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La Princesse de Clèves

De Madame de Lafayette, Jean Mesnard, Jérôme Lecompte, Marie Darrieussecq

Editeur : Flammarion
Parution le : 24 Août 2009
ISBN : 978-2-0812-2917-4
EAN13 : 9782081229174

La Princesse de Clèves met en scène, à la cour du roi Henri II, un trio tragique : le duc de Nemours est épris de la princesse de Clèves, qui l'aime en retour, mais est adorée de son époux... Par refus de s'abandonner à une passion coupable, la princesse commet l'irréparable: elle avoue tout au prince. Et cet aveu central dont dépend l'issue du drame a fait couler beaucoup d'encre, ainsi que le résume la romancière Marie Darrieussecq: « Les premiers lecteurs de Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, le jugèrent invraisemblable : quelle épouse pense devoir informer son mari de ses tentations adultères ? Au XVIIIe siècle, cet aveu, on l'a trouvé charmant. Au XIXe, immoral. Au XXe, idiot : mais qu'elle l'épouse donc, son bellâtre de cour! Et au début du XXe, on dit qu'il ne faut plus lire ce livre, mais c'est encore une autre histoire. »

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    2010-02-09Note : 5/5
    Un livre qui parle à chacun de nous...
    Qui n'a jamais connu les tourments et les délices de l'amour qui débute ? Les moments où l'on se cherche, où l'est pas sûr que l'autre ait saisi le message, où l'on ne sait pas vers quoi tout cela va nous amener ?
    La Princesse de Clèves, c'est l'histoire éternelle de l'amour naissant et, de plus, interdit. Chacun peut s'y reconnaître s'il a le courage de se plonger dans la langue du 17ème siècle et dans la complexité de la cour d'Henri II (qui cache en fait aussi celle de Louis XIV). Vous aurez aussi la fierté d'avoir lu un vrai classique de la langue française. En bref c'est un livre qui nous parle, nous fait réfléchir à l'honnêteté et à la morale et nous élève.

    2009-11-19Note : 5/5
    Triangle amoureux à la Renaissance
    La Princesse de Clèves, c'est d'abord une première phrase admirable (il faudrait noter les premières phrases de tous les romans qu'on lit, elles en disent souvent beaucoup sur ce qui va suivre) : «La magnificence et la galanterie nont jamais paru en France avec tant déclat que dans les dernières années du règne de Henry second». Mais pas seulement. La Princesse de Clèves, c'est aussi le premier roman psychologique de la littérature française, la première fois qu'un auteur se préoccupait des pensées de ses personnages et non des événements qu'ils engendrent ou qu'ils traversent. La Princesse de Clèves, enfin, c'est un roman historique bien documenté, écrit un siècle après les faits qu'il relate.

    Mais oubliez tout cela, La Princesse de Clèves, c'est avant tout une réflexion éternelle sur l'amour qui rend plus souvent malheureux qu'heureux, un bouleversant triangle entre un mari amoureux, une femme d'honneur et un amant passionné. Il faut d'ailleurs prendre le mot "amant" dans le sens qu'il avait à l'époque - "un être qui aime et est aimé en retour" - sans la connotation qu'il implique aujourd'hui. C'est aussi un roman écrit par une femme de coeur et d'esprit sur le fil du rasoir de sa propre vie.

    L'écriture est magnifique. Elle peut certes apparaître un peu difficile à ceux qui n'ont pas l'habitude de la langue du 17e siècle et qui ont (comme moi) gardé un souvenir pénible des lectures obligatoires au collège ou au lycée mais l'effort en vaut la peine et sera amplement récompensé par le plaisir pris au final.

