 | Les invitésDe Pierre Assouline
Editeur : Gallimard Parution le : 20 Juin 2010 ISBN : 978-2-0704-2066-7 EAN13 : 9782070420667
Sélection Rue des Livres
Un dîner, de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne. Afin de séduire son invité d'honneur - un puissant homme d'affaires étranger - la maîtresse de maison a convié ses amis les plus remarquables. Mais à la dernière minute, l'un d'entre eux se décommande: il n'y a plus que treize convives... Comme le dîner doit commencer à tout prix, la nouvelle "invitée" est choisie au mépris de la bienséance. Une véritable transgression. La quatorzième convive devient alors le grain de sable qui fait déraper la soirée. Pour l'émerveillement des uns, pour le désespoir des autres. Tout dîner est une aventure. | [Poche]Collection : Folio
Prix conseillé : 5,70 € - Prix : 5,42 € |
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Commentaires Amazon| 2010-09-25 | Note : 5/5 | Une belle peinture, qui aurait plu à Chabrol ! Un régal ce livre... certes il se fait autour d'un dîner !
peinture d'une bourgeoisie qui frise la bêtise, sure d'elle même et de ses valeurs
le personnage trublion que personne n'attendait
la soirée qui glisse et dérape, chacun perd ses repères
vraiment agréable à lire, bravo !
| | 2010-09-12 | Note : 3/5 | Bourgeoisie et hypocrisie. Ce roman , très court, relate un dîner et ce seul laps de temps entre le moment où les invités arrivent et repartent.
Madamedu, ainsi appelée par sa femme de charge , organise ce repas en l'honneur d'une très importante relation d'affaire de son mari. Hélas, rien ne se passe comme prévu et un invité surprise fait son entrée, déstabilisant ainsi le bel ensemble soigneusement mis en place par la maîtresse de maison.
Ce roman est le prétexte d'une galerie de portraits au vitriol, de tout ce que la grande bourgeoisie peut compter de personnages. Chaque personne illustrant un archétype parfaitement formaté.
L'auteur fait bénéficier le lecteur de l'acidité de sa plume et de son regard assez corrosif sur ce monde. Admirablement écrit, ce livre se savoure comme un texte de Voltaire, pour l'élégance de sa langue et son sens de la formule. A lire .
| | 2010-08-27 | Note : 3/5 | Long au début mais devient plus sympa lors du milieu ou l invite de dernière minute se trouve au milieu des débats.
| 2010-07-10 | Note : 3/5 | autopsie de la bourgeoisie mondaine ET parisienne Le principal atout de ce roman n'est pas l'histoire, car raconter un dîner entre gens de bonne société n'est plus original depuis longtemps. Au début, j'ai cru y découvrir un relent de L'élégance du hérisson lorsque l'auteur exploite l'idée selon laquelle est cultivé celui qui est "en bas de l'échelle". Mais la comparaison est heureusement restée sans suite.
En fait, la lecture mérite une attention particulière dans le style et l'emploi des mots. Nous avons affaire à un véritable exercice de style. A défaut d'analyser une histoire somme toute assommante, Assouline autopsie la bourgeoisie avec ses propres armes, à savoir la langue, le vocabulaire recherchée, les opinions convenues.
J'ai eu parfois l'impression de lire une dissertation littéraire....
Les personnages qui sont pourtant au c?ur du récit sont à l'image de ce que l'auteur a voulu en faire: froids et insupportables.
Le lecteur a l'impression de voir évoluer des rats en cage qui, à défaut de pouvoir fuir, préfère s'attaquer....Pathétique en somme.
C'est une lecture agréable et curieuse mais qui ne restera pas dans les annales de la littérature à cause de son aspect trop travaillé. Quoique.....Ulysse est bien resté dans les Annales!
| | 2010-07-01 | Note : 3/5 | Un pur exercice de style... Tout dans ce roman m'a semblé banal, prévisible et convenu : l'intrigue comme les personnages.
Moins attendu, cependant, la volonté de maîtrise, par le journaliste, de son écriture : un style appliqué d'élève studieux, qui aurait contrôlé méticuleusement son texte, afin qu'aucune erreur n'échappe à sa vigilance avant de remettre sa copie.
Ce style léché, en « gants blancs » n'est pas naturel mais laborieux, ampoulé voire même pédant (confer l'emploi du verbe apparoir...).
Cela se veut distingué et c'est un parti pris... Il imite la maîtresse de maison qui traque, dans ce roman, les fautes de goût et, ce, d'une façon tatillonne, maniaque et presque obsessionnelle.
Si dans les romans d'un Jean d'Ormesson, transparaît une grande érudition, ici, on ne remarque qu'une volonté perfectionniste de bien écrire...
Quelques formules, entendues ailleurs, émaillent le texte. Bah... l'homme égoïste qui, s'il se suicidait commettrait un crime passionnel..., pas mal mais usé...
Quant aux côtés sombres voire hideux de certains personnages du « dîner de têtes », ils manquent d'approfondissement. Le journaliste reste à la surface des êtres et des situations.
Il introduit un diplomate en disponibilité dans son roman, comme Proust, mais la comparaison s'arrête là ou alors il faudrait comparer le texte à un pastiche de Goncourt, par le même Marcel Proust, au sein de La recherche...
Le roman dans le roman existe aussi chez P. Assouline mais pas comme chez Proust. En effet, il va jusqu'à citer, très complaisamment, un de ses livres : « Le portrait » ( je m'apprête à le lire...je l'avais acheté en même temps que Les invités...) dans ce roman.
Je suis restée extérieure à ce livre. Impossible d'y entrer tant la rigueur, la rigidité du style fait obstacle. Toutefois, j'ai suivi avec beaucoup d'amusement la seule aventure qui vaille dans ce livre : la construction « lexicale », l'exercice de style.
Cela tient, très efficacement, le lecteur en haleine. Comme l'hôtesse, on guette la faute...
Bonne lecture !
| | 2010-02-28 | Note : 1/5 | Cible ratée Jusqu'à la moitié du roman, c'est-à-dire jusqu'à la centième page, j'ai eu l'impression de lire du Jean D'Ormesson. Après, j'étais convaincue que l'auteur s'était trompé de public.
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