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Le Mythe de Sisyphe
De Albert Camus
Editeur : Gallimard
Parution le : 21 Février 1985

« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. » Avec cette formule foudroyante, qui semble rayer d'un trait toute la philosophie, un jeune homme de moins de trente ans commence son analyse de la sensibilité absurde. Il décrit le « mal de l'esprit » dont souffre l'époque actuelle : « L'absurde naît de la confrontation de l'appel humain avec le silence déraisonnable du monde. »

  • [Poche]

  • Commentaires Amazon

    2008-06-25Note : 5/5
    suicide or not suicide, tel est...
    Ici Albert Camus nous parle du suicide à travers Sisyphe. Pour ceux qui ne connaisse pas, Sisyphe c'est cette homme contraint de recommencer éternellement sa tâche sans espoir aucun que cela ne change.
    Aimer sa vie ou pas,peut importe il faut la vivre et assumer ses choix.
    Tuer Dieu pour vivre libre, loin de toute destinée?
    Ce livre fais réfléchir sans nul doute,il ne pousse pas au suicide,ou tout du moins peut nous inciter à remettre en cause la fin inéluctable de notre vie en ceci que choisir l'heure de sa mort peut être une solution à la décrépitude qui nous attend, sans risquer pour autant un quelconque courroux divin!



    2005-11-01Note : 5/5
    IMAGINER Sisyphe heureux?
    Sisyphe est condamné à pousser sans cesse un rocher au sommet d'une montagne, d'où il roule incessament dans la vallée, d'où Sisyphe doit le pousser à nouveau au sommet de la montagne, ... Par sa pensée, Sisyphe surmonte son sort et en tire sa supériorité, selon Camus. Selon Camus, il faut imaginer Sisyphe heureux.

    Pourquoi? Quel bonheur trouve-t-on à se savoir condamné à un effort inutile et absurde? Savoir qu'on vit une situation malheureuse n'apporte aucun bonheur. Suggérer le contraire ne tient-il pas du délire mental?

    Se vouloir heureux à tout prix ne fonde pas le bonheur de même que l'envie intense de manger ne nourrit pas l'estomac.

    2005-08-27Note : 3/5
    Camus fait le philosophe
    La profondeur d'un sujet justifie-t-elle qu'on le traite de manière superficielle? Faut-il sacrifier la rigueur à l'authenticité?
    Camus considère le suicide comme le problème philosophique le plus sérieux, mais il ne semble pas prendre la philosophie elle-même très au sérieux puisqu'il assimile le travail sur les concepts à un jeu de l'esprit futile. Par conséquent cet essai abonde en raccourcis saisissants et en formules frappantes et parfois fameuses ("il faut imaginer Sisyphe heureux")dont on peut cependant se demander si elles ne sont pas un peu creuses.
    Le procédé peut se justifier dans la mesure où il permet de stimuler la réflexion. Ce qui est plus agaçant, c'est que Camus se réclame de la raison et de la clarté quand ça l'arrange. Rien n'oblige Camus à évoquer Husserl ou Heidegger; s'il le fait, le lecteur peut attendre autre chose qu'un compte rendu impressioniste de leur pensée.

    2005-03-12Note : 1/5
    un mythe, cela au moins c'est sûr
    Ce livre est un exemple de terrorisme intellectuel. Je fais appel au bon sens critique des lecteurs: qui est ce "je" souverain, dédaigneux, paternaliste, qui distribue les bons points et dit ce qu'il faut penser ou pas? De quel droit? (Ce n'est certainement pas son comportement pendant la guerre d'Algérie qui l'autorise à se poser en donneur de leçons...) Qui raconte, comme si cela allait de soi, que la science ne nous donne du monde qu'une image poétique? Pour avoir été élève, puis étudiant, puis désormais enseignant, je sais quant à moi - mais interrogez mes collègues - que ce prétentieux essai, médiatisé à l'extrême, n'est qu'un encouragement à la paresse d'esprit.

    2003-01-31Note : 5/5
    Le sourire de l'absurde
    "Le seul problème philosophique vraiment sérieux est la question du suicide." Un essai qui commence ainsi, écrit par Camus, ne peut qu'annoncer profondeur, sincérité de l'homme face au monde et si la rigueur exigée des philosophes peut être critiquée, elle n'est que secondaire. Clef de lecture des romans de Camus, cet essai est plus que cela, une initiation à sa pensée, à la pensée en tant que conflit de l'homme et du monde, symptome de l'absurde. Un plaisir pour l'esprit, Sisyphe et son sourire.

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