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Oeuvres

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Auteur(s) : ,

Editeur : Robert Laffont

L’écrivain israélien Aharon Appelfeld dit que les romanciers russes, Tolstoï, Dostoïevski, Tchekov, Tourgueniev, savaient aimer « leur peuple, leurs douleurs et leurs blessures ». Vassili Grossman, romancier russe né en 1905 dans l’une des capitales juives de l’Ukraine et mort à Moscou en 1964, aimait son peuple et sa mère. Son œuvre rend compte du chant secret de ceux qui, dans la Russie stalinienne, croyaient encore que la liberté, la tendresse, la bonté étaient « le pain et l’eau de la vie ». La pensée de cet homme, l’un des écrivains majeurs du XXe siècle, seul face à la tragédie totalitaire, dépasse les circonstances. Affrontant les horreurs et les idéologies mortifères de son temps, il parle « du grincement combiné des fils de fer barbelés de la taïga sibérienne et du camp d’Auschwitz ». Grossman, c’est aussi un destin hors du commun. D’abord chimiste de son état (comme Primo Levi) puis écrivain, il se montre un serviteur docile de l’État soviétique avant de centrer sa création sur le phénomène totalitaire. Son roman, Vie et destin, est saisi par le KGB et Grossman, interdit de publication. Il meurt après avoir mis au point une dernière version de Tout passe, son testament spirituel, sans jamais savoir si ces textes seront publiés. C’est bien après sa mort que ses romans seront découverts en Occident.

32,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
1090 pages
ISBN : 978-2-2211-0193-3
Les avis

La presse en parle

Vassili Grossman, un miracle littéraire. Une grande partie de l’œuvre de l’auteur de Vie et destin est publiée dans la collection Bouquins, chez Robert Laffont. L’occasion de lire ou de relire l’un des plus grands écrivains du XXe siècle. Relire Vassili Grossman, un quart de siècle après la révélation au monde de Vie et destin, c’est revivre un des plus lumineux miracles littéraires du XXe siècle. En fait, deux miracles : la naissance d’un roman ample comme Guerre et paix, traversé d’éclairs comme Les Démons, débordant d’humanité comme les récits de Tchekhov, et le sauvetage d’un texte condamné à mort par le pouvoir soviétique et ses sbires littéraires. Brouillons et copies tous confisqués, l’œuvre devait disparaître. Elle ne disparut pas : l’académicien Sakharov d’abord, puis l’écrivain Voïnovitch en avaient fait chacun secrètement un microfilm. L’un se perdit, l’autre parvint à Efim Etkind, qui, avec l’éditeur Vladimir Dimitrijevic, devint le sauveur du texte. […] Aujourd’hui, les « trous » ont été corrigés grâce au manuscrit miraculeusement retrouvé en 1988, et il reparaît dans les Œuvres publiées par les soins de Tzvetan Todorov.

Georges Nivat, Le Monde

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