Extraits |
|  |
Un monde sous influence
 - Bien plus! C’est même un euphémisme! Par exemple, les petits objets que vous voyez là, constituent des éléments que l’on pourrait désigner comme des nanotechnologies dont les scientifiques que vous me citiez, tentent de développer aujourd’hui la technique de conception. Au fait, en soupçonnez-vous l’origine? - Extraterrestre sans nul doute! - A deux cents pour cent! Ils ont été retrouvés en Russie, il y a une quinzaine d’années par des prospecteurs d’or. Leur existence a été officiellement...Lire l'extrait Histoire de Poésie
 [...] Commence alors un grand voyage. Dans mon rêve, j’en oublie mes soucis, Ces déceptions d’amourettes et ces mensonges. Les mots que l’on veut croire à tout prix, Les combats que l’on perd et les trahisons. Bien ancré dans mon sommeil, Une voix me murmure à l’oreille : [...] Vert de peur
 "Qu'est-ce qui s'est passé? pensait-il. C'est moi qui ai inventé les souris vertes de Tasmanie. Elles n'existent même pas! Et si elles n'existent pas, il n'y a pas de livre dessus, surtout pas un livre scientifique! Alors, comment ce fichu bouquin a-t-il fait pour être là? C'est comme si je demandais un steack de diplodocus à un boucher et qu'il me le serve. Impossible... à moins que le boucher ne soit un magicien. Or, j'ai entre les mains un livre qui ne peut pas exister..." Sitarane Blues
 Le feu commençant à perdre de sa vigueur, Gérard décida d'aller chercher du carton pour le nourrir. C'est en se retournant pour y aller qu'il vit la fille au gros blouson rouge. Elle le fixait d'un regard apeuré. Normal, n'importe quelle jeune et jolie fille qui rencontre un inconnu dans un parc à minuit devait avoir peur. Mais si la jeune femme est basanée et que l'inconnu a le crâne rasé, des croix gammées partout et HEIL, écrit dans le dos, elle doit avoir très peur et fuir au plus vite....Lire l'extrait L'Intrus par Joaquim Hock Editions Durand-Peyroles
 C’est un gros machin. Une masse monstrueuse. Je ne pourrais mieux dire. Ses formes sont mal définies, boursouflées, changeantes. Surtout changeantes. C’est parfois une sorte de grosse limace sombre, une huître sans coquille avec des reflets luisants, et qui a vaguement l’aspect d’un gros sac mou, d’un horrible magma baveux. C’est aussi, de temps en temps, un simple amas sans grâce, comme un tas de glaise mouvant. Souvent il ne ressemble qu’à lui-même et j’ai du mal à dire ce que cela peut...Lire l'extrait Récits d'Ostwand
 Lorsque Wems eut onze ans, le sexe, qui avait très bien préparé son coup, entra pour la première fois dans sa vie. Le sexe et le corps des filles, en particulier quelques endroits que tous ses copains désignaient à l’aide de mots incroyablement crus. Et certaines images ne le quittèrent plus. Elles le fascinaient, tout comme le fascinaient les mots eux-mêmes qui les désignaient, mots sales et évidemment interdits à la maison comme au collège, tous passibles d’une punition selon la loi des...Lire l'extrait Les Salons du docteur G, de François Martinez
 Je ne fus pas long à comprendre que le docteur G, semblable à toutes les idoles, avait à la fois ses adorateurs et ses détracteurs acharnés. Dieu pour les uns, il était simple charlatan pour les autres. « Savez-vous que certains patients n’hésitent pas à prendre l’avion pour venir le consulter ? », m’apprit, une nuit où je me trouvais dans le salon D, une laudatrice aux yeux mouillés. « Non, je ne le savais pas », répondis-je. Je la regardai ; elle avait des yeux verts emplis d’admiration, et...Lire l'extrait La Carte impossible
 El Kaher. Le Caire. Année 932 de l’Hégire ( ère musulmane ) Année 1554 ( ère chrétienne ) Dès l’aube, le prisonnier avait été réveillé par la voix des muezzins lançant leurs appels à la prière du matin. Les chants à la gloire d’Allah se répercutaient dans l’air déjà chaud. En bon musulman, l’homme s’était levé et avait prié dans la direction qu’il estimait être celle de la Mecque. Ensuite, il s’était assis sur sa misérable paillasse et avait attendu. Un peu plus tard, des pas se firent...Lire l'extrait Le Rapporté de Pierrette Champon-Chirac
 Enfin de bonnes nouvelles ! Le débarquement tant attendu a eu lieu le 6 juin 1944. Les alliés sont en Normandie. Peu à peu l'armée allemande est repoussée et l'ennemi rentre chez lui. Paris vient d'être libéré, la guerre serait-elle terminée ? Alors que cette région avait été épargnée et vivait tranquille, un après-midi d’août 44, on signala une colonne allemande qui se dirigeait vers le village. Aussitôt, l’alerte fut donnée. Les chars, à moins de quatre kilomètres, ne devaient plus tarder à...Lire l'extrait La Joconde sanglante
