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Les avis des lecteurs

Au pays de la fille électrique

Le style, très original, peut dérouter ou séduire mais ce livre est une vraie découverte. Il se distingue très nettement de la production actuelle et ne peut laisser le lecteur indifférent. Les premières pages sont ultra-violentes, presque insoutenables. La suite est très différente, très subtile.
JMH, Rue des Livres - 30 Novembre 2016

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Papa, pourquoi t'as voté Hitler ?

J'ai découvert cet album, dont le titre m'a accrochée tout de suite, à un salon du Livre où PEF était présent. Je retiendrai avant tout le message clair, visant à responsabiliser les jeunes et les moins jeunes à l'importance du vote citoyen. Les exemples concrets des dérives totalitaires touchent au cœur. Les illustrations parlantes les fixent dans notre esprit. Cet album est un bijou pédagogique... A mettre entre toutes les mains dans nos temps troublés, où l'histoire bégaie sérieusement.
Marie Theulot - 18 Novembre 2016

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Cartographie de l'oubli

Que sait-on de l’action des Allemands en Afrique ? Et plus particulièrement dans le Sud-ouest africain, région sur laquelle l’Empire allemand avait réussir à établir son protectorat dans les années 80 du XIXe siècle ? Peu de choses, à vrai dire, et le roman de Niels Labuzan vient à point combler cette lacune et répondre à nos interrogations légitimes, En 1889, un groupe de soldats allemands débarquent dans le Sud-ouest africain .Jacob Ackermann en fait partie, il est jeune, âgé de dix-neuf ans .C’est un lieutenant discipliné, patriote , qui pressent que sa vie sera bien plus utile, bien plus passionnante ici qu’en Allemagne .Au milieu de ce décor, de ces déserts, ces étendues infinies, tout lui semble possible .En 2004, un jeune Namibien, métis d’Allemands et d’Africain, assiste à une cérémonie commémorant le massacre des Hereros, une tribu composant autrefois la population du Sud-ouest africain .Les deux personnages vont dialoguer durant tout le roman, à plus d’un siècle de distance. Dès le débarquement, Jacob pressent que les missions...
STEPHANE BRET - 16 Novembre 2016

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La mise à mort du Matador

C'est un excellent thriller, une histoire très noire, mais qu'on ne lâche plus une fois ouverte. Cela dit: pourquoi dites-vous que c'est "romancé" ? L'auteur lui même, jure ses grands dieux qu'il a respecté la vérité historique.
Mireille - 15 Novembre 2016

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Les mystères du Luxembourg

Un livre d'une poésie charmante; et bien illustré. Une bonne idée de cadeau pour les enfants.
Mireille - 15 Novembre 2016

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Louis, pas à pas

Livre touchant et réaliste. Je n'ai pas d'autre mot.
Zoe Dubois Gozlan - 15 Novembre 2016

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Paula T. une femme allemande

Le titre du roman de Christoph Hein est éponyme de celui du film de Fassbinder, Lola une femme allemande. Paula Trousseau, c’est son nom, est une femme qui tombe très tôt victime de l’autoritarisme familial, en proie à un père épouvantable, violent qui ne laisse guère la voix au chapitre dans le cadre étouffant du giron familial. Elle perçoit, très vite, les pires inconvénients du mariage et entrevoit ses conséquences comme un abandon, comme l'entrée dans une prison dont les clés ne se rouvriront pas de sitôt : « Avec le mariage, j’allais être à nouveau enfermée dans une maison et la seule chose que je serais en droit d’espérer serait le quotidien de la vie conjugale, les enfants, et pour finir la vieillesse et la mort. » Très rapidement, un impératif s’impose aux yeux de Paula : devenir peintre. Ce projet pour elle, c’est se libérer de Hans, son fiancé, de ses parents, de leur influence, devenir un être autonome. Pour cela, elle passe le concours de l’Ecole des Beaux-arts et s’installe à Berlin, où elle rencontre un monde nouveau, celui...
STEPHANE BRET - 20 Octobre 2016

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Albert le Magnifique

Dans ce récit, Brigitte Benkemoun retrouve la trace de son arrière-grand-oncle Albert sur les stèles du mémorial de la Shoah. Elle est intriguée par le changement de patronyme : Albert est mentionné sous le nom d’Achache-Roux. Pourquoi ? L’explication sera distillée au lecteur, chapitre après chapitre, chacun d’eux éclairant les différents épisodes de la vie d’Albert le Magnifique. Tout commence dans la famille Achache , née à Tlemcen, dans l’Ouest algérien .Cette ville est alors « la perle du Maghreb , la Grenade africaine » ,vieille cité hispano-mauresque capitale du Maghreb oriental et se posant en rivale de Fès, la Marocaine .Le père Younah, est commerçant ; Saada, l’épouse, veille à l’éducation de ses quatre enfants, trois garçons Ghali, Léon, Daniel , Albert… et une fille Sarah .L’Algérie de cette époque est ambivalente ; elle est marquée par des campagnes antisémites régulières, orchestrées par certains colons, elle vient aussi, par le décret Crémieux, d’accorder la citoyenneté française aux juifs d’Algérie,...
STEPHANE BRET - 20 Octobre 2016

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Moi Mécislas, voleur, pitre, anarchiste !

