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Capitale de la douleur
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Capitale de la douleur

De Paul Eluard, Emilie Frémond, Alain Jaubert

Editeur : Editions Gallimard
Parution le : 14 Février 2008
ISBN : 978-2-0703-4962-3
EAN13 : 9782070349623
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Recueil de poèmes écrits en 1926 en vers et en prose abordant les thèmes de l'amour, du rêve ou encore de la peinture.

  • [Poche]

  • Prix conseillé : 5,30 € - Prix : 5,04 €

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    2010-02-13Note : 5/5
    Amour
    Une poésie d'images, belles et faciles, sur l'amour. Voilà à quoi on pourrait tenter de résumer ce recueil d'Eluard.

    Images : ce sont ici surtout des mots visuels qui dessinent les sens plutôt que de les suggérer. La simplicité de la poésie d'Eluard trouve tout ou partie de sa source dans cette beauté physique et prégnante, dans l'immédiateté figurative de ses jeux poétiques ; le plus souvent, il ne faut pas lire Eluard, mais le regarder.

    De là découle cette beauté et cette facilité : « J'ai la beauté facile et c'est heureux. », fait dire à la parole dans le poème éponyme le poète. Et en effet, Eluard choisit l'évidence de mots simples et communs, ainsi que la musicalité propre au vers, et amalgame animaux, ciel, mer, champs, pain, femmes et hommes, pour tenter de réécrire un monde lumineux, un monde que porte, éclaire et harmonise l'amour.

    Et c'est là même le nerf de Capitale de la Douleur, son « c?ur », pour ainsi dire : l'amour, entier, grandiose, ses émotions contraires, sa tristesse et sa chaleur, en passant de la perte de celui-ci à l'espoir d'une future et évidente union. Il ne s'agit de rien d'autre. Et ce même amour ne participe non pas au monde mais l'équilibre, en est la cité névralgique, tout comme l'amour est le centre du livre.

    Pour moi, Capitale de la douleur est un magnifique ouvrage, mais je ne saurais dire précisément pourquoi. Ce n'est ni pour ses vers, ni pour son thème. Je ne saurais choisir ; tous deux sont parfaitement entrelacés. Eluard a écrit là un recueil cohérent des plus beaux et des plus tendres, quelque chose comme un gigantesque chant de l'Amour.

    2007-08-27Note : 2/5
    Lassant
    Au début, on prend du plaisir à lire ces poèmes surprenants - véritable enchaînement de mots écrit sans réflexion (le principe même du surréalisme; l'automatisme de l'écriture) - et notre imagination se laisse agréablement bercer par ceux-ci.

    Mais au bout du cinquantième (car ce livre en contient un peu plus de deux cents, l'auteur préfère apparemment la quantité à la qualité), la lassitude s'installe, tout semble répétitif : toujours les mêmes mots, les mêmes effets.
    Et finalement, plus on continue à lire ces poèmes, plus s'exhale la vérité imprégnée dans ces vers dépourvus de rime : c'est n'importe quoi. Une suite de mot écrit au hasard qui forme des phrases dénuées de tout sens. Ainsi, à l'exception de certains rares poèmes plus développés et réfléchis (ou alors c'est le résultat d'une forte coïncidence), par exemple le célèbre "La courbe de tes yeux...", les travaux qu'on nous présente laissent vraiment sceptique.

    Il faut aimer. Ce n'est pas mon cas.


    2007-07-29Note : 5/5
    anxioalitique ?
    "Capitale de la douleur", s'il n'est assurément pas le plus grand recueil de poésies de tous les temps, est sans aucun doute le plus magique d'Eluard. A travers ces poémes résolument modernes et plaisant, le lecteur plonge au coeur de la vie et de ces tourments. Cependant, loin d'être d'un romantisme baveux et pleurnichard le but d'Eluard est différent de tout ce que j'ai pu lire avant : son enjeux principal est de dépasser le désespoir et de réussir à jouir du quotidien malgrè ses difficultés ("J'ai fait un feu l'azur m'ayant abandonné"). Jamais une oeuvre ne m'aura autant soulagé. Un régale !

    2006-06-02Note : 4/5
    Belle facilité
    Eluard signe ici le plus classique des ouvrages modernes de poésie. Il est non seulement classique dans les modernes mais classique tout court. Il sait avec grande agilité truffer un vers d'images avec un grand réalisme.
    Très bien: facile et agréable aussi.

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