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  Les avis des lecteurs


Le krack de lumière
Paul Hemyk-Victor
2010-03-19
ce Paul hemyk victor est un virtuose ce roman vous entraine dans une infernale spirale d'originalité!

vichou

Codex deus
Alexandre Schoedler
2010-03-19
un géant est né, impeccablement ficelé,bon thriller, à mettre entre toutes les mains !!

lovelace06

Alberg
Jacques Tallote
2010-03-18
Passionnant, car jamais là où on l'attend.Dédale mystique avec un humour assez anglais; frôlant le fantastique avec des personnages très présents et toujours ambigus...et écriture ligne claire. Une sorte de Tintin désabusé perdu dans l'univers des mythes.

Viridis

Le krack de lumière
Paul Hemyk-Victor
2010-03-18
un savoureux mélange de sf et de terreur, un livre très original qui subit actuellement de lamentables rumeurs sectaires jugez par vous même c'est excellent

vouxxx25

Le voyage d'orient
Bertrandon de la Broquère
2010-03-18
L’immense qualité du récit de Bertrandon ne réside nullement dans le merveilleux ou le fantastique que d’autres mettent en avant dès qu’il s’agit de l’Orient. C’est ici tout le contraire. Jamais peut-être un esprit aussi vif que le sien ne nous a permis de toucher véritablement la réalité des pays qu’il traverse. Non pas un réel théorisé, pensé, conçu et réfléchi, mais celui tout de couleur, d’odeur et de bruit que l’on rencontrait alors sur les grands chemins du Proche Orient.

Bertrandon s’en tient à son expérience. Il dresse par touches vives les portraits saisissants de tels cavaliers arabes aperçus parmi les arbres rares du désert de Syrie, de tel prince régnant sur les plateaux anatoliens détaillé par le voyageur tandis qu’il était assis au fond de la salle de réception ; il peint sobrement les paysages des rives du golfe d’Alexandrette ou les villages de Thrace avec une force évocatrice qui laisse comprendre les ravages encore récents de guerres passées aussi bien que la grandeur enfuie de ces régions dont témoignent les ruines imposantes encore debout.

Mais à voyager dans l’ombre de Bertrandon, ce sont encore les hommes qu’il croise qui restent le mieux en mémoire, tel ce Mohammed le Mamelouk, qui le prend sous son aile protectrice au sein de la caravane et avec qui il partagera les nuits à la belle étoile, le pain et (surtout) le vin… Comme en une lanterne magique, ce sont des marchands génois, vénitiens ou catalans, des Bédouins pillards, des villages nomades de Turcomans, Constantinople à moitié en ruine (et la vision émerveillée de la belle impératrice) ou Venise et ses canaux qui défilent et se révèlent en une lumière crue.

Jamais notre Bourguignon ne joue les fiers-à-bras, jamais il ne se départit d’un regard frais, honnête et sans détour. Toute minuscule que soit cette expérience, néanmoins, où la profusion des détails emplis ce livre de vie, l’expérience de Bertrandon donne aussi à lire le Proche Orient palpitant des convulsions qui se font sentir encore aujourd’hui.

Anacharsis

L'Ordre
Bruno Lafourcade
2010-03-16
Un livre qui ne manie pas la langue bois, loin s'en faut. Le regard du journaliste Daniel Peyrehorade sur la pratique de son métier est sans concession. L'auteur de ce curieux roman aux chapitres très courts et émaillés d'articles, de dialogues et de slogans, ne nous ménage jamais et sur beaucoup de sujets sensibles, il nous déconcerte vraiment... étant à l'opposé du « politiquement correct » comme en témoigne ce passage en ce qui concerne la littérature contemporaine:

"La séparation entre littérature lacrymale et littérature dérisoire correspondrait assez à la séparation sexuelle entre hommes et femmes. Les néo-féministes, en profitant de l’affaiblissement masculin, ont rendu plus nette une coupure sexuelle qui protège leur hégémonie. C’est donc ce que l’on retrouve, assez nettement, dans les livres d’aujourd’hui : ces deux axes, les hommes et les femmes, la gouttelette émerveillée et les grandes eaux souffrantes, le ravissement niais et le gémissement compulsif, pourraient probablement servir de grille de lecture à une bonne part de la littérature française actuelle."

Tout au long de ce roman, le journaliste devra composer avec sa fille Marie a qui il tente d'expliquer les chiffres romains et surtout la structure des nombres à partir de 50 :

"au-delà de 50, ne connaissant pas les nombres, elle aurait eu besoin de la règle. C’est pourquoi nos enfants, avec leurs téléphones portables, leurs rollers et leurs « cartes UGC », se leurrent en croyant ne pas être dupes des « forfaits illimités », des Astérix et des « axes deux-roues » que ma génération leur fabrique : pour avoir connu déjà tous les signes de la consommation jusqu’à 49, ils n’ont pas eu à retenir la règle qui sert à vivre à partir de 50."

Nous sommes fréquemment interpellés sur des sujets comme le racisme, la Shoah, la démocratie... ce qui nous oblige à nous interroger sur nos certitudes... sans qu'il ne soit forcément nécessaire de les revoir. Un excellent exercice pour voir où nous en sommes de toutes nos convictions.

becdanlo

La Revue Litteraire N 44
Collectif
2010-03-16
Un panel d'écrivains dont les textes sont sur la plateforme M@nuscrits des ELS. Une opportunité de découvrir leurs textes et leurs univers. Défrichage via l'Internet, un véritable vivier de (bons) écrivains comme l'avait souligné en son temps, Virginie Despentes.

blogueur averti

Le quai de Ouistreham
Florence Aubenas
2010-03-16
"Car, lorsque vous vous trouvez au seuil de la misère, vous faites une découverte qui éclipse presque toutes les autres.. Vous avez découvert l'ennui, les petites complications mesquines, les affres de la faim, mais vous avez en même temps fait cette découverte capitale: savoir que la misère a la vertu de rejeter le futur dans le néant. (Georges Orwell: Dans la dèche à Paris et à Londres; 1933). Florence Aubenas a peut-être découvert cela dans sa plongée au milieu des "précaires". Tout en ayant à l'esprit que, elle, elle pouvait en sortir à tout moment. Reconnaissons-lui le courage de l'avoir fait et de l'avoir raconté honnêtement et avec brio.

foxie

Spiroïde
Cédrick Dessian
2010-03-16
Quelle écriture ! Par sa maîtrise de la langue au service d'un univers qu'il crée, Cédrick Dessian parvient à exprimer l'indicible. Ses textes ont une identité esthétique très forte ; dans certains passages, on entre dans la poésie pure.

Moonalilla

Terre du vent
Michèle Perret
2010-03-14
Dans les premières pages, il faut un peu s'accrocher : ça commence par des histoires de petites filles qui font des bêtises et des révérences - peu palpitant ! Mais le livre est très construit, à travers l'itinéraire de l'enfant, il progresse, de plus en plus poétique, de plus en plus émouvant. La gale, la découverte de la mort, le retour et surtout l'enfant brun, dont l'évocation donne son sens à toute l'histoire, font de ce livre autre chose qu'un simple livre de souvenirs de l'Algérie de papa.
J'y verrai plutôt un conte poétique sur les recommencements de l'histoire et la perte inévitable des paradis (qui comme le disait Proust, n'existent que lorsqu'ils sont perdus).

Cécile P.

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