 Cliquez pour agrandir | Mal tiempoDe David Fauquemberg
Editeur : Fayard Parution le : 26 Août 2009 ISBN : 978-2-2136-3695-5 EAN13 : 9782213636955
Cuba, le meilleur de la boxe. Des champions n'étamons, éternels amateurs enfermés dans leur île. Je devais accompagner de jeunes espoirs français partis s'endurcir à Pinar del Rio. Chaleur caraïbe, sessions d'entraînement intenses. riz-haricots noirs au menu, dortoir collectif... Le stage s'annonçait rude. Très rude. A trente ans, la fin de carrière approchait. Je le pressentais. Claquement des gants sur les sacs, cuir contre cuir. Dans la fournaise du gynmase, j'ai remarqué Yoangel. Catégorie poids lourds. Un prodige. Le tempo, la présence, toul ce qui m'avait manqué. Lui, le paysan d'un pueblo perdu, cet esprit ombrageux traversé par l'antique magie de ses ancêtres Yorubas, réussirait-il l'impossible ? Vaincre, vraiment ? Yoangel Corto ne combattait pas I'adversaire. Il combattait la boxe. |
Prix conseillé : 19,20 € - Prix : 18,24 € |
Acheter ce livre
Commentaires Amazon| 2010-09-20 | Note : 3/5 | Direct du droit Parler du noble art, c'est déjà aborder une forme littéraire où il ne faut pas craindre une écriture qui ait du punch. Ce sport n'est pas fait pour les amateurs de romantisme. On y évoque la misère, l'envie tenace de s'en sortir, on y sent la sueur, les coups, le goût du sang dans la bouche. On y sent aussi un formidable respect pour ce sport très ancien hérité de l'antique "pugilat", qui répond à des règles strictes qui fait qu'il ne peut être pratiqué que par des voyous voulant devenir des gentlemen. Du moins dans le circuit amateur.
De David Fauquemberg, j'avais été frappé par sa puissante écriture avec son premier opus : Nullarbor. C'est donc en confiance que j'ai abordé "Mal Tiempo" où sa sécheresse de description fait merveille, tout en mettant le doigt sur la basse folie qui imprègne notre humanité. Le roman se passe essentiellement à Cuba ou les contrées limitrophes. Nous y faisons connaissance d'un pays rongé d'humidité, de doute et de fatalisme, d'où s'extraient des graines de champions qui restent dans les catégories amateur, révolution socialiste oblige. Le style de l'auteur descend à ras de terre, accompagne les protagonistes non seulement sur le ring mais également dans les affres de leur vie sociale. Cette dernière leur cause parfois quelques soucis. Mais entrer en boxe est comme entrer en religion, il faut s'y donner à fond. C'est là que s'est précipité Yoangel Corto avec lequel le lecteur fait connaissance. Yoangel à la personnalité mystérieuse, combattant ultime à la droite foudroyante. Yoangel dont la personnalité tourmentée fera qu'il ne voudra pas devenir comme un de ces coqs de combat que l'on envoie à la mort.
Mal Tiempo est un roman sec comme un coup de trique, que le lecteur dévore aisément, même s'il n'a pas d'affinité pour la boxe. Les amateurs, eux, retrouveront une verve que l'on peut trouver chez d'autres auteurs ayant abordé le genre, comme Jack London (Sur le ring).
| | 2010-03-02 | Note : 3/5 | Le rythme des coups qui pleuvent Une plongée dans l'univers de la boxe, où l'on suit l'ascension fulgurante d'un poids-lourd cubain au talent inouï : Yoangel Corto, véritable bulldozer du ring. De l'entraîneur tyrannique aux laissés pour compte alcooliques, l'auteur n'oublie personne. Ses descriptions, réalistes, minutieuses, servies par une prose lapidaire, rendent parfaitement le rythme haletant des combats. On sent la sueur, l'odeur particulière des gants de cuir usés qui cognent la chair. On entend les ahanements des adversaires, leurs souffles rauques qui se répondent sous les huées de la foule, entre le claquement des coups. Ici, tout est histoire de rythme, de tempo. Vous n'aimez pas la boxe ? Vous risquez fort de changer d'avis.
| | 2009-11-02 | Note : 4/5 | Vraiment bien "Ce roman vous ferait aimer la boxe" ai-je lu à plusieurs reprises dans la presse.
Je dois dire que c'est plutôt réussi pour ma part.
J'ai beaucoup aimé ce style d'écriture qui nous plonge au coeur de la boxe. En lisant ce livre, j'ai eu l'impression d'être le narrateur moi-même.
Les ambiances sont superbement bien restituées. Je n'ai pas oublié les odeurs de transpiration dans les salles. Je n'ai pas non plus oublié cette fameuse scène où la route est jonchée de crabes noirs.
Bref, un bon roman à découvrir et ne vous arrêtez pas sur le fait que cela se passe dans le milieu de la boxe.
Seul bémol, la fin que je trouve trop précipitée.
|
Donnez votre avis  Vous devez être inscrit pour poster un avis sur ce livre. Pour vous inscrire, cliquez ici.
|