Espace membres
Login:
Mot de passe:
S'inscrire


Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Prix littéraires
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forum
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:


Coup de coeur

Le petit beur Nantais
Eric Belile
Editions Les 2 Encres


Interviews

Le petit beur Nantais
Eric Belile
Editions Les 2 Encres
  • Alain Mabanckou
  • Yasmina Khadra
  • Eric Bouhier
  • Interview croisée Le passage, Franck Thilliez
  • HB éditions
  • Agnès Abécassis
  • Olivier Descosse
  • Marc Lévy
  • Nicolas Cauchy
  • Frank Thilliez

  • Nouvelles parutions

    Vertigo Classiques - Top 10, tome 1
    Alan Moore
    URBAN COMICS



    Ajouter à iGoogle
    Afficher le livre du jour sur votre page d'accueil Google



      Interview


    Eric Belile

    2006-05-31
    Eric BelileEric Belile est l'auteur du livre Le petit beur nantais publié aux éditions Les 2 encres.


    Rue des Livres - Quel est le chemin parcouru entre la première idée : je vais écrire un livre et la réalisation concrète du projet ?

    Eric Belile - Au tout début, je ne savais pas que ce que j’écrivais allait devenir un livre plus tard. Un soir, devant mon micro, j’ai noirci plusieurs feuilles. Le lendemain, je m’y suis remis et j’ai poursuivi. J’avais envie d’exprimer par l’écriture certains sentiments, certains souvenirs enfouis. J’ai mis un an et demi à écrire le Petit beur nantais entrecoupé d’une période de six mois où je n’avais pas envie d’écrire.
    Quatre cent pages plus tard, je finissais de boucler mon livre. A l’origine, ce livre sur micro n’étais pas destiné à être lu, d’une part parce que j’y livrais ma vie intime et par ailleurs, je ne me reconnais sincèrement pas les qualités d’un écrivain.
    Je l’ai donné toutefois imprimé puis donné à une amie lectrice assidue. Le lendemain matin, à huit heure, je recevais un appel téléphonique pour m’entendre dire qu’elle avait passé la nuit dessus et qu’il fallait absolument que l’envoie à des maisons d’édition. Elle l’avait sincèrement apprécié. J’en étais particulièrement fier mais encore dubitatif, estimant que son jugement pouvait être troublé par l’affection qu’elle me portait. Dans la foulée, je l’ai fait lire à mon épouse… Le lendemain soir, en rentrant du travail, je découvrais ma femme dans le canapé finissant le dernier chapitre. J’attendais silencieusement et impatiemment ses impressions, d’autant qu’elle ignorait pour partie cette période de ma vie. Elle termina le livre, le referma silencieusement et je vis deux grosses larmes rouler le long de ses joues. « Les sentiments sont vraiment à fleur de peau, j’ai vraiment aimé ». Je pouvais aisément croire en la véracité de ses propos ; en effet, un an plus tôt elle m’avait déclarée naïvement que je serais gentil de mettre mes toiles (je suis peintre occasionnel) au bureau parce que ce n’était pas du tout son goût et que les tableaux d’un de mes amis rendaient mieux avec notre environnement. Dont acte !!.
    Du coup, j’y croyais, je venais de faire un livre, moi !?!?
    Ce que j’avais écrit pouvait non seulement être lu, mais intéresser jusqu’à émouvoir… C’était impensable !!!
    J’ai passé le dimanche suivant à imprimer, massicoter, et confectionner 12 livres destinés aux maisons d’édition.
    J’allais peut être un jour être sur les étagères des libraires…

    Rue des Livres - Comment décide –t-on à partir d’une idée de rédiger un livre et comment passe t on ensuite à l’écriture ?

    Eric Belile - J’avais déjà écrit quelques essais et quelques nouvelles. Tout cela restant très personnel et relativement confidentiel.
    Pour ma part, et à la réflexion, s’agissant du Petit beur nantais, j’avais besoin de coucher cette période extraordinaire de ma vie : mes huit ans et d’y retrouver une certaine nostalgie oubliée et une thérapie salvatrice. Je n’avais presque jamais parlé de mon passé (un peu particulier) à qui que ce soit et subitement, j’avais envie de le manifester sans le dire mais plutôt en l’écrivant.

    Rue des Livres - Quelles sont les conséquences pour l’entourage et soi-même pendant le temps de rédaction ?

    Eric Belile - Etant d’un naturel promouvant et parfois exubérant, ma famille fut surprise de me voir m’isoler régulièrement dans ma chambre dès la dernière bouchée avalée, ou encore à me surprendre écrire à deux heures du matin dans la salle de séjour.
    Je supportais assez mal le bruit, demandant à mes enfants par souci de concentration de parler doucement ou à voix basse en pleine journée?!
    Une humeur sinusoïdale, passant du dépit à la suite d’une suppression d’un chapitre entier que je considérais mauvais, à la satisfaction bruyante d’un passage bien ficelé.

