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Les intermittences de la mort
De José Saramago
Editeur : Seuil
Parution le : 10 Janvier 2008
Sélection Rue des Livres

L'immortalité, nous dit Saramago, serait ce qui pourrait arriver de pire à l'espèce humaine. Dans ce pays sans nom, où plus personne ne meurt, l'euphorie cède la place au chaos, car le temps, lui, poursuit son oeuvre, et l'immortalité se révèle n'être qu'une éternelle et douloureuse vieillesse. Jusqu'au jour où la mort décide de reprendre du service : elle informe ceux qui vont mourir de la date de leur trépas en leur envoyant une lettre sur papier violet. Le jour où un courrier destiné à un violoncelliste lui revient à plusieurs reprises, elle décide d'aller trouver cet homme qui refuse de mourir. Et succombe à la musique et à l'amour.


  • Traduit du portugais par Geneviève Leibrich
  • Littérature étrangère

  • Commentaires Amazon

    2008-03-09Note : 5/5
    Toujours extra !
    Le roman de José Saramago commence avec "le lendemain, personne n'est morte".
    Dans un pays (sans nom) sans mer et avec couronne, dans un continent (sans nom), 10 millions d'habitants sont confrontés à une énigme: personne ne meurt entre leurs frontières. Et cela va bousculer la forme de penser de tout un chacun.
    D'un, ils pensent qu'ils ont vaincu la mort, car c'est le seul pays où on peut songer à une vie éternelle. Dans les autres pays, on meurt comme à son accoutumée.
    Les problèmes arrivent lorsque l'Église s'en mêle, car sans mort, il n'y a pas de ressurection, donc pas de religion, les agences funéraires s'en mêlent aussi (la faillite approche), l'entourage des moribonds s'en mêlent aussi, car si on ne meurt pas, on est toujours en voie de et c'est décourageant pour tous, même pour ceux qui veulent mourir, les assurances s'en mêlent...
    Plus personne ne comprend plus rien... et ça s'aggrave quand les pays limitrophes reçoivent des caravane de moribonds qui meurent aussitôt traversées les frontières et sont enterrées illégalement en terres étrangères... mais que faire?
    La Maphia (avec PH pour se différencier de l'autre mafia), demande des prix extravagants pour accomplir le sale travail, car personne ne veut être accusée d'avoir tué un membre de sa famille, même s'ils sont moribonds...
    Jusqu'au jour où la Mort (bien des mois plus tard), elle-même en os et en os, écrit une lettre à l'attention de tous...

    * Toujours extra! J'adore Saramago! Son ironie, son style, ses idées bizarres... le tout est un mélange détonnant et qui marche. Ce livre nous fait poser la question du siècle, alors que beaucoup songent à l'immortalité: c'est comment la vie sans mort? Ce serait un rêve pour certains, mais les problèmes qui viennent avec, personne n'en a pensé... Sauf Saramago! Et on ne fait que hocher la tête car c'est
    pas bête... c'est pas bête du tout!
    L'histoire de ce pays sans nom se mêle à l'histoire de la mort et c'est super drôle, même si c'est un thème légèrement sérieux... hmmm...

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