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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Maison en papier De Carlos María Dominguez Editeur : Seuil Parution le : 27 Avril 2004
Ce très joli récit est une fable sur le pouvoir et la fascination des livres, un conte initiatique où le passage de la ligne d’ombre se fait non sur un bateau mais à travers le voyage réel et dramatique entre deux continents d’un roman de Conrad recouvert d’une croûte de ciment.
Un Argentin, professeur à l’Université de Cambridge, est nommé au poste de Bluma Lennon, morte renversée par une voiture alors qu’elle venait d’acheter un exemplaire des poèmes d’Emily Dickinson. C’est lui qui ouvre le paquet adressé à Bluma, posté en Uruguay, sans mention d’expéditeur et dont le contenu l’intrigue : un exemplaire de La ligne d’ombre, rongé par l’humidité et portant des traces de ciment et de mortier sur la couverture, la tranche et les pages. Comme il doit se rendre en Argentine, le narrateur emporte le livre, et de Buenos Aires prend le bateau pour l’Uruguay afin de retrouver le propriétaire du livre et de l’informer du décès de son destinataire. Là, un libraire d’ancien et un ami lui racontent l’étrange histoire de Carlos Brauer, bibliophile, collectionneur, disparu sans laisser d’adresse, mais dont les traces demeurent sur une plage désolée, inhabitée, battue par les vents et l’océan. De plus en plus intrigué par cette étrange histoire, effrayé aussi par le pouvoir que semblaient exercer les livres sur leur propriétaire, le narrateur se rend sur la côte de Rocha où il découvrira le mystère de La ligne d’ombre et, bien sûr, le lien qui unissait Bluma Lennon et Carlos Brauer. Un conte qui paraîtra en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Allemagne dans le courant 2004 et qui devrait séduire libraires et lecteurs. | LittératureVos avisCe livre est très interressant, les amoureux des livres se font une maison de papier en empilant des livres dans leur intèrieur,mais de là à utilisé des livres comme matière première en les cimentant pour construire une maison, C'est trop pour moi. Pom'
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Commentaires Amazon| 2005-07-15 | Note : 5/5 | à offrir aux amoureux des livres Un petit roman déconcertant par la passion, l'originalité et la folie qu'il dévoile, mais qui ravira tous les amoureux des livres ! Jusqu'où peuvent aller les bibliophiles ? Comment classer ses livres ? Comment les conserver ? Des réponses qui nous font souvent sourire, tranquant nos petits travers de grands lecteurs. Par le biais d'une histoire à suspense - un universitaire reçoit par la poste un livre de Joseph Conrad encore tout recouvert de ciment, destiné à sa collègue qui vient juste de mourir écrasée par une voiture en lisant les poèmes d'Emily Dickinson dans la rue - l'auteur nous livre quelques manies amusantes d'érudits collectionneurs, et la réflexion suivante : jusqu'où peut mener la passion des livres ? Jusqu'à la folie, assurément. Jusqu'à construire sa maison avec ? Vous aimez les livres ? Alors foncez, vous adorerez !
| | 2005-01-16 | Note : 4/5 | les livres mangeurs d'hommes J'ai bien aimé ce petit livre dont le sujet n'est pas un livre (La ligne d'ombre de Joseph Conrad) mais les livres et la fascination qu'ils exercent sur les lecteurs, bibliophiles et collectionneurs. La quête du narrateur n'est qu'un prétexte pour l'auteur à dresser des portraits de lecteurs compulsifs, collectionneurs éclairés ou bibliophiles passionnées tous plus ou moins dévorés par leur passion de la littérature jusqu'à pour certains en perdre la raison et basculer dans la folie pure. J'ai pris un peu peur à la lecture de ce livre. Une bibliothèque qui déborde, des piles de livres un peut partout qui envahissent l'espace grignotant peu à peu l'espace vital je connais ça. Mes bibliothèque sont pleines (de livre de poche en écrasante majorité) les rayonnages comptent chacun 4 rangées de livres et ma pile de livres à lire grossit à vue d'Sil : plus de 70 livres au dernier recensement. J'achète et j'achète encore et toujours plus de livres alors que je lis moins qu'avant. Serais-je menacée par cette folie que connaissent les personnages de la maison en papier ? Une chose est sure : je ne regarderai plus ma bibliothèque de la même manière.
