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  Fiche livre


L'élégance du hérisson

De Muriel Barbery

Editeur : Editions Gallimard
Parution le : 15 Septembre 2006
ISBN : 978-2-0707-8093-8
EAN13 : 9782070780938

«Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»

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    Vos avis

    voilà plusieurs mois que ce livre caracole en tête des ventes , un record! Aussi , quand je l'ai eu entre les mains , j'ai pensé avoir un trésor littéraire extraordinaire qui allait me faire grimper aux rideaux ! Las! J'ai déchanté ; même si c'est brillamment écrit et qu'on suit avec un intérêt moyen les aventures(!) de l'érudite mais secrète concierge Renée , en parallèle avec les pensées philosophiques (hum!) de la jeune Paloma , les louanges attribuées à ce livre me paraissent disproportionnées au même titre que "Bienvenue chez les Ch'tis" au cinéma! Voilà!
    bernard du Gard


    Ce livre est dans son entier un véritable feu d’artifice duquel l’on ne peut se détacher qu’une fois les derniers feux éteints : humour, dérision, sensibilité, gravité, érudition, finesse, émotion…
    C’est savoureux, percutant, brillant !
    Cat2008


    Je me suis parfois ennuyé à lire les reflexions philosophiques d'une concierge autoditacte, j'ai été plus interressé par les pensées de Paloma et j'ai souri avec Mr Ozu qui vient mettre un peu d'ambiance dans cet immeuble, une belle histoire de rencontre mais une lenteur pour y rentrer qui m'ont un peu déçue.
    pom'


    Une horreur

    Il faut vraiment être de gauche pour lire?
    Effectivement "j'abhorre la branchitude post-moderne des écrivains parisiens"... Mais il paraît que revendre ses cadeaux ne se fait pas.
    Mariette Morel



    Commentaires Amazon

    2010-02-21Note : 5/5
    intuition
    Je suis totalement stupéfaite par la capacité de Muriel BARBERY de saisir, d'exprimer et même d'analyser des émotions parfois aussi fugitives que le tressaillement de Renée lorsque M. OZO prononce la première phrase d'Anna Karénine !
    Je suis totalement stupéfaite par la façon dont elle décrit les émotions nées de la vue d'un arbre ou d'un tableau de Claesz ou la crispation incontrolable que produit chez Renée une virgule mal employée par Mme Pallières: à mon tour, comme son héroine, je me suis sentie démasquée, tant je croyais que ces émois m'étaient personnels !
    Et je fut bouleversée de lire ce que je ressens intuitivement depuis longtemps: que la beauté et l'art qui l'exprime sont la seule réalité immuable.


    2010-02-12Note : 5/5
    littérature et humanisme
    Ma plus belle rencontre littéraire des cinq dernières années. Les relations tissées par les deux héroïnes sont profondes, sincères et touchantes.
    Des réflexions tantôt lourdes tantôt légères sur le sens que chacun peut donner à la vie, sur sa fragilité, ses incohérences, ses possibles...

    2010-02-07Note : 2/5
    Comment être concierge et pédante?
    J'ai été très emballée au début, par les répliques clinquantes, bien trouvées, et l'originalité des deux protagonistes. Mais très, très vite, tout ça s'essoufle : les personnages tournent en rond dans leur orgueil respectif. Jamais vu un personnage si peu attachant et si pédant. Et le style, original, qui m'avait plu dans un premier temps ne fait qu'accentuer cette impression.

    2010-01-11Note : 1/5
    un roman d'aérogare
    Me fiant aux commentaires élogieux d'un ami et à la 4e de couverture de l'éditeur, j'ai enfin lu L'élégance du hérisson. L'idée de départ était séduisante, mise en forme par un Simon Leys, sinologue de surcroît, cela aurait donné un petit bijou. Muriel Barbery nous donne un pitoyable roman d'aérogare pour écolobobos partant à la découverte des immensités pelées de la Patagonie.

    Fallait-il 360 pages pour nous apprendre que toutes les loges de concierge ne puent pas le chou et la pisse de matou, que l'univers artistique de toutes les concierges ne se réduit pas au calendrier de La Poste et aux émissions de Tf1, que les bourgeois sont méprisants, cons et incultes, que les employeurs sont des salauds, que les professeurs sont des grotesques, que les barrières entre les classes sociales sont en béton armé? Ces affirmations mériteraient, si j'ose une litote, quelques légères nuances.

