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Fiche livre | |  |
 Cliquez pour agrandir | Requiem pour l'EstDe Andreï Makine
Editeur : Gallimard Parution le : 31 Octobre 2001 ISBN : 978-2-0704-1808-4 EAN13 : 9782070418084
« Je me savais à présent incapable de dire la vérité de notre temps. Je n'étais ni un témoin objectif, ni un historien, ni surtout un sage moraliste. Je pouvais tout simplement reprendre ce récit interrompu alors par la nuit, par les routes qui nous attendaient, par les nouvelles guerres. » Un médecin militaire, engagé par les services de renseignements soviétiques, retrace l'hallucinant destin de son grand-père Nikolaï et de son père Pavel, les oppressions des années 20, les purges, les violences nazies et la Seconde Guerre mondiale... Un chant pour les morts d'hier et aujourd'hui, une tragédie jalonnée de crimes, de viols et d'illusions perdues. | [Poche]Collection : FolioAcheter ce livreAmazon
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Vos avisClaire, intelligente, aiguë, concise, élégante, rafraîchissante : l’écriture d’André Beucler est une découverte qui vous réconcilie avec la littérature... s’il en est besoin... parfois...
A-travers les portraits des écrivains, peintres, hommes de théâtre et de cinéma que l’auteur a côtoyé , tout au long de sa vie, surtout dans les années flamboyantes de l’entre-deux-guerres nous découvrons un homme sensible et clairvoyant, ayant le bon goût de ne parler que des hommes et des femmes qu’il a aimés et qui l’ont sans aucun doute apprécié pour sa discrète fidélité. Jamais ennuyeux, pittoresque toujours, il a croqué les célébrités de son temps dans de courts textes qui ne laissent pas d’émouvoir, de faire sourire, de faire redécouvrir : Léon Paul Fargue, compagnon noctambule et mondain, facétieux, agité mais poète en toutes circonstances ; Valéry Larbaud « personnage considérable, inapprochable, intouchable, impalpable » ;Paul Morand qui « voit juste, dit juste de façon brillante, ressemblante, plaisante, éblouissante, violente, caressante ; Max Jacob « un scarabée de grand luxe pour mimer une fable » ; Gaston Gallimard « un homme de sommet, de cr^te, de pointe extrême, à l’extrême pointe de la littérature » ; Louis Jouvet « dénicheur de drôlerie à tout moment avec un commentaire occulaire d’une joyeuse richesse. Une qualité rare. », pour ne citer que les aimés les complices.
Nous retrouvons également, avec le même bonheur, Gide, Kessel, Marie Laurencin, Bonnard, Van Dongen, Berl, Cendrars... Ainsi traversons-nous en excellente compagnie la moitié de ce XX éme siècle qui fut par ailleurs tonitruant de vacarme et de violence. Cela explique-t-il ceci foxie
« Comme souvent, nous abandonnons à l’oubli des par celles irrécupérables de nous mêmes jugées top lointaines ou trop pénibles, ou bien trop difficiles à avouer. »
Depuis le début du siècle, les guerres, atroces et purulentes, se succèdent en Russie et ailleurs. Elles se répondent les unes aux autres, s’enchevêtrent, éclatent ainsi que les répliques d’un séisme interminable, rebondissent, broient hommes, femmes, enfants les yeux écarquillés d’épouvante. Andreï Makine brosse une fresque saisissante de cette folie abyssale ou l’imagination des hommes pour s’entretuer n’a pas de limites.
Des guerres civiles, aux guerres africaines avant et après la chute du Mur de Berlin, de 1917 aux années 90, Nicholaï, Pavel puis le narrateur, soldat des guerres non déclarées : grand père, père et fils : la balade sanglante de trois générations dans le fracas des armes. foxie
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Commentaires Amazon| 2010-04-02 | Note : 5/5 | Guerre à l'Est « Comme souvent, nous abandonnons à loubli, des parcelles irrécupérables de nous-mêmes jugées trop lointaines ou trop pénibles, ou bien trop difficiles à avouer. »
Depuis le début du siècle, les guerres, atroces et purulentes, se succèdent en Russie et ailleurs. Elles se répondent les unes les autres, senchevêtrent, éclatent ainsi que les répliques dun séisme interminable, rebondissent, broient hommes, femmes, enfants les yeux écarquillés dépouvante. Andreï Makine brosse une fresque saisissante de cette folie abyssale ou limagination des hommes pour sentretuer na pas de limites.
Des guerres civiles, aux guerres africaines avant et après la chute du Mur de Berlin, de 1917, aux années 90, Nicholaï, Pavel puis le narrateur, soldat des guerres non déclarées : grand-père, père et fils : la balade sanglante de trois générations dans le fracas des armes.
| | 2009-11-07 | Note : 5/5 | A lire pour découvrir ou redécouvrir Makine Un très beau roman où l'on revisite le poids de l'histoire contemporaine russe à travers le drame vécu par plusieurs générations d'une même famille. Pas de jugement ni d'apitoiement, uniquement des hommes et des femmes pris dans l'étau d'un siècle traversé par la folie des idéologies. Des hommes qui y ont cru, qui regardent avec leurs propres yeux l'image que nous reflétons, nous occidentaux de l'Ouest ou d'outre-Atlantique. La vision de l'auteur est à double titre pertinente : témoignage de l'"intérieur" c'est aussi un regard neutre posé sur la globalisation du monde mais aussi comme souvent chez Makine (cf "le testament français", "cette France qu'on oublie d'aimer"), du fait de la tendresse qu'il éprouve pour la France, sur ce pays qu'il ne reconnait plus. On sent chez Makine au-delà du désenchantement, une incompréhension dans la nature des comportements des français du XXIeme siècle. Ce fait est toujours abordé avec pudeur et discrétion (jamais plus de quelques lignes) mais revient régulièrement roman après roman. De ce fait, gardons nous bien de vivre la folie des hommes comme un feu circonscrit et contenue dans une seule zone géographique. Par ailleurs, autre point qui donne encore plus de densité mais aussi de plaisir à la lecture de cette oeuvre, le style est comme toujours d'une grande qualité. Une plume à découvrir ou à redécouvrir.
| | 2002-12-22 | Note : 5/5 | Une douleur muette Comprendre le drame de ce peuple russe transpercé par la guerre, de génération en génération, non pas au travers de le Grande Histoire héroïque et des analyses géopolitiques, mais par la petite, celle de la vie quotidienne des combattants au front, des familles décimées, des victimes de la cruauté et de la barbarie, qui est la même aujourd'hui, quels que soient les combats de par la monde. A la lecture de Requiem pour l'Est, on s'abstient de juger trop vite, on comprend qu'il n'y a rien à comprendre, on souffre et on s'émeut, sans voix, sans bruit, résignés, comme ces peuples sacrifiés ; parce que la guerre n'est jamais banale, mais qu'elle ne véhicule pour l'homme aucun message ni aucun sens.
| | 2000-11-26 | Note : 5/5 | Un roman fort Après "Le Testament français", ce dernier roman d'Andrei Makine est certainement le plus fort, le plus vibrant. On se laisse emporter par une lecture qui ne s'arrête qu'à la dernière page, quand les mots se taisent après de grands moments d'émotion et d'un lyrisme intense. L'écriture de Makine est, comme d'habitude, très belle...
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