Un livre qui se lit comme un roman policier. Mécislas Charrier est un personnage aussi exaspérant qu'attachant. On peut en dire autant de son père, Mécislas Goldberg.
Mirella - 19 Octobre 2016

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D'acier

La classe ouvrière italienne ne sort pas vraiment grandi de ce portrait, mais, incontestablement, c'est bien écrit. Comme toujours chez Silvia Avallone.
Mirella - 19 Octobre 2016

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Marina Bellezza

Silvia Avallone confirme son talent de narratrice. Des personnages peu sympathiques, mais grandeur nature. Intéressant, mais les trivialités étaient-elles vraiment nécessaires ?
Mirella - 19 Octobre 2016

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Les michetonneuses

génial !
Lola - 13 Octobre 2016

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Amazonie - tome 1

L'agent britannique Kathy Austin prend de l'épaisseur humaine. Elle a beaucoup plus de consistance et le récit y gagne en intérêt. Des personnages nouveaux apparaissent, ils sont surprenants de vie, étonnants et truculents (le Révérend, le Consul). Rodolphe et Léo réussissent un bel équilibre des différentes séquences de leur scénario. C'est plus fort et plus vif que dans NAMIBIA. Marchal soutient le tout par un dessin élégant, sans artifice, qui met très efficacemment en valeur l'expressivité tant des visages que de chacune des scènes. Tout cela avec une fluidité de mise en page déjà relevée dans MEMPHIS -surtout le 3e tome. Elle rend la lecture de ce tome 1 vraiment agréable.
ARMAND YERNA - 2 Octobre 2016

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Marcovaldo

Un vrai livre de fables ... Pour les petits et les grands. Nettement supérieur au reste de l'oeuvre d'Italo Calvino, un peu trop hermétique.
Mirella la Niçoise - 27 Septembre 2016

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Amok

Je l'ai lu, relu une demi-douzaine de fois ... Et c'est toujours aussi prenant
Mirella la Niçoise - 27 Septembre 2016

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Dans les forêts de Sibérie : Février-juillet 2010

Se plonger dans ce journal, ce carnet de bord est pour le moins dépaysant et parfois déconcertant. Accompagner cette homme qui fait le choix de s'isoler, de se plonger dans une sorte de méditation, d'introspection. Seul... Dans sa cabane de 9m2... Seul... Devant cette étendue blanche et glacée, avec pour seuls compagnons des litres de Vodka et des dizaines livres classiques et contemporains. Plus tard quelques errants locaux l'accompagneront, deux chiens puis les ours. Seul ... Oui, occuper les longues heures, en lisant, réfléchissant sur sa condition, sur notre société, pratiquant la pêche, partant randonner ou observant le va et vient de quelques mésanges affamées. Une retraite volontaire pour apprendre à se connaitre, à reconsidérer le temps qui passe, à s’écouter, à contempler. J’ai apprécié le témoignage de cet de homme parfois sensible et poétique mais surtout observateur et contemplateur de la nature qui l'entoure, mais aussi de notre société. Alors on peut se poser la question, du véritable intérêt de cet isolement, mais à quoi bon... Chacun...
Ch.B - 25 Septembre 2016

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Rêver

Rêve , rêve pas ? Abigaïl ne connaît jamais la réponse surtout lorsque la traque d'un psychopathe rejoint sa réalité ... ou ses rêves . Comme toujours ou presque ( je mets un bémol pour "train d'enfer pour ange rouge " et " deuil de miel "), Frantz Thilliez nous suspend à son fil. Pour RÊVER , il construit sa narration comme un cheminement daté qui pivote autour d'un accident avec en satellites des disparitions d'enfants. Abigaïl poursuit, est poursuivie, elle rêve , elle est éveillée ? Allez savoir ... Jusqu'à la fin Frantz Thilliez nous tient éveillé avec ce thriller pour lequel il a délaissé la génétique , héroïne de ses derniers romans.
Nadine, Rue des Livres - 19 Septembre 2016