 - Mika… Mika, où es-tu ? Avançant un bras à sa recherche, elle entendit ses pas s’éloigner. Il la laissait seule, piégée, et l’avait fait exprès. Son cœur explosait dans sa poitrine. Mais non, il était allé chercher une autre lampe. Elle n’osa plus bouger. - Faites qu’il revienne vite, dit-elle tout haut. Un bruit bizarre, non… c’est elle qui claquait des dents. Des secondes s’écoulèrent, des siècles. Peu à peu ses pupilles s’habituèrent à l’obscurité profonde, elle commença à distinguer,...Lire l'extrait Titus et Bouboule en Amérique
 Titus le pacificateur va neutraliser les hurons avec une ruse de sioux et l’aisance de Buffalo Bill ! - Crois-moi, ils n’auront pas ton scalp ! Foi de Titus ! Ni ton petit « derrière » en forme de délicieuse petite pomme d’amour, tu peux me croire ! Les paroles insistantes de Titus dédramatisèrent l’atmosphère. Titus et Bouboule au Sénégal
 Ce serait bien la peste ,si on ne trouve pas à se faufiler dans la soute d'un avion d'Air Sénégal,lança Titus,en direction du vieux Bouboule qui était plongé en pleine réflexion: -Tu es certain qu'on fait pas une grosse bêtise? Ne t'inquiète pas,mon chéri,minauda le rouquin facétieux, histoire de saupoudrer l'atmosphère... Avec Titus pas d'embrouilles ! Et c'est ainsi que nos deux compères réussirent à embarquer sans papiers à bord d'un avion en partance pour Dakar en pleine Afrique !Ni vu ni...Lire l'extrait Les tribulations
 Quelques heures plus tard, vers vingt-deux heures, Sébastien et Tatiana conversaient tout en finissant le dîner. Un dessert : une salade de fruits frais. Tatiana but un verre de vin. Le quatrième de la soirée. - Tu n'en veux toujours pas ? dit-elle, dans une incitation périphrastique, légèrement éméchée. - Non, t'ai-je dit, je ne bois plus d'alcool depuis quatre ans. - Et ça ne te manque pas ? - Pourquoi veux-tu que ça me manque ? - Je n'sais pas, ça détend ! - Peut-être. Mais je préfère user...Lire l'extrait La Cérémonie des aveux (de Charles Guerrin)
 Il avait réveillé les oiseaux en fermant les volets, puis il était descendu vers le village. Le gravier craquetait sous ses pas, comme les pies qui lui vrillaient le crâne à tournoyer, tout le jour, au-dessus du bois. Les avait-il maudites, ces belles emplumées crécelant sans répit ! Parfois, leur ballet carnassier s’achevait en piqué sous sa fenêtre : des éclairs bleu et noir ciselés de blanc plongeaient dans l’encrier qu’il gardait toujours ouvert sur sa table – pour l’odeur –, avant de...Lire l'extrait L'envers du désir
 Sous le coup d’une illumination qu’elle n’expliquera pas, Yasmine demande à son mari de s’en aller, de la laisser seule avec sa fille de huit mois. Elle avait vingt-sept ans, universitaire, et habitait un quartier résidentiel d’une grande ville. La famille vivait confortablement, sans être obligée de penser à l’argent. Elle était malheureuse et, quoique son mari soit jeune, beau et aisé financièrement, elle n’avait qu’une idée : divorcer et retourner vivre chez ses parents. Un soir, pendant...Lire l'extrait Nouvelles d'en haut et d'en bas
 Le fauve de Bourgogne Fauve, il l’était, et massif, robuste ; apeuré aussi, ramassé sur lui-même, les oreilles collées contre le cou. Et cher, très cher. Il fallait bien ça. On ne commence pas une carrière d’éleveur sans y mettre le prix. Du moins en ce qui concerne le mâle reproducteur. Car telle était sa fonction future : assurer son lignage. On avait cherché, et bien sûr, trouvé, la meilleure race, le meilleur élevage, le plus beau spécimen. Et enfin, il était là. Tout avait été longuement...Lire l'extrait "Le corps humain dans les rêves" - Editions du Cygne C-Psy - Sylvie Trinquier
 "Pour l'analyste, le corporel demeure très souvent un domaine particulièrement délicat à investir. Le psychologue est plus souvent confronté à la souffrance psychique du patient plutôt qu'à sa souffrance physique. Les maux du corps, même s'ils sont présents dans la démarche thérapeutique, ne constituent pas la principale source de motivation pour la rencontre avec le psychothérapeute. Les souffrances de l'âme occupent ici le devant de la scène. Dans le rêve, cependant, le corps humain est...Lire l'extrait Le Crépuscule du Septième jour, par Jean-Luc Louis
 - Je vais vous emmener dans un endroit qui n'est fréquenté que par les chercheurs, interdit au public, il s'y trouve des trésors de l'humanité, dont l'existence est bien sûr connue, mais qui n'est utilisé qu'à des fins d'analyse et de compréhension de certaines choses. Jérémie suivit Gaby vers un escalier qui montait quelques étages qu'il ne compta pas. L'escalier se faisait de plus en plus petit, comme dans ces vieilles demeures où plus on allait haut, moins les aménagements étaient cossus....Lire l'extrait Le Tunnel, par Jean-Luc Louis
 25 novembre 1963 Morgan Denison et sa jeune épouse Patty avaient passé une soirée inoubliable avec plusieurs de leurs amis. Ils avaient fêté l'anniversaire d'une bonne camarade de bureau de Patty et les réjouissances s'étaient terminées tard dans la nuit. La fête avait été arrosée plus qu'à l'habitude, et c'est vers quatre heures du matin que Morgan et Patty avaient décidé de rentrer chez eux, fatigués de l'ivresse provoquée par l'alcool et les rires, mais suffisamment à temps pour ne pas...Lire l'extrait Spiroïde (Mécanique Surréaliste Fantastique)
 Une musique de chambre froide flotte dans l’atmosphère s’échappant des rails de boulevards en fer. Le grondement de la peur devient pestilentiel, c’est une infection, un virus qui se propage par d’invisibles bourdons cuivrés, de derrière chaque wagon des cris de stupeur s’élèvent vers le ciel puis s’orientent vers la grande horloge. Le tableau est épouvantable pour qui n’est pas d’ici même si les villes se ressemblent ; des gouttes de sang et de sanie surchauffées dans le fourneau de coeurs...Lire l'extrait Noir Divan
 Je sentis une onde glacée courir sur ma nuque, mon front perlait. J’étais dans un méchant polar ; ou rivé devant l’écran géant d’une salle obscure, un après-midi pluvieux, quand on a des heures à flinguer. Hélène... Ça n’arrive qu’au cinéma. Elle aurait pu être morte cent fois, j’aurais chialé comme un môme, seul, roulé en boule derrière un buisson. Plus tard, je serais rentré, j’aurais décroché le téléphone, vidé une fichue bouteille. Il y aurait eu l’aube blanche, et encore une aube, et une...Lire l'extrait l'Iris Bleu
 Ce soir-là, j’étais encore bien seul. Comme de coutume, je m’occupais de l’avenir de mon usine. Comme de coutume, tout devenait si dérisoire que j’en venais à me moquer de moi. J’étais arrivé si haut dans cette carrière que je ne pouvais obtenir que déchéances et désillusions. Que voulais-je encore prouver ? J’espérais atteindre quoi encore, le ciel ? Décidément, la vie me torturait. Et ce soir-là, la petite voix dans ma tête me suppliait d’arrêter, de prendre du recul et de baisser les yeux....Lire l'extrait Les Alchimistes Buduh et le Carré Magique des Européens
 >En 1983 La découverte de signes sur un rocher de forme triangulaire dans la forêt des Ardennes m’a plongé dans une méditation profonde. Je m’efforçais de résoudre ces messages quelque peu Sibyllins... Cette réflexion m’entraina dans une archéologie mentale, une fouille intellectuelle, une spéléologie interne à travers les méandres de la création artistique visionnaire, symbolique et philosophique. J’en oubliais l’époque à laquelle je vivais, et contemporain de ces êtres d’un autre âge, plus...Lire l'extrait Assistance sociale et contrepartie, actualité d'un débat ancien (pages 15-17 )
 « Pas de minimum social sans contrepartie apportée à la société » était l’un des six engagements signés avec solennité par Nicolas Sarkozy le 8 mars 2007, à la fin de l’émission politique A vous de juger diffusée sur France 2. Dans sa profession de foi pour le premier tour de l’élection présidentielle, le même candidat précisait que « les titulaires d’un minimum social devront avoir une activité d’intérêt général ». Plus d’un an après son élection à la présidence de la République, Nicolas...Lire l'extrait Un monde décivilisé, essai sur l'humanus politicus
 Extrait n°1 :Elena la prostituée : Elena s’aperçoit qu’Internet a détruit les bases de la famille et la drague a perdu de sa valeur. En quinze ans à peine, le Web a cassé le charme de l’amour. Les chasseurs du cœur parcourent la toile. Ceux-ci pour trouver l’âme sœur, et ceux-là pour du cul. L’abondance des choix a endurci les cœurs. On cherche certes une compagne ou un compagnon mais pas n’importe lequel. Quitte à avoir le choix, mieux vaut mettre la barre haute. On affine les critères et on...Lire l'extrait Jean des Ardennes
 Page 66 : extrait du petit cahier de Jean : « Je suis la vie de tout le monde dans le hameau, puisque chacun vient, me demandant parfois conseil. Je voyais ces gens travailler dur, l’homme et la femme, la journée, à fabriquer des boulons, puis, à partir de cinq heures de l’après-midi, la femme à laver le linge, nourrir les bêtes, nettoyer la maison, l’homme à cultiver le jardin ou le bout de terre que l’on peut posséder entre la Semoy et les taillis de la forêt. Bien que je ne souffrisse pas...Lire l'extrait La peau d'Anna
 « Entrez, il vous attend. Il n’a pas bien dormi, mais il est là. Avec toute sa tête, je veux dire. » Anna ne répondit pas. Elle, n’était déjà plus là. Un frôlement de l’employée de maison la ramena parmi les vivants. Anna balaya le vestibule du regard. Elle était face à un grand couloir sombre. Elle avisa la console où traînaient des clés, une liste de courses, un bloc-notes, le téléphone et des pendules murales, toutes différentes, étaient accrochées ici et là, de chaque côté du mur, telles...Lire l'extrait Route Pagarine
 Les hommes renouèrent peu à peu leurs discussions en ignorant les Cuteliers assis à l'autre bout de la salle. Le visage de Batistou recouvrit ses couleurs. Une naïve convivialité s'installa à nouveau entre les voyageurs qui se poussaient du coude en riant. Les marchands recommencèrent à boire et à manger ; les muletiers entonnèrent des refrains connus dans le Val de Lantosque ; l'Amalfitain évoqua les îles grcques et pounset parla de la force des eaux. Les voix, qui dominaient le martèlement...Lire l'extrait Catherine Melchior - Je ne sais pas - Ed. Bénévent
 C'était l'époque où j'allais, avec ma soeur Pauline, mes frères David et Didier, jouer à la fanfare que mon père dirigeait. J'avais essayé de jouer des percussions, et du saxophone alto aussi. Je préférais le saxophone, mais les percussions tenant une position reculée au sein de l'ensemble musical, c'est elles que j'avais fini par choisir, me donnant ainsi la possibilité de me cacher. Deux jours après ma visite au centre de désintoxication, nous sommes allés répéter dans une salle, toujours...Lire l'extrait Il ya longtemps pascal marmet la bruyère 2008
 Encore cet horrible cauchemar ! Encore cette angoisse qui ne mène à rien, qui me réveille au milieu de la nuit, et qui m'emmerde. Enfermé une fois de plus dans cette boîte noire et nauséabonde. Sans même pouvoir crier. Comme d'habitude mes mains partiront à la recherche de l'interrupteur. Comme d'habitude je ne le trouverai pas. Comme d'habitude. Je ne rencontrerai que des parois lisses éclaboussées de crachats gluants. Et je sais que je finirai tassé dans un angle de la boîte, à suffoquer...Lire l'extrait Désert d'avatars
 « Drôle de coïncidence ! Autant que cela puisse me sembler hallucinatoire ; je suis certain que cette créature ressemble parfaitement au revenant, qui m’habite. C’est lui mon fantôme ! Pourquoi réapparaît-il encore, cette fois ? Comment pourrai- je l’aborder ? » – As-tu un nom ? interrogea Line. – Non, pas de nom, lui répondit le mutant, sur un ton neutre. – Pour t’appeler, on dit quoi ? – BP14 négatif. – C’est quand même long, comme appellation. Le mutant baissa la tête. Avec sa barbe qui...Lire l'extrait Terrasse
 Nulle part ailleurs dans le monde on ne s’attarderait ainsi devant un verre, début mars, à la terrasse d’un café. Pas de cette manière-là, pleine de nonchalance, de bonheur tranquille ; il y faut le printemps languedocien, et ce petit vent acide, juste une pointe, de temps en temps, pour rappeler qu’il ne faut pas encore trop y croire. Tous les sièges sont occupés par des étudiants ou de jeunes employés, calmes, le blouson ouvert et le visage tourné vers ce petit soleil si débonnaire, si...Lire l'extrait Attache ton gilet pare-balles, ma puce
 Plus tard, une estafette civile se présente à son domicile et lui remet deux sacoches scellées. A l’intérieur des enveloppes bulles, un jeu de CD cryptés, des feuillets non photocopiables. Il porte-le tout dans le salon. De la sueur perle à son front et ses gestes sont nerveux. Il jette un coup d’œil aux transcriptions et va se servir un autre alcool. « Dossier. Esther Lang L’épreuve photographique a été prise de la rue. On entrevoit le grillage noir d’un établissement scolaire. Un panneau...Lire l'extrait Tu es Petra
 Michael Finlay sentit à la voix de son interlocuteur que le dénouement était proche. Il se tut d’ailleurs et termina son verre d’eau. - Et bien ? -Et bien le centre de Culham n’a pu déterminer la composition de cet objet ! - Que voulez vous dire ? - Monsieur le Premier Ministre, articula lentement Alan Boulton mais en baissant la voix comme si quelqu’un d’autre pouvait l’entendre, que cette « pierre » est un mystère. Elle n’existe pas à l’état naturel, ce n’est pas un alliage ou un amalgame...Lire l'extrait La parole perdue des pierres
 Voici une troublante anecdote, merveilleusement humaine, que je reprends du livre de Simone de Tervagne. Une lectrice de la journaliste lui écrivit un jour sa rencontre avec une statuette japonaise talismanique de Bouddha et l’aventure qui en découla. Collectionneuse d’antiquités, cette femme fut conduite par un ami chez un antiquaire orientaliste qui souhaitait vendre une de ses pièces personnelles. Il s’agissait d’une statuette représentant Bouddha d’environ 20 cm de hauteur en bois de pin...Lire l'extrait Le pouvoir des histoires thérapeutiques. L'hypnose éricksonienne dans la guérison des traumatismes psychiques
 Première partie théorique Le pouvoir thérapeutique des histoires ... Les histoires thérapeutiques participent à la transformation et à la reconstruction identitaire du patient car elles engagent à reconsidérer, à réélaborer les significations d’une situation problématique donnée ainsi que les solutions à y apporter. En effet, de manière indirecte, elles s’attachent à revenir sur les événements traumatiques, à les questionner, à les déconstruire et à les reconfigurer en y associant de...Lire l'extrait "1943 - Un été sicilien, ou enfances en guerre"
 ... Son cœur battait à tout rompre, cette nuit-là lorsqu’elle osa le questionner à son retour. Il revenait seul. La petite Lucia qu’il avait emmenée trois jours auparavant sur sa mule n’était pas revenue avec lui. Elle se souvenait avec douleur du pressentiment qui l’avait envahie à l’annonce du père. « Prépare la petite, je l’emmène à Catania ». La petite, c’était Lucia. Il ne l’appelait jamais autrement. D’ailleurs, aucune de ses filles ne se voyait jamais appelée par son prénom. Seul le...Lire l'extrait L'ange du mal
 Après s’être lavée très méticuleusement les mains, elle enfila une paire de gants transparents en les faisant claquer bruyamment. Bon, alors à quoi avons nous affaire aujourd’hui ?, intériorisa-t-elle. Elle s’approcha de la table de découpe sur laquelle, Gildas avait déposé le corps. L’odeur était vraiment forte. Elle avait pourtant l’habitude des cadavres mais là… il avait dû traîner un sacré bout de temps. Même l’alcool de menthe qui imbibait son masque ne suffisait pas à camoufler la...Lire l'extrait Le chant de l'ange noir
 ...Le premier cas était apparu aux États-Unis six mois auparavant. Le deuxième, en Israël, datait de quelques semaines à peine. Certes, ces armes bactériologiques appartenaient à une ancienne génération et les forces armées américaines détenaient les moyens scientifiques pour éradiquer l’épidémie. Cependant, sans l’intervention de cette unité outre-Atlantique spécialisée, un grand nombre de personnes aurait succombé. Plus insidieusement, une panique collective aurait envahi les foules qui...Lire l'extrait CENDRES
.../... XXVI Enraciné dans la terre glaise d'un devenir oublié, les tourments prennent la place au creux du Cœur. Ils enferment l'Ame dans une cage où le rossignol chante. Il siffle… Il siffle… Entends-tu le chant de l'Amour qui passe ? Entends-tu l'air de l'Amour qui passe ? Souffle qui s'introduit dans les écoutilles de ton entendement fermé. Enfermé dans la cage, tu ne sais plus où se trouve la Joie. Ecoute l'hymne de l'Amour qui n'est plus ! Ecoute la complainte du sieur Hiver qui...Lire l'extrait La vengeance d'Emily. Dans la tourmente de la Révolution anglaise
 Free-Born John - John le né libre - recueillit la saveur de son sourire intérieur habituel, invisible sous la façade de ses traits de tragédie. Son regard se promena sur les alentours tandis que son esprit errait sur les événements de ces deux derniers jours. Ce jeudi pourrait être un jeudi ordinaire. Le Strand était moyennement animé en ce milieu de journée et il n’y avait pas grand monde dans la taverne à l’insigne de la Tête de cerf. Située dans un passage étroit en forme d’équerre, elle...Lire l'extrait Iceberg
Blanc. Tout était blanc autour de Hal lorsqu’il ouvrit les yeux. Il les referma puis les ouvrit à nouveau. Malgré sa peur, il s’obligea à les laisser grands ouverts. Il ne savait pas depuis combien de temps il était étendu là, au milieu de toute cette blancheur. Depuis combien de temps avait-il ouvert les yeux ? Il ne le savait pas non plus. Hal scruta la muraille blanche unie. Elle l’éblouissait sans l’aveugler, comme s’il avait gardé les paupières closes. Enfin, le blanc se partagea en deux...Lire l'extrait Semailles Et Pagaille
 Extrait : Prologue Un lit d’hôpital en ce mois de juin 2004, pour calmer un peu les douleurs. Un rayon de soleil à travers la fenêtre. Des roses rouges pour du baume au cœur. Du papier pour écrire, pour se confier, pour écouter son corps et raconter. Et du temps, du silence, des pensées, des souvenirs et des envies… A l’origine, une bande de copines, un atelier d’écriture, des souvenirs plein la tête, un besoin de parler, une envie de dire, de vous faire partager notre pays et un livre commun...Lire l'extrait Les enfants du rêve - Le monde éveillé
 PROLOGUE Bien des années et bien des aventures auparavant, Sargass le Roux avait été un autre homme, un certain Manuel Suza de Saragosse. Un autre homme dans un autre univers. Un homme immensément riche, héritier d'une noble famille espagnole. Une famille très discrète sur l'origine de sa fortune maudite. La réponse à la question "Quelle est l'origine de cette fortune maudite ?" est conservée dans les archives administratives de Saragosse, au deuxième sous-sol de la bibliothèque municipale,...Lire l'extrait Une coïncidence inévitable
 Vincent avait fait la connaissance de Fernand, un passionné d'aviation comme lui, durant l'été 1965, sur le terrain de vol à voile du Mans. Il avait tout juste quinze ans. Fernand, qui en avait soixante six, aurait pu être son grand-père. Leur enthousiasme et leur passion commune avaient gommé leur différence d'âge et les avaient réunis. Entré comme apprenti mécanicien chez Hispano-Suiza à Bois-Colombes, Fernand avait connu l'époque mythique de l'aviation et pratiquement tous les pionniers du...Lire l'extrait Pensées Noires ( Jean Vigne )
 Et maintenant, cette foutue affaire. Un piège à con dans lequel il allait rapidement s’enliser. Comment expliquer l’inexplicable ? Comment arrêter une folie qui se propageait au travers de simples citoyens, hors de tout soupçon ? Quel merdier… Et surtout, ce sombre souvenir, qui hantait chacune de ses nuits depuis 6 ans. Pierre, cette bleusaille, lui avait cruellement rappelé ce qu’il essayait tous les soirs de noyer dans une bouteille d’alcool. Encore un nouveau, pourquoi en avait-il hérité,...Lire l'extrait Arkhalià, le livre sans page
 Le soleil règne déjà dans la chambre blanche. Je m’assieds sur le bord du lit et je regarde autour de moi. Le sol est pavé de petits carreaux rouges irréguliers. Les murs sont de pierre ou de brique, soigneusement passés au lait de chaux. Sauf l’embrasure de la fenêtre et l’entourage de la porte, laissés en belle pierre apparente. Sur une table basse, un pain, des fruits, un pichet et une tasse. Du poisson grillé sur un plat, une carafe d’eau pure. Sur le lit, on a posé des vêtements légers...Lire l'extrait Léna, une rencontre
Léna, une rencontre Un soir d’octobre, rentrant chez lui par le train, il l’entendit et dut la regarder. Il n’était pas remis d’une rupture qui s’était éternisée, dix mois plus tôt, et avait fini par le laisser déboussolé et meurtri. Les antidépresseurs lui permettaient de tenir. Ce soir là, lisant, il prêtait une oreille distraite au babil des deux dames qui le côtoyaient dans le compartiment. Il se souvint avoir déjà vu la femme aux cheveux châtains qui lui faisait face, probablement sur le...Lire l'extrait Truxton Orcutt, In Memoriam Raymond Marchand (Extrait de Truxton Orcutt, L'Hospitalité des voleurs, HB Editions)
 C’est ici l’occasion de présenter au lecteur Raymond Marchand, sinon pour réparer une injustice, du moins pour la faire connaître et avec elle celui qui, jusqu’à son suicide en 1997 dans sa maison de la médina de Tozeur, en demeura la victime. Consécutivement, c’est l’œuvre et la personnalité de Paul Bowles qui devront être réévaluées à la lumière de nos révélations, puisque dans le ciel de la littérature néo-orientaliste de la seconde moitié du XXe siècle, le destin pailleté de gloire du...Lire l'extrait Extrait de Truxton Orcutt, L'hospitalité des voleurs
 Raymond Marchand LA DJINNIYA Ici, en prison, les autres ne prennent pas mon histoire au sérieux. Ils disent que je suis fou, que j’ai du boire trop de lègmi . Mais moi, je sais de quoi je parle. Pas étonnant qu’ils refusent de me croire : gardiens ou détenus, ce sont presque tous des gens de la ville. Aujourd’hui, les citadins ne comprennent plus rien aux jnouns . En ville, il y a trop d’automobiles, trop d’objets en fer. Ça éloigne les jnouns, c’est bien connu. Chez nous, à la campagne, nul...Lire l'extrait PHARAON EST TON GRAND PERE de Christian Boghos
 01. Samedi. Une tour, devant la Seine. Paris. 14e étage. Je me suis assis en face de lui, comme d’habitude. Sa tête tombe un peu plus qu’hier. Son dos se voûte plus encore, attiré par l’endormissement tant attendu. Je vois de moins en moins cette lassitude qui le tenaillait. L’absence s’installe dans son regard, un voile gris masque aujourd’hui ses révoltes et sa tristesse. Je sais désormais que mon père va bientôt mourir. Je ne sais pas quand. Dans les jours qui viennent sans doute. C’est un...Lire l'extrait A l'estomac de Chuck Palahniuk
 Lorsque l’autobus s’arrête au coin de la rue où Camarade Maussade a accepté d’attendre, elle est là, avec des fringues achetées dans un surplus de l’armée, un gilet pare-balles – vert olive foncé – et un pantalon de camouflage trop grand pour elle, dont les revers laissent voir ses bottes d’infanterie. Une valise de chaque côté. Avec son béret noir enfoncé sur sa tête, elle aurait pu être n’importe qui. « La règle, c’était que… », dit Saint Descente de Boyaux dans le micro qui pend au-dessus...Lire l'extrait De l'eau dans le gaz
 Je lisais donc le journal, lorsque Marc, dont je ne connaissais pas encore le nom, entra dans mon bureau. – C’est vous le détective ? demanda-t-il d’une voix tremblante. Je ne répondis pas – J’ai besoin de votre aide. – Vous ne cherchez pas plutôt un hôpital ? lui dis-je. – Faites pas chier. Je n’ai pas envie de rire. Alors vous êtes détective, oui ou non ? Il semblait à bout de forces et je vis le moment où il allait s’écrouler sur mon parquet. Je me levai avec précipitation et je lui tendis...Lire l'extrait 19H69, Titre Provisoire
pages 41-47 : Deux autres badauds entrent sur scène ; arrivés au milieu du plateau ils se saluent. BADAUD 1 – Bonjour, madame. BADAUD 2 – Bonjour. BADAUD 1 – cigare à la main Auriez-vous du feu, par hasard ? Le badaud 2 fouille dans ses poches pendant ce temps Eschyle, Parméline et Cartanège sortent en même temps un zippo, un briquet et des allumettes qu’ils tendent à bout de bras au badaud 1 tout en restant assis à leur place. BADAUD 2 – Non, désolée, je n’ai pas mon briquet sur moi. BADAUD...Lire l'extrait Le Cimetière des anges
 … Autour de lui, tout n’était que décombres, déblais, ruines noircies et tuméfiées. L’air même était tavelé de poussière et une odeur de poudre remontait de la terre, tombait du ciel noir et pesant. La bruine était comme un rideau, qui l’aveuglait et semblait faire bouillir sa peau. Sa peau qui s’égouttait sur le sol en flaques d’où surgissaient de pâles fumerolles, orbes de lumière irisée dans lesquels il devinait son visage, hâve, à bout de force et d’espérance. Un instant, même, il crut...Lire l'extrait Requiem pour Cézanne
 Lalie agrippa le bras de son compagnon. Elle était angoissée à l’idée de pénétrer dans la tanière de son ancien mentor. - Es-tu sûr que nous pourrons crocheter sa porte ? - Veux-tu retrouver Paul, oui ou non ? Elle commença une phrase qu’un éclair déchira en son milieu. L’orage était devant eux. Le bois serait sa première victime, avant qu’il ne vienne fracasser les toits de Paris. - Suis-moi, fit Laurent. Ce fut lui qui agrippa la romancière. Ils traversèrent la rue, courbés, enveloppés dans...Lire l'extrait L'été brûlant
 Quand nous prîmes le train pour Fernow, notre propriété de campagne, la mélancolie à laquelle je m’attendais était déjà du voyage. Il tombait sans discontinuer une fine pluie oblique qui semblait vouloir effacer l’été. J’étais seul avec mon père dans le compartiment. Il ne me parlait pas, il m’ignorait. La tête légèrement renversée sur le capiton du dossier, il gardait les yeux fermés comme s’il dormait. Et quand il lui arrivait de soulever ses lourdes paupières bordées de longs cils...Lire l'extrait Les soldats de Salamine
 C’est à l’été 1994, voilà maintenant plus de six ans, que j’entendis pour la première fois parler de l’exécution de Rafael Sánchez Mazas. Trois choses venaient alors tout juste de m’arriver : la première fut la mort de mon père, la deuxième, le départ de ma femme, la troisième, l’abandon de ma carrière d’écrivain. Mensonge. La vérité, c’est que, de ces trois choses, les deux premières sont on ne peut plus exactes ; contrairement à la troisième. En réalité, ma carrière d’écrivain n’avait...Lire l'extrait Madame Bâ
 Monsieur le Président de la République française, J’ai bien réfléchi : notre ancêtre est un oiseau. « Ô serefana ni yéliné gna », comme nous disons, nous autres Soninkés. Je me suis éloignée du village, j’ai marché entre les pousses de mil, j’ai posé les deux mains sur ma tête pour me protéger du soleil, j’ai froncé les sourcils pour m’étirer le cerveau et j’en suis arrivée à cette conclusion : celui qui ne remonte pas aux siècles lointains des ailes ne comprend rien à notre histoire....Lire l'extrait Chroniques d’une ville prise
 Extrait du récit de Jean Caminiatès : La flotte sarrasine arrive devant Thessalonique. Nous étions dans ces vaines occupations lorsque arriva quelqu’un pour nous annoncer que les vaisseaux des barbares approchaient déjà du bras de mer devant l’Ekbolon. C’était le dimanche 29 juillet 6412, au petit matin. Cette nouvelle fit rapidement le tour de la ville. Tous poussaient des cris, étaient troublés, effrayés ; chacun avait des idées différentes sur la situation et les hurlait aux autres, tous...Lire l'extrait La Formule préférée du professeur
