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La tentation des armes à feu

La tentation des armes à feu

Auteur :

Editeur : Seuil

La Tentation des armes à feu est le tombeau de l'amour que, pendant sept ans, le narrateur porte à une femme brune qu'il appelle en secret la Grande Infante de Castille. On y découvre le jeune Staline offrant une paire de pistolets à son ancien employeur, Baltasar Brum debout sur le pas de sa porte, à Montevideo, un revolver dans chaque main, quelques secondes avant son suicide énigmatique, les amours tumultueuses de Sergueï Essenine et d'Isadora Duncan, un duel entre deux officiers russes au sud du Caucase, un autre duel sur la pelouse du stade Charléty à Paris, une belle espionne abattue à bout portant à La Havane, la guérilla des tribus du Dhofar au sud de la péninsule Arabique... Comme si nos risibles amours étaient toujours accompagnées, en fond sonore, du claquement des armes à feu.

14,20 €
Vendeur : Amazon
Parution :
140 pages
ISBN : 978-2-0207-9830-3
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La presse en parle

Mais de quoi parle-t-il Deville? De lui sans doute, mais en passant, comme un conteur, par mille et un chemins. Bien sûr, il est question d'un amour, d'un mal d'amour. Le narrateur a convoité durant 7 ans une femme brune surnommée, poétiquement, "la Grande Infante de Castille". Au milieu de cette trame amoureuse mélancolique, l'homme traverse, et nous avec, nombre de pays, des cours d'eaux, des rivières, dont il collectionne les atlas, et il essaime son récit intime d'histoires tragiques de héros oubliés qui, au cours de l'histoire, ont décidé de mettre fin à leur vie en se tirant une balle dans la tête. Plus d'une fois, alors que nous sommes perdus entre ses propres songes et la description minutieuse d'une ville, d'une photo, d'une histoire, l'écriture de Patrick Deville frappe par sa beauté. On se dâmnerait pour avoir écrit, comme lui : "J'aurais peut-être offert une de mes mains pour pouvoir, de l'autre, caresser ses longs cheveux noirs et très lisses - presque asiatiques". Quel beau roman, étrange et déroutant. Il faut accepter de se perdre, de passer d'une ville à une autre, de l'intime au général. Jamais vu ça, jamais lu ça, tant de pistes que l'auteur semble délaisser et qui ressurgissent. Et toujours ces personnages historiques ou fictifs qui finissent par retourner leurs armes contre eux... A Montevideo, en Uruguay, le narrateur aperçoit, chez un brocanteur, la photo d'un homme, pistolets à la main. Il s'agit de Balthazar Brum, qui fut président du conseil urugayen en 1933 avant d'être victime d'un putsch. Pour échapper au coup d'état, Brum retourna ses armes contre lui. Deville narre la triste histoire de ce démocrate au sourire si énigmatique. On l'oubliera avant de le retrouver plus loin dans le livre, en étant passé, entre temps par d'autres fins tragiques entre Bakou et Berlin, Berlin et Paris, avec au cours du récit l'évocation entre autres des peintres Klee et Kandindky...Quelle est la part du rêve? De la réalité ? C'est un puzzle, un roman faussement déconstruit et savoureux.

Vincent Josse, France Inter

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