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Fiche livre | | |
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 | Rendez-vous De Christine Angot Editeur : Flammarion Parution le : 25 Août 2006
Christine Angot rencontre un acteur. Depuis cinq ans, il veut la connaître et disparaît quand il la voit. Puis la rencontre se fait, elle écrit sur eux, l'amour est possible. Mais l'écriture va-t-elle l'absorber ? Un roman sur la passion, le théâtre, la littérature.
Prix de Flore 2006 | LittératureLa presse en parleQuatre lettres arrachées au mot « écrire ». Avec un tel prénom, Eric ne pouvait que séduire Christine Angot. L’aimanter pour mieux la rejeter dans un puits d’indifférence. L’attirer dans ses rets amoureux pour l’abandonner aussitôt, seule face à elle-même, dans les abîmes de l’autofiction. Eric est comédien de théâtre, et « souvent, les acteurs aimaient mes livres », admet Christine Angot, fataliste et flattée. Dans le secret de la lecture solitaire, Eric s’est approché de l’intimité de l’écrivain, jusqu’à vouer un culte absolu à son œuvre. Avant d’être sexuelle, leur rencontre fut donc d’abord littéraire, et forcément déséquilibrée : « Toi, tu m’avais lue. Tu connaissais les deux. Moi, je ne connaissais que la moitié, je ne connaissais que moi. Toi, tu savais tout, tu connaissais l’ensemble. » Cette inégalité des chances est à la fois moteur et désolation pour Christine Angot, qui tente de rattraper le temps perdu, de sonder à son tour les tréfonds de cet admirateur. Mais l’homme ne se laisse pas forer. Le hiatus entre les écrits de la dame et sa présence réelle lui paraît rédhibitoire. Après la représentation théâtrale du récit de leur unique nuit commune, il s’éclipse. Voilà Christine réduite à l’applaudir dans Platonov et à écrire sur l’amour platonique...
Rendez-Vous aurait donc pu s’intituler Faux Bond. Pour la première fois, Christine Angot ne vampirise pas, ni ne vandalise. Elle glisse, bute et se cogne. Puis se relève, pour observer, médusée, la vanité de ses effets. Cet échec la rend profondément romantique. Il y a quelque chose d’Adèle H. chez cette femme entière et frémissante, dévolue à un amour à sens unique. Christine Angot n’éprouve plus le besoin de choquer. Elle ose se montrer sensible, amoureuse, fragile, retenue.
Toujours experte en crudité physique, elle s’ausculte avec une ferveur bien plus poétique qu’autrefois. Son corps vibrant finit par devenir métaphore de son écriture, toujours plus ouverte et organique : « J’avais l’impression d’avoir une espèce de coton hydrophile qui m’étouffait à la place de l’œsophage, qui rendait poreux tout l’intérieur, j’avais l’impression que mes organes étaient en contact, pas séparés les uns des autres, il n’y avait pas de parois, ça communiquait, les contenus pouvaient se déverser. » Après L’Inceste, où les mots se chevauchaient, s’empoignaient, s’entre-dévoraient pour dire l’anéantissement subi, elle était passée à un style plus aplani, plus circulaire, avec Les Désaxés et Pourquoi le Brésil. Grand roman d’amour, Rendez-Vous est empreint d’une sagesse et d’une limpidité inédites. Christine Angot continue de ressasser, de ruminer, de ratiociner. Mais ce « ratiocinéma » bouleverse par son humilité. Sa rumeur intérieure ne gronde plus, elle chuchote. D’une pudeur nouvelle, l’écrivain laisse couler les mots comme des larmes silencieuses. « L’effet d’avoir tout balancé par les fenêtres, et sans doute tout perdu, me saisissait brutalement de retour à l’hôtel. Comme une angoisse de mort. Il n’y avait qu’une chose à faire, pleurer. [...] Voilà, ça au moins, les gens ne le verraient pas. Les gens ne verraient pas que je pleurais dans ma chambre après avoir fait ça. Ils ne le verraient pas. Ça me restait à moi, ça. »
Rendez-Vous n’est pourtant pas le récit d’une noyade. Dans le flot de son désespoir, Christine Angot s’agrippe aux mots. Elle vérifie leur étanchéité, leur fiabilité. Et confirme ce qu’elle a toujours martelé : la remise en cause fortifie. Marine Landrot, Télérama |
Commentaires Amazon| 2007-04-02 | Note : 1/5 | consternant Pourquoi nommer littérature ce qui n'est que le journal intime pathétique d'une nombriliste égocentrique , un concentré d'autosatisfaction et de prétention ?
