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Les hommes cruels ne courent pas les rues
De Katherine Pancol
Editeur : Editions du Seuil
Parution le : 4 Juin 1997

De la fascination qu'une petite fille éprouvait pour son père au chagrin d'amour qui afflige, aujourd'hui, cette même petite fille devenue adulte, la distance est mince. Pour la narratrice, abandonnée par son amant, la douleur a aboli le passage du temps. "Il m'aimait. J'en suis sûre. Il m'aimait et il n'est plus là." Dans son appartement parisien, "un soir de misère", la jeune femme décide de partir pour New York. Si les hommes cruels ne courent pas les rues, ils existent cependant. Le tout n'est pas de les trouver, mais de les retenir ; il faudra pour cela une réserve infinie de patience.

  • [Poche]
  • Vos avis

    un livre ou chaque chapitres changent d'epoque, l'histoire d'un petite fille(Emma) et la relation avec son papa et de nouveau à l'age adulte à New York ou elle fait son deuil et rencontre Allan, j'ai préféré les chapitres de sa jeunesse pourtant ceux-la sont les plus cruels, car au fond ce livre parle de l'egoisme des hommes qu'elles rencontrent.
    seul point noir, les divagations d'Emma quand elle attends Allan m'ont un peu ennuyé.
    pom'



    Commentaires Amazon

    2008-11-18Note : 5/5
    Besoin d'amour...
    Je pense que ça résume bien la trame de l'histoire. L'"héroïne" a un grand besoin d'amour. elle est en manque de celui paternel à jamais perdu. Son père est mort et elle ne l'accepte pas, ne veut pas faire le deuil et préfère rester en colère contre cet abandon.
    Elle est en même temps en recherche du grand amour, celui qui pourra remplacer son père, la soutenir, elle qui se sent complètement perdue et incapable de vivre par elle même.
    Ce livre met en parallèle ces deux amours : celui d'une femme à un homme et celui d'une petite fille à son père.
    Le début du livre peut rebuter, ne pas etre très intéressant; on peut trouver que cette femme est complètement "à l'ouest" mais il vaut le coup de persévérer car on apprend au fil des pages pourquoi elle est dans cet état et comment elle s'en sort malgré tout.
    Très bon livre, bien écrit.

    2004-09-10Note : 3/5
    Culotté !
    Là je commençais à entrer dans le cycle des thèmes récurrents chez K. Pancol : les amours difficiles, le poids de l'enfance, le complexe d'Oedipe, le père adoré et la mère austère. Bref, l'histoire de "Les hommes cruels ne courent pas les rues" se plante à New York. La narratrice vient de perdre son père et, de là, elle livre le douloureux constat de son attachement conflictuel avec lui : parti du foyer conjugal, imbu de sa personne, charmeur et enjôleur, ce père tant aimé demeure une figure élevée sur un piédestal. Or, pas facile de se construire après ça. Pas facile de rencontrer un homme qui soit à la hauteur. Et surtout de savoir durer. Ce roman traite donc de ces sujets, façon pêle-mêle. Alternativement l'auteur prend le partir de dessiner les traits un peu flou d'un père à travers les yeux d'une petite fille, puis le "Je" de la narratrice déboussolée, malheureuse et chagrinée qui raconte ses déboires à New York. Un père décédé, un premier roman publié et l'incapacité d'écrire à nouveau, la rencontre avec ce type, Allan, qui semble lui filer entre les doigts... C'est une presque banale confession d'une jeune femme moderne, qui aime, perd, s'accroche et pleure à chaudes larmes. Mais point de larmoiements dans ce roman ! Katherine Pancol préfère être culottée et déculotter ses jeunes filles, pas si en fleur que ça. Le ton est cru, revanchard, déchirant mais juste. Intrépide jusqu'au bout. Rigolo et déluré à souhait !

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