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Le club Jane Austen

Le club Jane Austen

Auteur : Karen-Joy Fowler

Editeur : Editions Gallimard

En ce début de XXIe siècle, un club singulier voit le jour en Californie. Comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'œuvre de Jane Austen. S'ensuit une sublime chronique sur l'air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l'éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d'épreuves, de séductions et de jeux entre l'impossible et le possible que seul peut dénouer l'amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n'est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies.
Avec Le club Jane Austen, aux conversations tour à tour enjouées, intelligentes et anodines, Karen Joy Fowler, nous offre un roman délicat et réussi, qui célèbre le bonheur de la lecture.

8,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
384 pages
ISBN : 978-2-0703-3871-9
Les avis

L'avis de Rue des livres

Cinq amies, et un seul homme, se réunissent chaque mois pour décortiquer ensemble un roman de Jane Austen. Les réunions ont lieu chez la personne dont le roman préféré est celui du mois, et c’est l’occasion de faire plus ample connaissance, un par un, avec cette petite troupe si dissemblable et si représentative de notre époque. Autour de plats improbables, comme des îles flottantes à la fleur de bière, par flash-back, par petits morceaux d’histoire, narrés avec force détails, on se prend à mieux comprendre et à beaucoup s’attacher à chaque figure Janéite, car « chacun de nous possède sa propre Jane Austen ». Alors il est vrai que l’intrigue n’est pas directement concernée par l’univers de Jane Austen, mais pour autant, je considère qu’il est fortement préférable d’avoir lu non seulement tous les romans évoqués ici, mais aussi sa biographie, pour comprendre les mises en perspective. Au hasard des pages, on trouve, insérées dans le courant de l’histoire qui nous préoccupe au premier plan, diverses réflexions, allant des plus saugrenues aux plus évidentes, sur tel ou tel point de détail d’un roman. Ainsi évoque-t-on à un moment le fait que pour Allegra, Charlotte Lucas serait le premier personnage gay de la littérature ; son caractère pragmatique, son refus du romanesque s’expliqueraient pour cette lectrice (virtuelle !) par une homosexualité. Pourquoi pas ! Je la verrais plutôt en sainte, personnellement, pour se coltiner Mr Collins au quotidien (même si elle l’encourage vivement à jardiner et à aller rendre visite à sa grâce voisine…) En fin de roman, un petit récapitulatif très bref de chaque intrigue austénienne, et un panel de réflexions et critiques sur Jane Austen au fil des siècles, de ses proches pour commencer, puis de diverses personnalités : un régal. J’ai trouvé très intéressante cette construction de roman, faite de bric et de broc (des histoires, des souvenirs, des échanges de mail, des évènements dans le présent), qui s’oppose constamment à l’univers hyper codifié de la société du siècle de Jane Austen. C’est un écho contemporain des intrigues passées, et ça suinte à chaque page, selon ma propre interprétation, d’un amour puissant et intégré dans le quotidien de l’auteure pour Jane Austen. J’y ai donc fort logiquement puisé un authentique plaisir de lecture !
cuné

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