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Un léopard sur le garot
Chroniques d'un médecin nomade
De Jean-Christophe Rufin
Editeur : Editions Gallimard
Parution le : 15 Février 2008
Sélection Rue des Livres

Dans ce récit autobiographique, Jean-Christophe Rufin raconte, en suivant le fil chronologique, la place que la médecine a tenue et tient toujours dans sa vie. Déçu par une médecine hospitalière placée sous le despotisme des mandarins, il se rapproche de l'organisation créée par Bernard Kouchner, MSF, dont il décrit la vie bouillonnante, groupusculaire. Pratiquant la médecine par intermittence, il sera conseiller de quelques ministres, chargé de missions officieuses en Bosnie ou au Rwanda, mais c'est la tentation de la littérature qui l'emporte. Dans ses livres, il restitue les multiples expériences humaines vécues en grande partie grâce à la médecine. C'est aussi, d'une certaine façon, à la médecine qu'il doit sa nomination au poste d'ambassadeur de France à Dakar en septembre 2007.

Vos avis

"La médecine est le véritable sujet de ce livre. "
Dans cette chronique, Jean Christophe Ruffin, ne perd jamais des yeux la pratique de son grand-père qui pratiquait au quotidien, l'époque aidant, une médecine proche des hommes. Et nous voilà caracolant derrière le jeune étudiant, l'interne, le psychiatre, le militant humanitaire, le diplomate et enfin l'écrivain. Car l'écriture est vive, le propos parfois peu amène (un peu d'amertume?). Le champ recouvert est vaste, hyper intéressant. L'essentiel n'est-il pas de faire découvrir au lecteur les rouages de sociétés ou d'organisations dont il ne perçoit que l'écume.
foxie



Commentaires Amazon

2008-05-02Note : 5/5
a fond la forme
Le parcours de jean christophe rufin tout simplement, enfin tout simplement c'est vite dit: médecine, sciences po, écrivain, ambassadeur (ça c'est pour les boulots) afrique, asie, amérique,(ne citons pas les pays, les continents c'est plus rapide). Ce livre est un voyage à travers la vie d'un homme sympathique, intélligent et certainnement "insomniaque".
Au fait mr rufin pour votre vie de famille, il vous reste du temps?? A lire pour tous ceux qui aiment les parcours hors du commun

2008-04-23Note : 4/5
Une vie bien remplie
"La médecine est le véritable sujet de ce livre."
Dans cette chronique autobiographique, l'auteur ne perd jamais des yeux et du coeur, son grand-père qui fut médecin et humaniste.
Et nous voilà caracolant derrière le jeune étudiant, l'interne des hôpitaux, le psychiatre, le militant humanitaire, le diplomate et enfin,l'écrivain. L'écriture est vive, le propos parfois peu amène. Le champ recouvert est vaste, hyper-intéressant. L'essentiel n'est-il pas de faire découvrir au lecteur, brave béotien, les rouages de sociétés et d'organisations dont il ne perçoit que l'écume?

2008-03-28Note : 3/5
Il a toujours conservé cette propension des faibles et des gentils à se faire, quoi qu'il arrive, casser la gueule.*
* L'auteur parle ici de son grand-père.


Le nom de Jean-Christophe Rufin, pour ceux (comme moi) qui ne l'ont jamais lu, est associé à trois choses : la médecine humanitaire, le Prix Goncourt, et la représentation de la France en tant qu'ambassadeur (actuellement au Sénégal). Mais ses activités sont bien plus étendues ! C'est ici le terme de "chroniques" qui m'a attirée, et en ce sens je ne suis pas déçue.

Passée une brève narration de son enfance, l'auteur entame la partie médecine par cette phrase : "Les études de médecine sont longues mais faciles." et un peu plus loin "Seul comptait le travail. J'ai travaillé." Et tout au long de son autobiographie (partielle et partiale), il semble ne pas pouvoir se défaire d'une espèce de complexe du laborieux, moui vous savez j'ai fait tout ça mais je n'ai pas de mérite, j'ai juste bossé je ne suis pas brillant. Et puis s'y mêle en même temps une certaine forme de vantardise consensuelle, je ne veux me faire aucun ennemi et mine de rien, la vache, je ne suis pas loin d'être très bon, moi, finalement.

J'exagère mais en ce qui me concerne, l'irritation se situe bien là, dans mon incapacité à me faire au final une idée du bonhomme, bon ou brillant, gentil ou mégalo assumé je ne sais pas, ça ne transparaît pas dans son écriture (laquelle est appliquée, quelques mignons imparfaits du subjonctif, une recherche du mot exact à sa juste place, mais ne m'a pas éblouie non plus par une quelconque maestria). Parfois, j'y ai cru, au détour d'un "J'aperçus pour la première fois cette vérité, dont l'évidence ne me frappera que plus tard, à savoir que j'étais un imbécile." Parfois, mon intérêt faiblissait.

Mais le contenu est réellement intéressant, multiple, nous entraîne dans plusieurs univers très différents (enfance, médecine, neurologie, humanitaire, politique, monde de l'édition...), tour à tour grave ou didactique, plus léger voire moqueur.

Un exemple d'anecdote ? Ce mandarin qui aimait à jouer ce tour à ses étudiants, en leur déclarant, après les avoir tous fait goûter l'urine d'un patient : "Mes chers confrères, reprenait-il avec un sourire méchant, je vous ai souvent répété que le premier de nos sens est la vue. Il doit exercer son empire sur tous les autres : l'essentiel est l'observation. Or, si vous m'aviez bien observé vous auriez remarqué ceci : j'ai plongé dans ce verre mon index, mais c'est mon médius que j'ai sucé..."

Et puis encore ces mots très justes sur la neurologie, ces explications sur les véritables enquêtes que la médecine mène parfois pour cerner la maladie (House n'est pas si exagéré, finalement !), ces descriptions incroyables des services d'accouchement en Tunisie, etc., oui, il y a vraiment des choses passionnantes dans ces chroniques.

2008-03-06Note : 4/5
un parcours très riche
Dans son livre Jean-Christophe RUFIN nous livre ce qui l'a mené à devenir médecin, son parcours en tant que médecin, son engagement dans des organisations humanitaires comme médecin sans frontière (et d'autres par la suite) puis son action en politique et surtout son amour de l'écriture.
Une vie bien remplie où il nous livre ses sentiments vis à vis de la médecine si proche et parfois éloignée de "l'humanisme".
Il n'en devient que plus humain lorsqu'il nous dit que son pire regrêt est d'avoir "volé sa mort" à une patiente sur laquelle il s'est acharné alors qu'elle voulait mourir en paix.
Il nous parle du monde de la politique, de l'édition et des travers de l'homme visant au pouvoir.
Un livre très intéressant qui montre combien l'amour et l'admiration que l'on peut avoir pour grand-père peut influencer toute une vie!

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