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Penjab

Les conséquences de la chute de Napoléon et de son exil à Sainte-Hélène ont provoqué le désespoir de ses soldats et officiers. Le capitaine Allard et le maréchal des logis Ventura, deux principaux personnages du roman d’Éric Deschodt, Penjab, vont aller chercher en Inde une sorte d'accomplissement qui est leur est dénié dans le cadre de la Sainte-Alliance qui dresse « les rois contre les peuples ». En effet, un autre empire ne cesse de s’étendre, il est situé au pied de l’Himalaya entre l’Hindoustan et l’Afghanistan. C’est l'empire Sikh du Penjab, dirigé par Ranjit Singh, maharadjah de Lahore. Ces deux officiers, dont la curiosité intellectuelle est grande vont rejoindre pour parfaire l’organisation de l’armée de cet empire en pleine expansion. Mais qui sont-ils ? Pour le savoir, Allard et Ventura font appel à Baroud Singh Ahluwalia, un érudit local : « Le mot Sikh vient du sanscrit. Il signifie « disciple ». Nous sommes les disciples du Guru Nanak, né au Penjab en 1469, fils d’un riche négociant. Le message tient en quatre mots : un seul...
STEPHANE BRET - 13 Septembre 2016

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Le Temps Est Assassin

Le style est assassin Je vous fais grâce d’un résumé du roman de Michel Bussi. D’autres que moi s’en sont chargés, assez adroitement d’ailleurs car il n’est pas facile de rendre compte du subtil jeu de piste organisé par l’auteur pour surprendre et égarer ses lecteurs avant de tout éclaircir dans les dernières pages. Lectrice attentive aux parutions de Michel Bussi qui m’avait séduite avec Un Avion sans elle et Nymphéas noirs, je n’ai pas hésité à acheter son dernier opus, Le Temps est assassin. Làs ! Quelle déception ! Certes, il y a la bonne idée de l’alternance des chapitres sur deux époques de la vie d’une jeune femme, alternance aussi de deux modes de narration, journal intime d’une adolescente et récit chronologique à la 3ème personne du retour de celle-ci sur les lieux où elle a perdu sa famille dans un accident de la route, vingt-sept ans plus tôt. J’ai notamment apprécié la fraîcheur un peu acide de la narratrice du journal et la justesse avec laquelle l’auteur évoquait cet âge de la vie où l’on se cache pour...
michka99 - 5 Septembre 2016

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Un paquebot dans les arbres

Le titre du roman peut prêter à confusion, ce n’est pourtant pas d'une allusion à un tableau de Magritte dont il est question dans le récit .Le mot « paquebot », Valentine Goby nous l’apprend, a désigné, dans les années cinquante les sanatoriums, en raison de la similitude de leur architecture d’avec celle des paquebots. Nous sommes dans les années cinquante, au cœur de ces Trente Glorieuses , perçues par beaucoup de nos contemporains comme l’âge d’or de l’après-guerre .Paul Blanc et son épouse Odile tiennent un café dans une localité de la région parisienne, La Roche-Guyon, Le Balto .IL y fait bon vivre, on y organise des réunions, des repas arrosés, des concerts d’harmonica assuré par Paul, dit Paulot , qui apporte à son auditoire captif un peu de bonheur ,de joie de vivre, de chaleur humaine .Ils ont trois enfants, Jacques, Annie, Mathilde .Elle est la dernière, se sent un peu illégitime car elle a su que sa venue n’était pas autant désirée que celles de ses frères et sœur .Les ennuis s’enchaînent, très vite, pour cette famille...
STEPHANE BRET - 3 Septembre 2016

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Anguille sous roche

On entre dans Anguille sous roche comme en eaux troubles. Je l’ai lu debout, gîtant comme un mât dans la houle, ballotté par le flux verbal de la mélopée obsédante et hypnotique d’Anguille, l’héroïne narratrice. Je me suis laissé emporter dans les flots de sa prose organique et vivante, une seule longue phrase rythmée par la nécessité et l’urgence, proche de la tradition orale. Et j’ai glissé sur les lames de sa pensée, avec ses errements, ses certitudes et ses cris de colère. […] Dans cette histoire de jeune fille pas sage, de passage, de traversée et de passeur, la voix ultramarine d’Anguille sous roche ouvre un sillon qui n’est pas près de se refermer.
Laurent Boscq - 1 Septembre 2016