| | 2004-11-15 | Note : 3/5 | Sur la plage abandonnée... Difficile de passer après Clarabel, elle a tout dit, et très bien dit. On ne peut effectivement que donner ses impressions de lecture : c'est une très interessante histoire, en forme de fable, avec morale finale incluse: Ce ne sont pas tant les livres qui sont dangereux finalement, que la place qu'on leur donne.... Cette histoire a un caractère assez envoutant, effectivement tous ceux qui aiment les livres peuvent s'y reconnaitre à un moment ou à un autre. Dommage que ce soit si court, j'aurais bien aimé que ce soit développé un peu plus...
| | 2004-09-14 | Note : 4/5 | Quand la passion des livres tourne à la folie Ce livre est une véritable ode aux livres et à ceux qui en sont amoureux. L'auteur les esquisse d'ailleurs très finement et chacun d'entre nous se retrouvera dans un passage ou l'autre : que ce soient ceux qui adorent le livre objet et sont fiers de leur bibliothèque ou ceux qui ne se soucient pas du contenant mais pour lesquels seul le contenu importe. Ce livre m'a d'ailleurs rappellé certains forums de CL où chacun dévoilait ses petites manies livresques.J'ai été séduite dès les premières pages et l'écriture poétique de l'auteur nous porte au fil des pages et de la passion d'un homme pour les livres qui finira par le rendre fou, au sens premier du terme. Je vous livre un court extrait dans lequel je suis sûre beaucoup d'entre nous se reconnaîtront : "Souvent, il est plus difficile de se défaire d'un livre que de se le procurer. Les livres s'accrochent à nous en un pacte de nécessité et d'oubli, comme s'ils étaient les témoins d'un moment de notre vie auquel nous ne reviendrons plus, mais que nous croyons préserver tant qu'ils restent là". Voilà comment s'entassent dans notre bibliothèque des livres que l'on sait pertinemment qu'on ne relira jamais mais dont l'on ne parvient pas à se séparer.
| | 2004-06-08 | Note : 4/5 | Les livres sont dangereux ... Ainsi commence le roman: "Au printemps de l'année 1998, Bluma Lennon venait d'acheter dans une librairie de Soho un exemplaire ancien des Poèmes d'Emily Dickinson quand, arrivée au deuxième sonnet, au premier coin de rue, elle a été renversée par une voiture." Début assez burlesque et pathétique pour un roman particulièrement captivant, où il est question de la fascination qu'exercent les livres sur le lecteur, leur pouvoir grandissant et presque dangereux !.. Les livres changent le destin des gens, affirme le narrateur. Oui, et il le démontre. "La maison en papier" est un joli titre pour symboliser l'invasion des livres dans la vie d'un bibliophile par exemple, mais le roman va aussi raconter une histoire abracadabrante. Celle d'un homme, d'une femme et d'un livre ("La ligne d'ombre" de Joseph Conrad). Le narrateur, lui, est le témoin de cette épopée, le passager involontaire d'une histoire qu'il rapporte assez méticuleusement. Après le décès de sa collègue Bluma Lennon, il occupe son poste à Cambridge. Un jour il reçoit une enveloppe postée d'Uruguay et contenant un exemplaire assez miteux du livre de Conrad. Ce livre est dans un piteux état, couvert d'une croûte sale et d'infimes particules de ciment. Aucune lettre, mais une dédicace de la défunte Bluma: " Pour Carlos... etc ". Intrigué, le narrateur va partir enquêter sur ce Carlos, ses relations avec Bluma, et lui apprendre le décès de leur amie commune. La tâche s'avérera difficile : les rencontres du narrateur vont écarquiller ses yeux au fil de ses découvertes lorsqu'il apprendra davantage du sort de Carlos Brauer, du livre de Conrad et des livres en général. Car ce roman de Carlos Maria Dominguez est une magnifique plongée dans l'univers des lecteurs assidus, sur le pouvoir et la fascination des livres, sur le monde des bibliophiles à tendance maladive, exploratrice ou conquérante. "La maison en papier" est d'une magnificence rare, cultivée et précieuse. L'auteur, lui-même critique littéraire, déballe sa passion livresque et ne cache pas les travers d'une telle passion. Attention, les livres sont dangereux, disait la grand-mère du narrateur dès qu'il avait le nez plongé dans un ouvrage. Oui, le livre est un objet à manipuler avec précaution. C'est une bombe à retardement, prudence ! "La maison en papier" raconte tout ça dans des mots bien choisis et prudemment mesurés. Beaucoup de très beaux passages sur les livres, les bibliothèques et ce que décèlent leurs contenus, la magie des mots et des ouvrages reliés ... A lire, et relire indéfiniment. Un très beau roman.
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