En fait c'est au second degrés que ce livre ( journal ? ) doit être lu . Il regorge de perles : "je suis d'un autre temps j'aurais du vivre au 18 ème siècle , je suis trop stendhalienne" . Stendhal , écrivain du 18 ème ? intéressante découverte .
Seul le voyeurisme le plus éhonté nous pousse à achever la pénible lecture de cette supercherie qui se voudrait une aventure littéraire intense, et qui n'est que le dérisoire récit d'une tranche de vie que seule Angot peut imaginer qu'elle puisse intéresser quelqu'un d'autre qu'elle .
| | 2007-03-02 | Note : 1/5 | Le degré zéro de l'écriture Chaque fois qu'Angot commet un bouquin, on pense (et on espère) que, soit elle ne pourra pas faire pire à l'avenir, soit elle ne trouvera pas d'éditeur. Eh bien, si! Elle se surpasse, notre scribouillarde nombriliste. Elle gagne à chaque fois quelques degrés dans la platitude, elle approfondit sa nullité (si celle-ci était un puits, Angot finirait pas atteindre les antipodes), elle parvient à régresser encore et toujours. Quel tour de force! Elle arrive à se faire éditer; forcément, puisqu'elle trouve des écrivains aussi mauvais qu'elle (Sollers, par exemple) pour l'encenser. Et des lecteurs. A la première rencontre, on se fait pigeonner. Après, c'est la curiosité qui vous pousse. Vous voulez savoir si elle est capable d'être plus mauvaise que la dernière fois. Et, elle peut le faire! Ah, elle est forte, la bougresse. Surtout quand on sait qu'elle n'a rien à raconter et qu'elle le fait mal, en plus. Cette fois, elle a vraiment mis le paquet. Parce qu'en plus, son pensum est épais. Il faut éviter ce "rendez-vous".
| | 2007-02-28 | Note : 5/5 | Non pas écriture de mots mais écriture des sens Magnifique. J'adore son style. Le ressenti pur, brut trouvé dans un style simple. On comprend, on suit chaque mouvement d'âme, chaque vécu.
Ne cherchez pas d'histoire, trouvez l'histoire d'émotions humaines.
Elle est son premier terrain d'expérience. Elle y est magnifiquement humaine.
| | 2006-12-28 | Note : 1/5 | Rate et horrible Je ne peux pas finir le livre. C'est tout simplement le livre le plus difficile que j'ai lu. Pas de sense des characteres, etc etc ... Je l'ai vendu apres que j'ai lu 37 pages.
| | 2006-12-26 | Note : 1/5 | consternant Comme d'habitude chez Angot, d'une bêtise à pleurer.
Jourde et Nauleau avait très bien réglé son compte à ce type de soupe, dans "La littérature sans estomac". La France est sans doute un des derniers pays où de telles nullités sont prises au sérieux. Il y a toujours eu des livres sans intérêt aucun, mais sans doute autrefois ne suscitaient-ils pas les commentaires dithyrambiques d'un microcosme journalistique où le renvoi d'ascenseur est trop souvent la règle.
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Liens Internet | Tout d'Angot | | La parole, le pouvoir et l'amour. «Rendez-vous» avec Christine Angot. |  | Angot tango | | La diablesse donne Rendez-vous à ses amours du jour et d'hier. Irritant, attachant... Comme toujours.
Marianne Payot, L'Express
|  | Rendez-vous | | La critique de Télérama |
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