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Cette France qu'on oublie d'aimer
De Andreï Makine
Editeur : Flammarion
Parution le : 17 Mars 2006

" Je n'écrirais pas ce livre si je ne croyais pas profondément à la vitalité de la France, à son avenir, à la capacité des Français de dire " assez ! " "


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2007-11-24Note : 4/5
Merci Mr Makine !
Dans ce livre écrit à une période ou la France était en difficulté, (émeutes dans les banlieues) Andrei Makine brosse le tableau de la France telle qu'il l'aime, telle qu'elle évolue, telle qu'il aimerait qu'elle soit.
C'est un peu une vision de la France vue de l'étranger dont il nous fait apercevoir le prestige et le rayonnement dans le monde ainsi que ses caractéristiques culturelles, gout de l'esthétisme, et des formes, richesses de la langue.

Mais l'auteur nous donne aussi une vision sans concession, presque déplaisante de notre pays; "La France est haie car les français l'ont laissé se vider de sa substance".
On sent chez l'auteur un brin de nostalgie pour un pays qui connait de grands changements et certains périls.
Cependant il nous incite à nous reprendre en main, "Si vous n'êtes pas français soyez dignes de l'être" et nous montre l'émergence d'une France nouvelle, multiraciale.
A l'heure ou l'on entend tant de personnes dénigrer la France et ses habitants, Andrei Makine se livre à un exercice salutaire.

2006-12-11Note : 4/5
un essai court et facile à lire
"Cette France qu'on oublie d'aimer" est un essai clair et concis sur certaines facettes de notre pays que nous avons trop tendance à oublier. Notre culture, notre langue, notre art de vivre, des choses non dites qui ont hélàs tendance à être oubliées mais que le francophile Andreï Makine sait si bien décrire. J'ai néanmoins préféré à cet essai le roman autobiographique "Le Testament français" dans lequel l'auteur raconte comment, grâce à sa grand mère, il s'est épris, au fin fond de la Russie, de la langue et de la culture française.

2006-06-05Note : 1/5
Dépaysement pour mieux s'implanter
Cette France qu'on oublie d'aimer d'Andrei MAKINE.


Un petit livre ( à peine cent feuillets ) dont le lecteur s'empare dès les premières pages, comme il prendrait un début de conversation entre amis ; un échange de propos sur la France d'aujourd'hui entre personnes de bonne éducation, du type cadres, responsables administratifs, enseignants, intellectuels... D'abord, le lecteur observe, écoute les propos ; très vite, il se laisse pénétrer par la tonalité lyrique du discours, tantôt sobrement intimiste ( Les enfants du pays ), tantôt familier ( La France nouvelle, Le pays du soldat oublié ), parfois volontiers professoral ( La France, cet occident compliqué*, Le tsar au chevet d'une maîtresse du roi ).
Mais très vite, derrière la justesse du mot, l'élégance de la phrase ou le pittoresque des images, le ton polémique vous accroche et, sans même vous en rendre compte, vous rentrez dans la conversation. Le lecteur est ainsi amené à maculer les marges du livre de petites notules aux couleurs de son humeur. Vous ajoutez dans l'espace de la page votre « grain de sel », passant du simple point d'exclamation, triplé parfois ou devancé d' un point d'interrogation, à la brève nominale insérée pour la claque ( Bravo ! ), rebondissant de colère ou d'enthousiasme par la rédaction plus ou moins explicite d'une séquence péremptoire ( « Je ne suis pas du tout d'accord », « on ne saurait mieux dire ! »).

Ce nouveau genre de l'écrit, avec lequel noue aujourd'hui Andrei Makine pour le grand public, ajoute à son talent de romancier celui d'essayiste. Sa forte personnalité, qui transparaissait déjà dans le sujet de ses aeuvres ( voir Le Crime d'Olga Arbélina ), la qualité de sa plume, qui conjugue naturellement la vigueur et la rigueur du vocabulaire à l'élégante mouvance d'une syntaxe, où se coule au plus juste la pensée, s'expriment à merveille dans le petit ouvrage de la collection Café Voltaire, qu'ont lancée les Editions Flammarion.

A un an des élections présidentielles, il nous rend sensibles à l'avenir de la France, galvanise nos énergies et nous rappelle à notre qualité de citoyens, à notre responsabilité d' autochtone.
Le petit livre d' Andrei MAKINE nous parle enfin, se laisse entendre et trouve écho au plus profond de nous-mêmes.

* « La bibliothèque de Voltaire a été achetée, on le sait, par la Grande Catherine. » Tiens, j'ai toujours pensé pour ma part, que c'était celle de Diderot dont Catherine II s'était rendue acquéreuse, lui en laissant par ailleurs généreusement la jouissance jusqu'à sa mort.

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