et sa mère, confronté à une société peu encline à accepter son homosexualité naissante, domine le ­roman. Megan Kruse brosse le portrait intime d'une Amérique qui n'évolue guère. Proche encore de la brutalité de ses paysages.
Michel Abescat, Telerama - 21 Novembre 2016

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