    Cette "impossible Madame Pipelet" est capable de reconnaître: à dix pas, un tableau de Claesz; après quelques mesures, le Confutatis du requiem de Mozart; après trois mots, le début d'Anna Karénine ou une phrase De Guerre et Paix. Au petit déjeuner elle lit une thèse de doctorat sur un philosophe du moyen-âge ou Lacan ou La philosophie allemande de Marx. Pourquoi pas? La farce n'est pas absente de la bonne littérature. Mais ici tout s'enlise dans une succession de clichés, de lieux communs, tout est tellement convenu que le lecteur n'est en rien surpris quand il apprend qu'un chat de la concierge s'appelait Fabrice (del Dongo), qu'un autre se prénomme Léon (Tolstoï), ayant failli être affublé du nom de Grevisse (grammairien). Ce Pic de la Mirandole des bas-fonds (de l'immeuble) a pour seule amie une femme de ménage portugaise, tirée d'une mauvaise opérette. Elle tisse des liens de complicité (culturelle évidemment) avec un Japonais sorti tout droit d'un dépliant touristique vantant les richesses et les subtilités de la culture japonaise et proposant un voyage d'exception : " Dans les pas de Hiroshige, de Tokyo à Kyoto, les 53 stations du Tokaido avec le Pr Sharaku, spécialiste des images du monde flottant,13 jours, 11 nuits d'hôtel, repas compris, transport en minibus climatisé, TTC 7959 euros."
    M. Ozu (on prononce Ozou, précise l'ancien prof. ) est l'archétype du Japonais à la politesse légendaire, à la culture universelle et sans faille; aucun raffinement ne lui est étranger (table, ameublement, littérature , musique, peinture, délicatesse des sentiments, respect des autres...), sans pour autant manquer d'énergie quand il le faut. A tous ces lieux communs il ne manque que la promenade au parc Monceau pour admirer les cerisiers en fleurs. Le lecteur devra se contenter des camélias que Renée fait pousser dans la cour de l'immeuble. La culture japonaise est naturellement supérieure à la culture française

    Hélas! cette mauvaise farce est rédigée avec la plume d'une première de classe, donc aucun bonheur d'écriture, aucune surprise, tout est débité sur le même mode, cela devient très vite lassant et agaçant. L'auteur excelle dans le style tranche de foie de veau, tout est flasque, pas de nerf, pas de muscle, pas de sang rouge. Le lecteur, lui, attend vainement une respiration, une césure et un changement de rythme Cette langue de bas-bleu n'est pas exempte d'incorrections: "que cela vous octroie une charge de travail" (faveur accordée aux pauvres?), "la largesse d'esprit des socialistes", (à ne pas confondre avec la largeur de vue de l'UMP), "il faut dire que, depuis quinze jours, l'immeuble ne bruisse (curieux emploi du subjonctif!) que de l'emménagement de M. Ozu", "les de Broglie" (quand il fallait les Broglie) etc. etc. Ces négligences sont d'autant plus regrettables, que l'auteur, voulant moquer un locataire, met ses fautes de français en italiques, afin que le lecteur ayant bac-4 puisse jouir comme une agrégée de grammaire.

    Un excellent bouquin pour caler un meuble bancal.

    Pour adoucir ma critique je rappellerai, de mémoire et très approximativement, les propos de Céline. Le sujet d'un roman est sans importance, pour en trouver un, il suffit d'ouvrir un journal ou d'aller chez la crémière, tout est dans le ton. Ce ton on le trouve chez trois ou quatre écrivains par siècle, Ramuz, Proust, Cingria et Céline (bien sûr).


    2010-01-01Note : 5/5
    A lire absolument
    J'ai lu ce livre peu après sa sortie. Je l'ai conseillé à tout mon entourage. Tous l'ont adoré. Je l'ai acheté en cadeau de Noël pour quelqu'un qui ne le connaissait pas. Un seul commentaire: A lire absolument.

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