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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Petite Mort : Anthologie érotique de littérature fantastique De Ruth Rendell, Joyce Carol Oates, Clive Barker Editeur : Albin Michel - L'Echo des Savanes Parution le : 2 Juillet 1998
Suivre des femmes pour le plaisir de les terrifier... le héros de Ruth Rendell finit par se prendre au jeu de cette étrange activité qui lui procure une excitation de plus en plus intense. Jusqu'au jour où le destin vient mettre fin à son « passe-temps » avec une cruelle ironie. Comme Ruth Rendell, tous les maîtres du suspense et du fantastique réunis dans ce livre, de Joyce Carol Oates à Clive Barker et Harry Crews, célèbrent avec un égal talent la singulière alliance de l'horreur et du plaisir, de la cruauté et de la jouissance, de la perversité et de la sensualité. Aux limites du fantasme, de la réalité et de la folie, ces textes, où le sexe et la mort forment un couple indissociable, composent une anthologie érotique et noire qui exalte tous les sens. À lire absolument pour se griser de peur et de volupté. |
Commentaires Amazon| 2008-04-28 | Note : 5/5 | SIGNIFICATIF Ce recueil de nouvelles, pour la plupart excellement écrites, constitue un témoignage déprimant des rapports entre les sexes dans un contexte pas toujours si fantastique ni érotique que ça. Passons sur la contribution de Ruth Rendell, que la renommée prédisposait à servir de 'locomotive' à l'ensemble, et qui, si elle nous offre une petite nouvelle fort bien troussée, apparaît fort peu représentative du reste de l'ouvrage, notamment en raison du caractère élégamment policé de sa contribution. Car la quasi-totalité des autres textes déstabiliserait plutôt par sa violence expressionniste. Et la question qui se pose finalement lorsqu'on repose ce livre qui est, répétons-le, d'un niveau littéraire supérieur, ne saurait être que la suivante: que s'est-il passé pour que les rapports amoureux entre hommes et femmes, voire à l'occasion entre personnes du même sexe, soient à ce point voués au désenchantement jusqu'à la catastrophe? Deux nouvelles me paraissent à cet égard emblématiques: dans l'une l'homme finit châtré, dans l'autre la femme meurt ses organes sexuels cisaillés. Un certain puritanisme aurait-il pris sa revanche en souillant la soi-disant libération des moeurs d'abominables perversions? Même en faisant la part de l'imagination, qui d'ailleurs ne bâtit jamais à partir de rien, comment trouver une explication qui pourrait nous délivrer à terme de ces abîmes malsains? Car ici c'est avant, pendant et après le coït que l'animal est triste.
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