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Fiche livre | | |
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 | Cette histoire là De Alessandro Baricco Editeur : Editions Gallimard Parution le : 15 Septembre 2007
Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s'efforçant de remettre de l'ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu'il voit sa première automobile, l'année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu'il rencontre la femme de sa vie et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale. Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l'écriture brillante et habile d'Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites. |
Commentaires Amazon| 2008-09-08 | Note : 5/5 | Merci Monsieur Baricco ! A tous ceux qui se désolent de l'état dans lequel erre la littérature occidentale (et française en particulier), il n'est qu'un seul remède à recommander : lisez Alessandro Baricco.
Les meilleurs ouvrages de cet auteur hors pair - qui maîtrise son art comme un véritable grand maître de la littérature - vous consoleront de la prose languissante (sinon indigente) de la plupart des plumitifs contemporains.
"Cette histoire-là" est une pure merveille d'intelligence, de fluidité, de liberté narrative, de divines trouvailles, de cohérence et surtout de poésie romanesque. Baricco y atteint le sommet de son art d'inventeur de belles histoires et de personnages inoubliables. Je le mets en premier, avec juste après, Océan Mer et Soie. Aux autres, qui sont également très beaux, on peut toutefois reprocher la mise en scène de personnages trop improbables pour être vrais. Mais dans tous les cas, lire un roman de Baricco, c'est se consoler du monde et se caresser l'âme dans le sens du Beau.
| | 2008-02-28 | Note : 5/5 | Magie Ultimo La profondeur de ce beau et grand livre s'élève au delà du simple brio dont Baricco est capable et coutumier.
L'attachement qu'on éprouve pour cet Ultimo (quel trouvaille de nom pour un héros) est dû à cet sereine certitude de son destin qui est au fond le rêve de tous.
Des personnages secondaires tout sauf secondaires ( le père, la femme eternelle, les soldats....
Des pages admirables ( la douleur à Caporetto, l'ambiance des premières courses automobiles) des dialogues étincelants et la magie Barricco.
Un grand moment de lecture.
| | 2007-11-11 | Note : 5/5 | Ultimo n'est pas le dernier........ Il fallait oser, Mr Baricco, trouver ce titre à votre roman, cette histoire là... et quelle histoire, ou plutôt quelles histoires. Ce sont les histoires d'une vie, mais aussi, intriquées celles d'autres vies. Et là est tout le talent d'A. Baricco, de nous faire traverser, à partir de la vie du personnage central qu'est Ultimo Parri, sorte d'axe de direction du roman, celle de mutliples personnages tous aussi attachants que riches et complexes. Son père, sa mère, un aristocrate italien, un soldat, des officiers, une enfant émigrée russe, puis la même devenue jeune femme, puis enfin encore la même devenue femme mariée, riche et capricieuse, des héros, des traitres, des lâches, des entrepreneurs, des voyous, des vicieux, des simples, brefs des hommes et des femmes éternels.
Au delà de ces vies imbriquées, des histoires , parfois vraies, comme le drame italien que fût la bataille de Caporetto. L'histoire de la révolution russe, des débuts de l'automobile et des courses automobiles, de la guerre, des Etats-unis de la grande dépression, de l'Europe des trente glorieuses. Mais si tout ceci n'était que prétexte.
Prétexte, car comme toujours, Baricco ajoute beaucoup de technique, de mécanique (ici automobile, piano, armes..) à son univers, comme si toutes ces machineries, ces "progrès", n'étaient en fait qu'une grande métaphore de notre capacité à accepter la fatalité de nos existences et de leur caractère vain, mécanique qui se décline en fait en mécanique romanesque pour aussi constituer le moteur, l'"axe de direction" (comme dans les Chateaux de la colère). Prétexte encore, car comme toujours chez Baricco, l'amour est tragique, loupé, manqué, inexprimé, impossible, raté, un peu à la façon d'un Schiller pour qui "celui là seul connaît l'amour qui aime sans espoir". Prétexte enfin, car il s'agit comme toujours, de l'odyssée de personnages en leur temps, en des lieux tellement éloignés les uns des autres, que tous repères sont absurdes.
Ce roman est donc une jubilation à l'état pur, du vrai Baricco, brillant, étincelant, une mécanique romanesque aussi invisible qu'efficace, un style flamboyant, de grandioses pages au coeur des sentiments humains, et une finale fataliste, désabusée, mais accomplie.
Les plus: un superbe exercice romanesque au montage complexe et subtil, des personnages hauts en couleurs, des histoires dans "cette histoire là", des dialogues - monologues- (le journal d'Elisaveta est un pur joyau), des sentiments forts et vrais, des leçons de vie, si, si....
Les moins : l'effet de surprise n'est plus celui rencontré à la lecture de Soie ou de City, mais on l'aime tant ce style Baricco.......
| | 2007-09-05 | Note : 5/5 | Baricco toujours Sur ce coup-ci, on sent que Baricco s'est appliqué. Il a du souffler à la fin de chacun de ces sept parties qu'on pourrait presque dire indépendantes, tant leurs logiques, leurs styles sont distincts. La démarche est plutôt proche de l'inoubliable City, bien que le cadre soit totalement différent. Il y a cette fois une ambition de faire oeuvre historique qui n'est pas négligeable. Cette histoire-là commence par une ouverture très elliptique, collage de mots pour restituer l'ambiance des premières courses automobiles. Par la suite, on suit l'évolution d'Ultimo et de son père, à travers l'histoire automobile ou la guerre, mais surtout à travers une histoire d'amour non pas tellement jamais réalisée, mais plutôt où les deux personnages ne veulent pas que ça se réalise, du moins pas comme on l'entend ordinairement. Les dialogues sont de pures merveilles, comme toujours chez Baricco. Et on retrouve cette espèce d'intrigue à la fois métaphysique et très incarnée qui constitue la trame de nombre de ses romans. Des personnages non pas tellement en quête, car ils savent où ils vont sauf que personne ne veut les croire, mais plutôt obstinés à réaliser leurs chimères si excentriques. Ce que je trouve magique dans les romans de Baricco, c'est que l'on adhère sans réserve à ces vies dédiées à des chimères (je me rappellerai toujours du leitmotiv de city: "les hommes ont des maisons, mais ils sont des vérandas"), intimement convaincus que là, dans ces lubies, ils ont trouvé de quoi combler joliement une vie. Toute cette métaphysique s'insuffle dans le livre, fort heureusement d'ailleurs, sans qu'on n'y prête attention. C'est un peu la métaphysique appliquée par des gens qui ne savent pas ce que c'est et qui ont d'autres soucis dans la vie. C'est terriblement beau. C'est drôle. C'est touchant. Ce n'est sûrement pas à lire après bon nombre des romans qu'on nous annonce comme ceux de la rentrée...
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