Recherche
Plus d'un million de livres référencés
La danse de l'araignée

La danse de l'araignée

Auteur :

Editeur : Gallimard

Sélection Rue des Livres

«Bavarder entre la banlieue parisienne et la prison argentine où se trouve mon père, c'est un peu comme du tir à l'arc - avec de l'exercice et un peu d'application, on arrive à atteindre le point de mire, l'endroit précis du calendrier où nous nous sommes donné rendez-vous. Il faut juste me laisser le temps de glisser ma nouvelle petite clé dans la boîte aux lettres métallique, attendre que je déchire l'enveloppe. Voilà, j'y suis».
On retrouve dans La danse de l'araignée la tonalité légère et acidulée qui faisait tout le charme de Manèges - la jeune narratrice racontait alors son enfance en Argentine au temps de la dictature - comme du Bleu des abeilles, qui retraçait son arrivée en banlieue parisienne et l'apprentissage émerveillé de la langue française.
Ici, c'est le temps de l'adolescence qui est évoqué. Ses bouleversements troublants et la correspondance régulière avec le père emprisonné tissent une toile subtile où présent, passé et imaginaire prennent tour à tour le dessus.

14,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
160 pages
ISBN : 978-2-0701-9787-3
Les avis

La presse en parle

Pour ce nouveau récit autobiographique, l'auteure argentine plonge dans son adolescence. Et parvient à peindre avec fraîcheur sa condition d'exilée.

Laura Alcoba poursuit son autobiographie plus romanesque que véritablement romancée, accompagnant la vie de sa famille pour la raconter à hauteur d'enfance : la dictature militaire, la clandestinité, le père en prison à La Plata, la mère obligée de changer d'apparence pour quitter son pays et s'installer près de Paris avec sa petite fille...

Cette dernière a à présent 12 ans, l'âge du premier soutien-gorge, des amitiés enflammées et de l'entrée en sixième au collège Travail — qui porte si bien son nom... Ponctuant ce quotidien de gamine comme les autres, surgissent d'autres histoires où l'exil, l'absence paternelle et la pratique forcenée de la langue française viennent comme en surimpression. Pourtant, en privilégiant l'anecdote, les émotions furtives, Laura Alcoba s'autorise une fraîcheur qui n'est jamais factice, une écriture piquante qui décrit une adolescente à fleur de peau, un moment riante et l'instant d'après fontaine de larmes.

Christine Ferniot, Télérama.

Donnez votre avis