 Cliquez pour agrandir | A tombeau ouvert : Cinq histoires du corps des MarinesDe William Styron
Editeur : Editions Gallimard Parution le : 4 Novembre 2011 ISBN : 978-2-0701-2550-0 EAN13 : 9782070125500
Sélection Rue des Livres
Cinq nouvelles de Styron publiées de façon posthume, écrites à des dates très différentes et qui, pourtant, forment un tout cohérent tant elles sont inspirées par la vie et les préoccupations centrales de l’auteur. « À tombeau ouvert » et « Marriott le marine » ont été conçues comme les chapitres de deux romans que Styron abandonnera pour écrire Le choix de Sophie. L’auteur y évoque son traumatisme d’avoir été rappelé sous les drapeaux après la Seconde Guerre mondiale, pour se battre en Corée. Dans « La maison de son père », le narrateur n’en revient pas d’avoir survécu à la guerre du Pacifique, il en éprouve un mélange d’euphorie et de culpabilité... À lire de tels textes, on mesure l’impact qu’eut la Seconde Guerre mondiale sur des millions d’Américains ; on comprend aussi la place immense, quasi obsessionnelle, qu’occupe dans l’œuvre du romancier l’expérience de la guerre et de la vie militaire. C’est le livre tout entier qui restitue l’idée d’héroïsme, mais aussi le drame et le sens de l’absurdité qui changèrent à tout jamais ces hommes engagés dans le corps des Marines.
William Styron (1925-2006) sert dans un régiment de Marines pendant la guerre, puis termine ses études à Duke University avant d’être mobilisé dans la guerre de Corée. Il s’est imposé en une dizaine d’ouvrages comme l’un des plus grands auteurs américains contemporains : son premier roman, Un lit de ténèbres, (1951) lui vaut le prix de Rome de l’Académie américaine des Arts et Lettres. Il reçoit le prix Pulitzer en 1968 pour Les Confessions de Nat Turner. Son œuvre explore le thème de la nature du mal, exploration qui culmine avec Le choix de Sophie (1979). Francophile, fin connaisseur de la littérature européenne, il a partagé sa vie entre les États-Unis, Rome et Paris. L’essentiel de son œuvre est disponible en français aux Éditions Gallimard. Traduit par Clara Mallier |