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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Verte De Marie Desplechin Editeur : L'Ecole des Loisirs Parution le : 6 Septembre 2007
A onze ans. la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné : empoisonner le chien des Voisins. Sa mère Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être. | [Poche]Jeunesse
Commentaires Amazon| 2008-09-20 | Note : 4/5 | Narration à quatre voix : vif et agréable Je ne vais pas m'étendre sur l'histoire, ce qui a été fait ailleurs, mais plutôt sur la narration à quatre voix, que j'ai trouvé tout simplement géniale. L'auteur se glisse dans la peau de ses quatre personnages principaux et réussit ce tour de force de ne pas se redire. Elle fait avancer l'histoire de façon vive et agréable, en revenant sur les points qui méritent l'éclairage des autres protagonistes seulement lorsque c'est nécessaire.
J'ai trouvé l'histoire bien menée, même si quelque peu "bateau" et surtout le vocabulaire et l'écriture d'un très bon niveau, ce qui en fait un roman agréable à tout âge.
| | 2008-03-14 | Note : 4/5 | Tu seras une sorcière ma fille ! Quand , sans toucher à rien, par la seule puissance de son" sale caractère" ,la petite Verte, onze ans fracasse pour 500 francs de vaisselle (75 euros), sa mère contemple le désastre avec "des hoquets de joie". et pense :"Si ce n'était pas là la signature d'un pouvoir surnaturel, je voulais bien me faire fée des bois." Car dans le famille de Verte, on est sorcière de mère en fille que ca plaise ou non.
Verte rechignant un peu, sa mère Ursule passera le relais à la grand-mère Anastabotte, sorcière respectée par tout le monde de la sorcellerie. Mais Verte n'a de cesse que de retrouver ...son père, un mortel tout ce qu'il y a de plus normal, la preuve: son prénom bien banal : Gérard.
Marie Desplechin,sous prétexte de sorcellerie, nous montre ici une famille matrilinéaire, où la transmission se fait par les femmes et où les hommes n'ont, apparemment, qu'un rôle secondaire. Ce n'est pas non plus un hasard si à plusieurs reprises on souligne l'aspect précoce de la manifestation de sorcellerie de Verte, ce passage symbolique à l'adolescence entraînant un conflit avec la mère qui sera pacifié par la grand-mère qui prend le relais de la transmission du savoir.
Une jolie manière d'envisager le passage à l'adolescence et de montrer le pouvoir des femmes !
| | 2008-01-16 | Note : 4/5 | 3 chapitres pour 3 points de vue. Dans cette famille, on est sorcière de mère en fille.....sauf que la petite dernière, Verte, ne l'entend pas de cette oreille!
L'auteur nous offre 3 points de vue (je ne vous dirai pas lesquels), 3 points de vue de protagonistes embarqués dans cette "sale" histoire: comment faire de Verte une sorcière accomplie?
On rigole beaucoup car les sorcières sont terriblement humaines et nous resemblent, surtout dans le conflit de générations. Ce livre est aussi intéressant dans la notion de point de vue car le lecteur se rend compte que beaucoup de situations ne sont pas vécues de la même façon en fonction du personnage qui les vivent et les racontent.
Finalement un livre à conseiller tant par ses qualités littéraires, que par l'originalité du sujet traité.
| | 2007-10-19 | Note : 4/5 | Sorcières de mères en filles. Quand on s'appelle Verte et quon a une dizaine dannées, il est bien difficile d'être une petite fille ordinaire qui rêve d'être normale et de se marier (avec Soufi, pourquoi pas, un jeune garçon de sa classe).
Rien de surprenant, toutefois, dans le choix de ce prénom insolite quand on apprend que sa mère, Ursule et sa grand-mère, Anastabotte, sont des sorcières et dans ce genre de famille on se doit dêtre sorcière de mère en fille.
Seulement Verte ne l'entend pas du tout ainsi et se montre même récalcitrante à toute éducation en matière de sorcellerie. De plus elle ne semble absolument pas douée, ce qui fait le grand désespoir de sa mère. Exaspérée, celle-ci finit par confier sa petite à sa grand-mère dans l'espoir qu'elle parvienne à lui transmettre les rudiments du métier.
C'est tout naturellement et avec bonheur qu'elle y parviendra s'opposant ainsi à l'intransigeance d'Ursule. Seule cette grand-mère, tout excentrique qu'elle puisse être, pénétrera l'univers secret de sa petite fille atténuant ainsi ces relations conflictuelles mère-fille, omniprésentes dans le livre.
Ce livre de sorcières, dont l'univers semble très proche d'une certaine réalité, s'inscrit davantage dans l'esprit de la série "Ma sorcière bien aimée" plutôt que dans le contexte des sortilèges de Harry Potter.
Cette histoire, remplie d'humour, est racontée à quatre voix avec ainsi les points de vue des différents personnages permettant au jeune public d'exprimer et d'affirmer ses propres perceptions.
[En France, ce livre est inscrit par le Ministère de l'Éducation Nationale sur la liste de référence d'ouvrages de littérature conseillés pour le cycle 3 (8-11 ans)].
| | 2007-10-18 | Note : 5/5 | Du malheur d'être née dans une famille de sorcières ! A onze ans, Verte découvre qu'elle est la fille d'une sorcière, et la petite-fille d'une sorcière. Impossible de passer entre les mailles du filet, elle aussi est une sorcière ! La sorcellerie est une transmission héréditaire, de mère en fille, et Verte doit absolument accepter son sort. Or, elle refuse. Catégoriquement. Peut-être, pour l'excuser, il faut reconnaître que Verte cumule les mauvais points. D'abord elle abhore son prénom qui est un peu trop décalé, marque de fabrique d'une mère trop originale et qui refuse de faire comme tout le monde, ensuite Verte craint de ressembler à cette mère qui dérange et ne cherche qu'à enquiquiner ses voisins, et enfin la jeune fille veut connaître son père, un certain Gérard porté disparu depuis la nuit des temps ! ...
Bref, le petit monde de Verte n'est pas celui du pays des Merveilles. Toutefois, Verte est bien entourée, mis à part sa mère Ursule qui bloque et dont les systèmes court-circuitent en matière d'éducation et de pédagogie. C'est auprès de sa grand-mère Anastabotte qu'elle va s'initier à son métier de sorcière (car oui, c'est du travail !). « Pour devenir sorcière, il ne suffit pas d'avoir un don. Il faut se donner du mal. Là comme ailleurs, le vrai secret, c'est le travail. Les jeunes sorcières doivent apprendre, lire et relire sans fin les manuels et s'exercer sous la direction d'une ancienne. »
Et en marge de ses soucis familiaux, Verte va aussi avoir « un amoureux ». Soufi est beau, gentil, il joue au football et va devenir le meilleur ami et le confident de la jeune fille. (Entre-temps, il va servir de cobaye aux premières expériences de sorcellerie, mais chut ! )
Ramdam chez les sorcières ! « Verte » est un ouvrage délicieux, drôle, le portrait d'une famille pas comme les autres, même si les apparences sont trompeuses, où les relations générationnelles sont aussi importantes que touiller ses potions dans la cocotte-minute ou jeter un sort d'Ombre Bleue du fin fond de l'atelier de la grand-mère ! Cette idée de sorcières échappe aux clichés, et c'est de plus très bien écrit par Marie Desplechin qui dope là le moral le plus cotonneux !
Une seule contrainte, désormais : lire la suite, « Pome » ! !
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