La tentative de vengeance d'un fils dont le père a été fusillé comme mutin en 1917. Assassiné clame le môme victime de brimades permanentes de la part de ses voisins de paliers. Un livre saisissant, qu'on a du mal à fermer et qui laisse un goût amer dans la bouche. On savait la guerre infâme, on la découvre pire encore.
L'auteur sait de quoi il parle. Jean Amila est le pseudo de Jean Meckaert. Meckaert, dont le père a été fusillé en 1917... à Perthes-les-Hurlus. J.Marc
Le père du petit Michou a été fusillé pour mutinerie en novembre 1917. Il refusait avec d'autres soldats de monter à l'assaut de Perthes-les-Hurlus, où 140 000 poilus avaient trouvé la mort sans que l'endroit n'ait de valeur stratégique. Au lendemain de l'Armistice, sa veuve et son fils sont insultés puis agressés par leurs voisins d'immeuble. La mère est internée. Michou, envoyé à l'orphelinat, n'a plus que la vengeance en tête. Avec une bande d'adolescents, il fait le mur pour aller tuer le général Des Gringues, responsable de la mort de son père. De Paris vers les champs de bataille, une longue traque commence.
En partie autobiographique, ce roman, reflet de la misère sociale d'une époque, rappelle un épisode tragique de la Première Guerre mondiale qui fut longtemps occulté. Cette quête dérisoire d'un enfant épris de justice entraîne le lecteur sur les chemins boueux de la cruauté et de la lâcheté collectives. Un plaidoyer pacifiste inoubliable qui figure parmi les œuvres majeures de l'auteur. Claude Mesplède - Amazon.fr
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