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Fiche livre | | |
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 | Artefact De Maurice G. Dantec Editeur : Albin Michel Parution le : 22 Août 2007
« Deux tours américaines fracassées par le ciel. Une mystérieuse valise violette dans les mains d’un homme libre. Un tueur impitoyable prétendant être le frère du Diable diffuse en direct ses propres crimes sous les yeux du monde entier… »
Trois fictions encore plus vraies que la vérité, trois fictions qui n’en font qu’une seule, où vous descendrez vous-même les escaliers de la tour Nord du World Trade Center dans les hurlements des aciers vaporisés. Une Trinité où vous ouvrirez vous-même la valise violette à la recherche de votre futur. Une dualité où vous laisserez vous-même le Diable pénétrer douloureusement votre corps.
Vous n’avez pas fini d’en apprendre sur vous-mêmes. |
Commentaires Amazon| 2008-01-02 | Note : 1/5 | Simulacre de roman Le nouveau roman de Dantec, un pavé de 566 pages, est en fait un recueil de trois textes distincts. Le premier texte Vers le nord du ciel débute avec l'effondrement des tours du World Trade Center de New York. Un homme - mais la suite nous révèlera assez vite que ce n'est pas vraiment cela - sauve une petite fille de l'attentat gigantesque dans une entame de roman fabuleuse puisqu'ils vont dévaler les escaliers de la tour qui s'affaisse sous les gravats et plafonds qui cèdent sous le poids des étages supérieurs qui explosent, avant qu'ils ne soient tous deux poursuivis par de mystérieux hommes en noir. Un début digne de La Tour Infernale le film avec Bruce Willis, pour un texte qui peut relativement s'inscrire dans la lignée de La Sirène Rouge l'un de ses opus précédent. Le second texte Artefact est quasiment illisible et pour moi je n'y vois qu'une explication, Dantec a voulu se foutre de la gueule des critiques ou de ses admirateurs bornés qui boivent comme petit lait tout ce qu'il écrit. Une mise en abîme où un amnésique se réveille dans une chambre où une machine à écrire « écrit » tous les jours ce qui lui est arrivé la veille. Est-ce lui qui tape ce texte la nuit ? L'homme et le texte ne font bientôt plus qu'un. « Je suis l'artefact. Je suis le « je » secret, le « je » qui s'efface pour faire jaillir le Verbe, le je qui disparaît pour qu'apparaisse la personne. » Pour sûr ! Enfin le dernier texte Le Monde de ce Prince est une métaphore sur notre monde où la violence est partout, chaque jour plus ignoble et poussée ici à son paroxysme puisqu'un psychopathe se déclarant frère du Diable, diffuse sur Internet les films des horreurs qu'il commet et dont l'intensité va crescendo, torture de la femme complice d'un pédophile, enfermement d'un black et d'un nazi jusqu'à ce qu'ils s'étripent etc. Les actes de violence et les tortures particulièrement gratinées sont décrits avec une certaine complaisance et on est à la limite de la nausée. Par ailleurs ces crimes étant commis sur des personnes elles-mêmes coupables de perversités, pédophilie, racisme, attentats islamiques etc. on flirte souvent avec la ligne jaune du populisme d'extrême droite, une pente savonneuse difficile à maîtriser ... du lard ou du cochon, on ne sait pas trop sur quel pied Maurice G. Dantec veut nous faire danser ? