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 | La Belle maison Auteur: Franz Bartelt
Avis du 2008-02-17 M. Balbe est le maire de Cons-sur-Lombe, un village de près de deux mille âmes. Il est marié à une pieuse et volontaire dame, mais celle-ci, valétudinaire et atteinte de maux étranges et manifestes est plus souvent contrainte à l’inertie, voire à l’immobilisme quand elle soutiendrait mieux que personne les formidables et uniques initiatives de son époux, sinon ses propres revendications, d’une ferveur catholique évidente. M. Balbe, âme sensible si on en doute, a songé dans un instant de compassion à interdire la maladie sur le territoire de la commune. Un arrêté municipal ? Un décret de comptoir chez Josse ? Il y aurait encore tant à faire pour cultiver l’idéalisme, l’égocentrisme et le
narcissisme campagnards et afin de donner à Cons et aux Consiens cette sensation que le village deviendrait « la pierre angulaire du carrefour
incontournable de l’ Europe » !
On n’en est pas si loin : déjà qu’il n’y a pas de chômeurs à Cons, que tout y est immensément grandiose et qu’il n’y pleut pas seulement où c’est mouillé, le futur parc d’attractions, gigantesque, les prochaines municipales, qui
renouvelleront M. Balbe dans ses fonctions, la belle maison à offrir aux Capouilles sont bien plus proches, au sens de l’édile, des vœux divins que ne veut l’admettre l’abbé Lienne, qui mène les offices en itinérant sur près de quinze paroisses et qui garde envers l’élu une rancune de longue date.
Il faudra pourtant faire venir le religieux à Cons, pour bénir la belle maison, cette
construction collective à laquelle tous les habitants, sauf Constance et Mortimer, futurs propriétaires, ont contribué. La belle maison sauvera les Capouilles, unique couple de pouacres à Cons, des chemins de la pauvreté, de la perdition et de la honte. Bon gré, mal gré.
Dans ce nouveau roman de Franz Bartelt, on retrouve vite quelques-uns des ingrédients qui font son succès mérité, et son univers : la philosophie des personnages, en premier lieu, a de quoi hérisser plus d’un penseur sensé ;
mais à sa manière, l’auteur garde l’équilibre -et l’esprit du lecteur- par des considérations plus ordinaires, des détails qui nous ramènent à des réalités plus tangibles. On entrevoit, derrière les visages dessinés, telle ou telle âme
plausible, derrière l’emphase et les envolées verbales, tel ou tel discours déjà entendu et sur ces corps animés en l’occurrence par un seul et même souci altruiste sinon caritatif, des vérités plus palpables.
C’est le pont que Franz Bartelt tend, entre nos vies compliquées et sa littérature faussement simple:
Les villages ont une âme, plus qu’ailleurs. L’anecdote du plus grand nombre est un événement tellement particulier quand les limites du territoire se rétrécissent et que les esprits, à l’inverse, s’ouvrent à l’infini. Le comportement le plus singulier devient carrément universel, quand il prend son origine dans le vaste chaudron du monde. Et l’homme, l’homme est rendu
tellement petit, au plus grand de ses actes ! Des considérations qui méritent réflexion et qui illustrent un certain regard sur l’être.
Ce n’est pas là que l’auteur surprend : on a pris l’habitude de ces projections peu banales qui font l’univers barteltien. Non, on s’arrête plutôt sur cette évidente et continuelle exploration de la langue par laquelle il nous offre, une fois encore et peut-être plus qu’à l’ordinaire, de fameux morceaux de littérature, personnels ou moins intimes. Certains paragraphes sont une merveille d’écriture et de vocabulaire, d’autres un renvoi à des génies plus anciens. On apprécie les deux, comme les misérables Boulu, indifférents à leur propre sort comme à celui du reste du monde, étourdis, agréablement engourdis par la saveur des mots. Car, si la pure poésie, et La Belle Maison en est, n’a pas de réelle vertu thérapeutique, elle demeure un formidable
placebo. Béatrice Deparpe | |
| |  | Mon frère est fils unique Auteur: Antonio Pennacchi
Avis du 2007-10-02 Magnifique émouvant un vrai bonheur. J'entame la deuxième partie et je m'en réjouis à l'avance.
Ce livre restera dans ma mémoire longtemps après avoir lu Vogliemmo Tutto dans la meme veine il y a maintenant près de 20 ans. Cuore Italiano | |
|  | Mon frère est fils unique Auteur: Antonio Pennacchi
Avis du 2007-09-20 Autant que pour sa "lecture" de l’Italie pré-années de plomb, le roman vaut par la justesse du portrait d’Accio, et ce qui arrive après son activisme politique (le roman gagne alors en émotion pure) : combien de militants se sont mis à la politique pour trouver une deuxième famille plus que pour agir? On reconnaîtra alors à Penacchi la réussite dans son exercice difficile: il porte sur lui-même un regard qui n’a rien d’angélique. Hubert Artus, rue 89 | |
|  | Ensemble, c'est tout Auteur: Anna Gavalda
Avis du 2007-06-14 pour se lire vite… il se lit vite ! ce n'est pas surprenant, ce livre ne reclame aucune réflexion. Pour ceux qui aiment la lecture passive : foncez !. J'ai l'impression d'avoir regarder un sitcom à 2 balles, il en a tous les ingédients… dommage, Anna Gavalda avait l'air bien parti avec son premier recueil de nouvelles… nenou | |
|  | Le Cri Auteur: Laurent Graff
Avis du 2006-09-20 Le format du livre est un peu surprenant mais le livre vaut le détour. On prend plaisir à se plonger dans cette (courte) histoire de fin du monde, fin d'un homme, avec des personnages tous plus curieux les uns que les autres. Lisa | |
|  | Le Cri Auteur: Laurent Graff
Avis du 2006-09-16 De sa guérite de péagiste, le héros du Cri assiste à la disparition progressive de l'humanité, terrassée par un bruit permanent qui va en s'amplifiant.Seules quelques personnes sont totalement insensibles à ce bruit et vaquent à leurs occupations, comme si de rien n'était. D'autres abandonnent tout, y compris le cri, le célèbre tableau de Munch, tableau volé dans un musée de Norvège et que notre péagiste va récupérer et s'approprier avant de tout quitter.
Le héros regarde en spectateur indifférent le monde qui s'éteint jusqu'à la chute finale où il affronte la mort dans toute sa douleur.
A propose de son tableau, Edvard Munch, avait écrit :
"Je longeais le chemin avec deux amis - c'est alors que le soleil se coucha - le ciel devint tout à coup rouge couleur de sang - je m'arrêtai, m'adossai épuisé à mort contre une barrière - le fjord d'un noir bleuté et la ville étaient inondés de sang et ravagés par des langues de feu - mes amis poursuivirent leur chemin, tandis que je tremblais encore d'angoisse – et je sentis que la nature était traversée par un long cri infini".
Le cri de Laurent Graff est le prolongement littéraire de cette angoisse. Angoisse que l'on ressent en toile de fond mais qui ne laisse aucun goût amer après lecture. Une belle petite galerie de portraits de gens ordinaires attire même le sourire, comme Daniel, le copain gendarme, qui se transforme peu à peu en rock star d'un autre âge.
Une écriture fluide, précise mais sans fioriture, un peu à la façon de Camus dans l'étranger, transforme cet ovni littéraire en un livre agréable à lire.
J.Marc, Rue des livres | |
|  | Le Patrimoine de l'humanité Auteur: Nicolas Beaujon
Avis du 2006-07-01 Un véritale coup de coeur pour le livre de l'année à paraître, les quelques extraits que j'ai eu la chance de parcourir expriment humour, chaleur et enthousiasme, serions nous face à un nouveau "grand écrivain" dj@dietline.fr | |
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