 Nous l’appelions professeur, mon fils et moi. Et le professeur appelait mon fils Root. Parce que le sommet de son crâne était aussi plat que le signe de la racine carrée. — Ooh, on dirait qu’il y a là-dessous un cœur plein d’astuce, avait dit le professeur en caressant sa tête sans se soucier d’ébouriffer ses cheveux. Mon fils, qui portait toujours une casquette parce qu’il détestait les moqueries de ses camarades, avait rentré le cou dans les épaules, sur ses gardes. — En l’utilisant, on...Lire l'extrait Effacement de Percival Everett
 Mon journal est une affaire privée, mais dans l’ignorance du moment où je mourrai, et n’étant pas disposé, même si c’est regrettable, à considérer sérieusement l’autodestruction, ces pages tomberont sous d’autres yeux, j’en ai peur. Cependant, puisque je serai mort, je ne devrais pas me soucier de savoir si elles seront lues, par qui ou quand. Je m’appelle Thelonious Ellison. Et je suis romancier. Cet aveu ne m’afflige qu’à l’idée que l’on vienne à lire cette histoire, ayant toujours été...Lire l'extrait L'Amour et l'Oubli
 Tu es morte à 9 h 43 ce matin. J’étais avec toi, bien sûr ; personne d’autre. Mon dernier amour ? Je vais tout de même sur mes soixante-dix-huit ans. Passé l’âge de la rédemption. Je peux bien avoir encore quelques années devant moi, surtout si j’ai hérité des gènes de mam (qui a eu ses cent trois ans en août dernier, trois semaines après mon propre anniversaire) mais il n’y a pas que la durée qui compte dans la vie – que ça nous plaise ou pas. C’est toi, plus qu’une autre, avec toute la joie...Lire l'extrait Messe en Apnée Majeure, de Charles Edward Caplife
 ===Le Dr Soloman est physicien=== ---Chapitre Les belles intégrales--- Tout ce dont il [Soloman] avait toujours rêvé, il l’avait : une approche hésitante mais facile, comme s’il eût invité une belle inconnue et que celle-ci eût accepté immédiatement ou après une légère hésitation ; il avait le jugement spontané et favorable de sa raison et trouvait sa situation enviable ; il voyait déjà le regard envieux de ses pairs sur ce petit bijou qui était sien, il entendait presque leurs félicitations...Lire l'extrait Saisons d'une Passion, de Claude Colson
 Première partie A leur première rencontre il s’était dit « Elle n’est pas pour moi » ; elle avait pensé « Il ne sait pas qui il est ». Malgré ses fonctions importantes, il manquait totalement de confiance en lui. Le trac le paralysait dès qu’il s’agissait de prendre la parole. Il avait quasiment pris l’habitude de ne plus penser. Il découvrit avec satisfaction dans la correspondance qu’il devait bientôt avoir avec Florence, que cela l’obligeait à le faire. Celle-ci fut émue de ce mépris total...Lire l'extrait Le Saut de Sandra, d'Alejandro Gabriel y Galan
 Il y avait là, en images, toute la carrière de Sandra. Les premières photos étaient celles de la première fois où elle était montée sur un tremplin, à dix ans. C'est moi qui lui avait offert ses skis et qui l'y avait emmenée, et ces photos étaient celles que j'avais prises. Je me demande si elle se souvient encore de la trouille bleue qu'elle a eu cette toute première fois. C’était la première fois que je voyais Sandra, j’étais à Kristiansand pour faire connaissance avec ma belle-sœur, que...Lire l'extrait A la croisée des chemins (Partie 1 : avec la haine par en dessous)
 Quelle chaleur ! Aucun souffle de vent n’atténue la pesanteur de l’air. Dans les champs, le moindre mouvement esquissé demande un effort surhumain, les paysans grimacent sous les chapeaux de paille. Hormis ces galériens de la terre, personne ne se risque dehors. Alanguie, la campagne s’offre aux rayons d’or de ce magnifique soleil d’août. Les femmes ramassent les salades, les viandes froides pour le prochain repas tandis que les enfants s’amusent dans des granges immenses et fraîches. Parmi...Lire l'extrait Le petit beur nantais
 Nasser décida de m’accompagner au dojo. Maman nous prépara une omelette qu’on avala vite fait et, le temps de prendre mon sac de judo dans la grande armoire, on fonçait rue Lafayette. De la rue Thiers au palais de Justice, nous courûmes comme des cinglés. J’étais en retard ou pas loin, et maître Bernier ne rigolait pas avec la discipline. J’enfilai précipitamment mon kimono fraîchement repassé par maman, et au moment de prendre ma ceinture, le ciel me tomba sur la tête ! Elle avait énormément...Lire l'extrait
|