 | Black BazarDe Alain Mabanckou
Editeur : Seuil Parution le : 8 Janvier 2009 ISBN : 978-2-0209-7337-3 EAN13 : 9782020973373
Sélection Rue des Livres
Originaire du Congo, résidant à Paris depuis une quinzaine d'années, amoureux des cols italiens à trois boutons et des chaussures Weston, le narrateur est une sorte de dandy africain qui voit son existence basculer du jour au lendemain lorsque sa compagne le quitte pour suivre un compatriote qui joue du tam-tam dans un groupe qui n'est pas connu en France, « y compris à Monaco et en Corse ». Il partage désormais son temps entre sa machine à écrire et le jip's, un bar du 1er arrondissement fréquenté par la plupart de ses amis, personnages truculents aux noms inoubliables. Tous pensent qu'il s'est mis à l'écriture pour noyer son chagrin et exprimer sa colère. En réalité, c'est le journal d'un homme révolté qu'il entreprend d'écrire, croquant avec sarcasme et cocasserie la folie du monde qui l'entoure. |
Prix conseillé : 18,30 € - Prix : 17,39 € |
Acheter ce livreVos avisDepuis que sa compagne l'a quitté pour un joueur de tam-tam en emmenant leur petite fille, Fessologue, surnommé ainsi pour sa connaissance approfondie des derrières féminins (les faces B), tente de surmonter sa colère en écrivant un journal sur une vieille machine à écrire. Entre anecdotes, pensées et impressions, le jeune congolais, installé en France depuis 15 ans, brosse un tableau drolatique de la communauté africaine au sein de la capitale.
A travers une galerie de personnages hilarants, farfelus ou pathétiques "Black Bazar" est le témoignage de la folie du monde et le constat désopilant d'une Afrique désunie en proie aux fréquentes querelles d'ethnies.Alain Mabanckou n'hésite pas utiliser l'autodérision pour bousculer les idées reçues et fustiger les petites médiocrités et autres préjugés qui alimentent le racisme ordinaire. Un roman pétillant, cocasse et savoureux, d'une drôlerie irrésistible. Malaura
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Commentaires Amazon| 2010-09-21 | Note : 4/5 | Picaresque! Comme j'ai été un des rares commentateurs sur ce site à avoir un avis négatif sur le dernier roman d'Alain Mabanckou (Demain j'aurai vingt ans) je me suis dit que je devais au moins tenter la lecture d'un autre roman de cet écrivain.
Ça démarre mal. L'auteur abuse à nouveau du pittoresque africain et finit encore par fabriquer d'inexorables clichés dont le résultat est de tuer le naturel. Mais voilà, très rapidement le ton change, le besoin de faire de l'esbroufe s'apaise et on entre dans la narration d'un quotidien à la truculence spontanée plus conforme à l'esprit africain. Peu à peu attrapé par des mots rythmés comme une musique de tam-tam on se laisse imprégner de l'atmosphère décalée de ce monde d'émigrés toujours installé les fesses entre deux chaises. Au travers de l'apparente futilité de son personnage l'auteur en profite pour porter un regard acerbe sur une Afrique toujours adolescente qui cherche encore ailleurs que chez elle des responsables à ses maux.
Ce n'est pas du Ormesson comme le dit avec une acidité inutile un commentateur de ce site, enfin j'en sais rien parce que je n'ai jamais lu Ormesson. En revanche cette deuxième lecture de Mabanckou qui ne prétend à rien d'autre que d'être Mabanckou m'a finalement séduite ne serait-ce parce qu'il nous apporte un regard d'africain transmis dans une parole inhabituelle. Un chant venu de cette Afrique parfois agaçante toujours différente et en fin de compte attachante.
En revanche je ne change pas de point de vue sur "demain j'aurai 20 ans". L'auteur n'a pas besoin de ces clichés « Y a bon Banania » pour nous convaincre.
| | 2010-08-26 | Note : 1/5 | parler pour ne rien dire Ces conversations de comptoir sont d'un ennui mortel.
Professeur de français dans une université californienne, l'auteur se prend peut-être pour le d'Ormesson de Brazzaville.
Malheureusement, ses histoires de contraventions qui se ramassent à la pelle, comme les feuilles mortes, ou de troubadours congolais qui n'arrivent pas à sa cheville, même pas au talon d'Achille, ces histoires-là on n'en a rien à foutre.
Même pas si elles sont racontées par un fessologue distingué.
Passez votre chemin, si vous voulez un bon conseil.
| | 2010-06-02 | Note : 3/5 | Joyeux bric à brac Alain Mabanckou nous invite dans ce roman à plonger dans la communauté africaine des quartiers nord de Paris en compagnie d'un "fessologue", homme qui est capable de prédire le caractère des femmes en observant et en déchiffrant leur "face B", c'est-à-dire leur postérieur. Autour du narrateur, virevoltent des personnages hauts en couleur, tels l'arabe du coin, Yves l'ivoirien tout court, Monsieur Hippocrate, Roger le franco-ivoirien, Paul du Grand Congo, l'Hybride, que l'on découvre pour la plupart dans l'effervescence de leur QG, le bar le Jip's. L'auteur s'amuse et nous amuse, en se moquant de ses compatriotes, avec lesquels il n'est pas toujours tendre. Mais au-delà du comique, il dénonce les effets de la colonisation, les dictatures et régimes politiques instables d'Afrique, le racisme, les conflits entre communautés immigrées. Il joue avec ses personnages, avec ses lecteurs et avec la langue qu'il tortille, enroule et emberlificote à volonté avec une grande créativité, au risque de nous perdre un peu parfois.
| | 2010-02-27 | Note : 4/5 | "Ecris, écris, ce que tu ressens..." Ce livre est une pépite car il se moque tout à la fois de la communauté africaine quant à leurs m?urs, leur façon de s'habiller et se coiffer, mais leur témoigne aussi un profond respect quant à leurs responsabilités, leurs réflexions et leur intégration.
Le narrateur est "fessologue" (maître dans la façon de jauger le caractère d'une femme en fonction de la forme de son fessier...) mais aussi écrivain à ses heures perdues. Sur le conseil d'un ami, il décide de coucher sur le papier le "black bazar" que représente pour lui le 18ème arrondissement où il vit depuis quinze ans, et dans lequel vit une foule de personnages pittoresques. De l'Antillais métis qui se croit blanc, à l'écrivain haïtien dragueur, en passant par les piliers de bar du Jip's, Mabanckou entraîne le lecteur dans une écriture frénétique et souvent hilarante frisant même parfois avec le cliché....
On trouve de tout dans ce roman: réflexions sur l'écriture, citations d'auteurs, leçon d'élégance (car le narrateur ne porte que des costumes de grand couturier!), histoire du colonialisme, description de la conception du pouvoir en Afrique (au Congo), mais ces digressions ne sont jamais pesantes car elles intègrent l'histoire du personnage principal: un mec dont la femme s'est sauvée au pays avec son amant, en emportant sa petite fille.
Si vous voulez passer un bon moment de littérature, cette lecture est faite pour vous, n'hésitez pas!
| | 2010-01-14 | Note : 5/5 | Nouvelle édition en livre de poche en février 2010 C'est la crise -- le bazar : achetez l'édition en poche (points/seuil), en février 2010
| | 2009-10-11 | Note : 5/5 | lecture "indélébile" Truculant, amusant, saisissant!!!!
le livre que l'on oublie pas, qu'on prête et qui ne revient pas, alors on le rachète sans hésiter
j'en ai d'ailleurs pris 2 pour offrir
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