    J'aimerais aussi citer la dernière phrase du roman, toute aussi admirable que la première, mais ce serait gâcher la surprise. Je ne le ferai donc pas. ;-)

    2009-08-28Note : 5/5
    Un ouvrage d'actualité.
    Un ami que ses hautes responsabilités contraignent à l'anonymat, et qu'on désignera ici sous le nom (totalement controuvé) de Nicolas S..., actuellement en cure de repos dans le Sud-Est en raison d'un surmenage lié à ses fonctions, et étroitement surveillé par son épouse qui veille rigoureusement à lui interdire tout effort, intellectuel ou physique, me charge de faire publier cette chronique, rédigée par ses soins dans le plus grand secret, ce dont je m'acquitte avec plaisir en me flattant de la confiance que m'accorde ainsi cet illustre personnage. La voici.
    P..., j'en peux plus, je m'emm..., je peux plus rien faire, plus de footing, plus de vélo, la télé est bloquée sur Gulli et National geographic, on m'a supprimé mes téléphones, je vois personne. Vivement la rentrée. Même la pensée que je pourrais être en Bretagne ne réussit pas à me consoler. Heureusement, il y a une semaine, j'ai réussi à soudoyer un des hommes du GIGN qui gardent la propriété : contre une Rolex (je l'ai bien eu, ce c..., c'est une fausse : de toute façon, il est incapable de faire la différence, vous pensez, un gendarme, c'est habitué aux Casio avec des boutons partout), il a accepté de me faire passer un livre (mais j'ai dû me faire avoir, y'a marqué édition brochée, et j'ai pas trouvé la broche, c'est un coup du gendarme, suis sûr, le ferai muter à Vannes en rentrant). C'est dire à quel point je me fais c.... La Princesse de Clèves, ça s'appelle. Bon, comme je suis obligé de lire la nuit dans mon lit (je dors seul) à la lampe électrique et que j'ai plus l'habitude, je vais pas vite, mais c'est torché. Je sais pas qui c'est cette Madame de LaFayette, mais je vais te la décorer en rentrant, celle-là, c'est chiadé, son truc.
    Dès le début, j'ai accroché, ça se passe à la Cour, la mienne, j'ai bien reconnu. La Lafayette, si ça se trouve, je la connais. Z'allez voir. Un extrait au début : « La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec autant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second ». Y'a qu'un truc qui me chiffonne ; ça voudrait pas dire que je vais être battu en 2012 ? Je continue, et là, c'est beau ; « Ce prince était galant, bien fait et amoureux. Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations ». Alors ? Pas mal, non ? Je sens que je vais me mettre à lire, moi, c'est bon pour mon moral. J'en suis qu'à la page 20, mais y'a une scène super : ça fait trois fois que je la relis, ca se passe chez un bijoutier, c'est extra. C'est la tassepé, là, La Princesse de Clèves, elle connaît rien, elle doit sortir de Bretagne ou de par-là, elle arrive à Paris. Extrait : « Le lendemain qu'elle fut arrivée, elle alla pour assortir des pierres chez un Italien qui en trafiquait pour tout le monde. Cet homme était venu de Florence avec la Reine ( fort, ça aussi, non, remember Clara) et s'était tellement enrichi dans son trafic que sa maison paraissait plutôt celle d'un grand seigneur que d'un marchand". Fou, non ? En voilà un qu'a tout compris : travailler plus pour gagner plus. Bon, je sais pas si j'aurais le temps de finir avant de rentrer. En plus il me faudrait un dictionnaire, y'a des trucs un peu compliqués, des trucs de gonzesses, genre intello, mais dans l'ensemble ça se tient. Au prochain conseil des ministres, je vais t'en faire amener une caisse et tout le monde sera obligé de le lire. Après le CD de Carla, pour certains, ça leur fera au moins un livre et un disque à la maison. La tronche qu'il va tirer, Estrosi, un livre !.
    En conclusion, un témoignage édifiant sur la vie des grands (....) de ce monde.


    2009-08-10Note : 5/5
    Pour tous... surtout les guichetieres et les guichetiers
    Ce livre n'est pas devenu un classique de la littérature par hasard. Recommandé pour tous sauf si vous êtes guichetière ou guichetier puisquil parait, d'après Mr Sarkozy, que cela ne présente pas d'intérêt avec elle (à moins que ce soit l'inverse en fait....)

    2009-04-20Note : 5/5
    livre ressource
    Sur l"histoire" de la cour de Louis XIV, sur le style littéraire, sur l'éducation des bonnes manières, sur le plan religieux (gommé ici), sur.... ce livre est toujours plein d'intérêt. La collection aide de plus ceux qui ne trouverait rien d'intéressant dans ce livre.

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