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Faire Charlemagne

Les adeptes du « littérairement correct » auront très probablement du mal à finir le roman de Patrice Delbourg « Faire Charlemagne », car ce dernier est inspiré de part en part par l’esprit de provocation, par un souffle polémique quasiment incessant . Le personnage principal, Antonin Chapuisat, est Professeur de lettres au lycée Charlemagne, lycée parisien de renom .L’exercice de ce noble métier, le professorat, devrait donc combler Antonin Chapuisat ;Il n’en est rien .Cet homme, à l'héritage familial très négatif, est aigri, passéiste, en recherche d’un enthousiasme et d’une énergie perdue : « Cette hantise d’un monde nouveau aux portes de son fief citoyen ne lui avait jamais faussé compagnie, il entretenait ainsi le flambeau familial, sommaire mélange de xénophobie radicale et de soupçon mercantile . » Eprouve-t-il un commencement de proximité avec ses élèves, croit-il pouvoir les touchers, les initier aux beautés de la littérature française et aux classiques du « Grand Siècle » ? Nullement, et c’est un dégoût, une hostilité...
STEPHANE BRET - 30 Août 2016

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Mes amis devenus

Ils sont cinq et ils ne se sont pas revus depuis quarante ans. Silvère l'écrivain est le premier sur l'île, il prépare la venue des amis. Patienter sur l'embarcadère de l'ile d'Ouessant en l'attente du ferry est pour lui l'occasion de se remémorer ses souvenirs d'enfance et d'adolescence. Ainsi nous faisons la connaissance de Jean l'ami de toujours, de Mara, Luce et Lours'. En attendant le ferry avec lui, nous découvrons comment cette amitié c'est forgée, comment des petits moments de vie ont permis à chacun de graver dans leurs mémoires une trace qui résistera au temps. "J'étais tombé ami comme on tombe amoureux. Après cela je n'ai plus jamais été seul dans ma vie et cinquante ans plus tard, c'est ce même Jean que j'attends, accoudé à une barrière métallique, sur l'embarcadère du port d'Ouessant..." Au fil des pages et des expériences, on découvre comment la vie les a fait grandir, les a chamboulé, bouleversé, fait s'aimer. Nous passons sur cette île quelques jours avec eux, des jours ordinaires ou parfois les silences en disent long. Le temps a fait...
lireetcourir - 30 Août 2016

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À la crête des vagues

Lancelot Hamelin , dans son premier roman ,le couvre-feu d’octobre, décrivait les destins divergents de deux frères, opposés sur l’attitude à adopter sur le conflit algérien .Dans ce second roman, c’est la question de l’intégration qui est abordée, et plus précisément, celle de savoir si les individus, séparés par l’histoire, les mœurs, la religion, les classes sociales, peuvent encore emprunter une passerelle pour communiquer ou tenter de faire connaissance .Cette dernière démarche est réussie par Karim, alias JKK .Ce jeune homme vit dans les quartiers nord de Marseille, de trafics de voitures volées, de recels de matériels automobiles qu’il organise avec Zohar, un copain originaire des Comores ,et un vieux légionnaire sur le déclin , que tous deux visitent régulièrement pour leurs affaires . Par une chance extraordinaire, il parvient à rencontrer Laurélie , jeune fille fringante, séduisante, bourgeoise bien installée dont les parents Charles Mazargue, juge aux idées progressistes, et Thereza, son épouse, fille d’un docker syndicaliste...
STEPHANE BRET - 27 Août 2016

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Tout a une fin, Drieu: Fable

Ce n’est pas une biographie de Drieu la Rochelle que nous livre Gérard Guégan. Non, dans ce livre où apparaît sur la couverture le mot « fable » en dessous du titre, c’est une apostrophe adressée à l'écrivain, dont les passages en italique peuvent refléter les différents états de conscience de Drieu, ou ceux du rédacteur de la fable, lui-même. L’ouvrage se focalise plus spécialement sur la période 1944-1945.Il débute au moment qui suit la première tentative de suicide de l’écrivain, survenue en août 1944, au luminal. L’ouvrage de Gérard Guégan tente d’éclairer l’attitude de Drieu, face au fascisme, au communisme, à la littérature, et il y parvient en confrontant l’écrivain avec des personnages issus de la Résistance, qui procèdent à son interrogatoire, avant sa mise à mort, que Drieu croit inévitable en raison des circonstances. C’est le choix, entre fascisme et communisme, qui suscite les propos les plus significatifs, on sait que Drieu a longtemps hésité entre ces idéologies avant de basculer au mitan des années Trente, vers...
STEPHANE BRET - 6 Juillet 2016

