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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Non, ma mère n'est pas un problème De Stéphanie Janicot Editeur : Albin Michel Parution le : 21 Août 2002
"Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble." C'est la phrase-clé que prononce le docteur David Holstein au moment de prendre en analyse Aaron-Pierre, quarante ans. Aux propos d'Aaron-Pierre sur le divan vient en contrepoint s'ajouter le journal de sa mère, 40 ans plus tôt : jeune fille de 20 ans amoureuse de son mari, puis jeune mère attentive et parfaite, enfin épouse déçue, bientôt murée dans la frigidité. A travers le double récit d'Aaron-Pierre et de sa mère, le roman d'un jeune homme qui mène sa vie tant bien que mal jusqu'au dénouement surprenant et cocasse. |
Commentaires Amazon| 2008-07-18 | Note : 4/5 | la négation d'un problème ne l'efface pas Je découvre Stéphanie Janicot et j'ai beaucoup apprécie ce livre. C'est le récit entrelacé d'Aaron,le fils,qui entreprend une analyse à la demande de la femme qu'il aime et le journal de sa mère, juive mariée à un catholique mais "l'amour n'a pas de religion". Il s'agit d'une grande incompréhension entre cette mère d'une autre époque et ce fils d'aujourd'hui. Mais c'est surtout une histoire d'amour, un amour destructif qui va les séparer, un amour fou dont ils souffrent tous les deux et qui entrave l'épanouissement de leur vie présente. Nous imaginons la fin du livre et de l'analyse mais la fin du livre de SJ sera bien différente et bien plus subtile. D'accord avec un commentaire : ne pas lire la page de garde qui en dévoile beaucoup trop et gâche le plaisir de la déoouverte.
| | 2004-05-19 | Note : 4/5 | l'être et le paraître très bien décortiqués ! Aaron-Pierre Durand-Carmin entame une psychanalyse pour faire plaisir à sa petite amie, car celle-ci voudrait qu'il règle son problème avec sa mère avant de s'engager avec elle. Quel problème ? Non, sa mère n'est pas un problème, pour lui, elle a disparu de sa vie il y a bien longtemps. Le talent de l'auteur est dans la construction du roman : alternance des chapitres, avec tantôt un passage du journal intime de sa mère allant de 1964 à 2001, tantôt une séance d'analyse d'Aaron. L'une avance dans le temps, l'autre recule. Le procédé est classique mais il est réussi : l'écriture évolue de la même manière que le personnage de la mère. (enfin pour ma part c'est surtout cette partie du récit que j'ai aimé). D'abord timorée, naïve et effacée, on pourrait presque la croire simplette, elle se raccroche à la vie comme elle peut et va se libérer tout doucement du poids cruel qui pèse sur elle (je n'en dis pas plus, ce serait gâcher les lectures à venir), d'une écriture presque puérile et faussement simple, l'auteur parvient à une écriture qui s'affirme, libre et décidée, précise et sûre, comme l'évolution du personnage. Les caractères et sentiments des protagonistes sont très bien vus. Plus on avance dans le livre et plus l'on se demande comment ces chapitres alternés vont se rejoindre, car il faut forcément qu'ils se croisent. La chute est donc surprenante et bien amenée. Je ne connaissais pas Stéphanie Janicot, c'est une belle découverte.
| | 2002-10-11 | Note : 3/5 | Drôle et pathétique Stéphanie Janicot a réussi à nous faire aimer cette mère si "folle". Depuis toujours elle n'a jamais été dans la réalité mais la fiction l'a emmenée dans son monde: celui d'une sénilité ou d'un Azheimer aujourd'hui tant décrit. Pleins de richesse d'écriture,égal à ses autres livres ,Stéphanie Janicot nous plonge dans un univers paradoxal...
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