    Rue des Livres - Avez-vous écrit de manière spontanée ou bien avez-vous fait des recherches de style littéraire, vocabulaire etc. ?

    Eric Belile - J’avais rédigé un plan, mais je tapais au kilomètre tant que la perception de l’action était figée dans ma tête, ignorant volontairement les fautes de frappe, vocabulaire et concordances des temps. Ce n’est qu’une fois le chapitre terminé que je reprenais tout, en corrigeant, rectifiant et améliorant si possible certaines lourdeurs ou préciosités de certains passages.
    La première chose urgente fut la correction… En effet, je fais partie de cette catégorie de gens qui ne lise pas beaucoup et par voie de conséquence ont tendance à faire des fautes d’orthographe et de syntaxe. Le correcteur Windows m’a bien aidé, constatant à chaque page terminée, une myriade de mots soulignés en rouge.
    Ensuite, nous avons repris tous les verbes afin de peaufiner la concordance des temps. Un calvaire, le ‘Bescherelle’ étant devenu mon livre de chevet.
    Cette période a duré deux mois.

    Rue des Livres - Est-ce que l’édition du livre était prévue avant l’écriture ou est-ce l’écriture qui a provoqué l’envie d’édition ?

    Eric Belile - Pas du tout, rien n’était prévu en matière d’édition. Ca ne m’a pas effleurer l’esprit une seule fois durant l’écriture. D’une part parce que j’étais loin de me douter qu’il allait devenir un véritable livre et d’autre part, n’étant pas littéraire je ne pouvais absolument pas imaginer que par la suite, ça allait « cartonner ».

    Rue des Livres - Une fois le livre rédigé, quelles ont été vos méthodes pour le faire éditer et le résultat

    Eric Belile - Nous avons pensé qu’il fallait l’envoyer dans les grandes maisons (on ne sait jamais) mais également à des maisons d’édition régionales. Après avoir consulté Internet, une liste de douze maisons fut adoptée. Une semaine après, la plupart des grandes maisons m’ont envoyé un courrier me précisant avoir bien reçu mon livre et que le délai de réponse était en général de deux mois. Mon livre était donc dans le circuit et l’ouverture de la boîte aux lettres était devenu mon premier réflexe du matin.
    Deux semaines plus tard, j’ouvrais fébrilement une grande enveloppe expédiée par Amalthée. Il s’agissait d’un contrat d’édition en deux exemplaires !!! Une carrière d’écrivain venait de naître… suivi immédiatement d’un pincement au cœur à la lecture d’une participation financière à la charge de l’auteur ?!
    Le constat était déprimant : J’avais mis un an et demi à écrire et, pour que d’autres puisse le lire, je devais payer 3000 Euros.
    Rien ne semblait logique, je passais du statut enviable d’écrivain à celui de scribouillard au rabais. Le contrat fut soigneusement écarté et rangé en attendant d’autres réponses.
    Trois semaines plus tard, je reçu un coup de fil au bureau de la maison d’édition Les 2 encres. « Nous avons eu un réel coup de cœur pour votre livre et nous acceptons de l’éditer ! » Retour à la maison à 150 Klm/heure afin d’annoncer cette super nouvelle.
    La décision fut prise de réserver poliment notre réponse afin d’attendre celles des Gallimard, POL, XO, Hachette, etc.
    Deux mois plus tard, les courriers de refus très gentiment formulés tombaient successivement. La réponse d’X.O. nous avait bien plu, c’était presque gagné : « Votre manuscrit nous a vraiment plu, c’est une très belle histoire dotée d’une émotion rare, toutefois un petit rien manque pour une alchimie complète, nous sommes convaincus qu’un autre éditeur…
    Fin Juin, les discussions de contrat étaient entamées avec Les 2 encres, une maison régionale située à Cholet. Seule incertitude, la distribution : nationale ou régionale ?
    Le livre est sorti quatre mois plus tard après deux autres pénibles séries de correction et un allègement de 100 pages.

    Rue des Livres - Quels conseils donneriez vous à des personnes souhaitant écrire?

    Eric Belile - Aucun !
    N’ayant pas la prétention d’être un écrivain, mais plutôt le narrateur de ma propre histoire.


    Echanger avec l'auteur


    Vous pouvez échanger et discuter avec Eric Belile sur le forum. Pour accéder au forum, cliquez ici.

    © Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact | Partenaires |