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Tenir tête aux dieux

C’est un texte original et pleinement actuel que nous offre Mahmoud Hussein , pseudonyme qui inclut en réalité deux essayistes, Baghad El Nadi et Adel Rifaat .Le narrateur est un jeune étudiant égyptien. Il est idéaliste, rebelle, généreux, avide de justice et d’équité pour les citoyens de son pays. Pour calmer quelque peu les ardeurs de ces révolutionnaires trop bouillants et excessivement impatients, Nasser décide de les interner, au cours d’une grande rafle survenue en 1959,dans le camp de concentration du Fayoum. Le récit du narrateur pourrait ressembler à bien d’autres témoignages du même type, ceux des anciens prisonniers ou victimes de régimes autoritaires ; il ne tombe pas dans ce piège et emprunte une autre voie, beaucoup plus efficace, celle dune autocritique lucide, celle d’une interrogation sur la nature même de ses engagements moraux. Ainsi le narrateur repense-t-il à un vieux paysan, entrevu avant son incarcération, un être humain symbole de ce qu’il veut combattre : la fatalité, le conservatisme, la résignation : « J’aurais dû...
STEPHANE BRET - 6 Juillet 2016

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Le destin de Laura U.

Ce pourrait être le récit d’une saga familiale, dans la tradition la plus convenue du genre : le récit d’une ascension sociale, ou d’une décadence provoquée par la génétique familiale .Il n’en est rien. Dès le début du roman, le docteur Ulloa, contracte mariage le 25 juillet 1917, conformément au souhait de son père, le comte de Gondomar, seigneur de Salvatierra. Quelque temps plus tard, le frère aîné du docteur, Jacobo, part avec son épouse pour Cuba, dans le but d’y diriger une plantation que possède la famille Ulloa de Andrade dans la province de Camagüey. À Vilavedra, localité de Galice, dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, Juana, domestique, est le témoin direct de la vie familiale des Ulloa. Et c’est vers une plongée dans des univers passablement inquiétants et pervers que nous entraîne Susana Fortes. Le rôle de la peur, comme moteur de conduite, y est omniprésent ; il dicte maints comportements et attitudes des membres de la famille Ulloa : ainsi, Rafael Ulloa se souvient-il avec douleur, des sentiments que lui inspirait son...
STEPHANE BRET - 6 Juillet 2016

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Deux-pièces

La petite collection Incipit continue de décliner "les premières fois". Cette fois-ci, il s'agit de fêter un anniversaire, 70ans, c'est l'âge du premier maillot de bain Deux-pièces, il est bel et bien apparu en 1946. Éliette Abécassis a choisi le roman pour traiter le sujet. Gaby et Antoine se retrouvent après de longues années d'absence, piscine Molitor alors que le défilé-concours de maillot de bain bat son plein. Dés son apparition, il fait frémir l'assistance, stupeur, silences d'approbation, paroles de détestation. S'en suit un échange chuchoté à l'oreille empreint de nostalgie entre Gaby et Antoine, comprendre pourquoi ils se sont éloignés l'un l'autre, se raconter la guerre, Vichy, la résistance, le communisme, petit à petit la conversation nous emmène vers l'après guerre et son besoin de liberté, sur la place que pourrait prendre la femme dans la société. Pendant ce temps, Micheline Bernardini reçoit le premier prix pour avoir porté les petits triangles de tissus de Louis Réard ingénieur automobile de son état. Ils seront appelés Bikini en...
Ch.B - 19 Juin 2016

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Le soleil des Scorta

A lire, pour connaître un peu mieux l'Italie et le coeur de ses habitants. A compléter avec les nouvelles "Venise ou Florence" où se mêlent grandeurs et beauté des villes italiennes et souvenirs d'enfance...
Stendhalie - 19 Juin 2016

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Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Un véritable plaisir de lecture, au point de finir le livre par petites touches pour faire durer le retour au 21ème siècle... Passer quelques semaines au coté de Michelangelo, partir pour Constantinople, partager son quotidien, les tourments et questionnements d'un des plus grands sculpteur, peintre, architecte, poète de la renaissance florentine. "Combien faudra-t-il d'œuvres d'art pour mettre la beauté dans le monde?" Oui, il s’agit bien là de partager les tourments de Michel-Ange. Aurait-il dû laisser ses frères seuls à florence? Et si le pape découvrait qu'il est Constantinople pour travailler aux cotés du sultan Bajazet. Comment ne pas être bouleversé par cette homme en recherche de perfection, après avoir vu le David dans la Galerie de l'Académie à Florence. Ce pont sur la Corne d'Or qui fini par le hanter sera-t-il au final à son image? "On y lit, la force, le calme et possibilité de la tempête. Solennel et gracile à la fois." Si le pont sur la Corne d'Or fil conducteur du livre est très présent, il y a de belles rencontres à faire. Il y a cette...
Ch.B - 14 Juin 2016

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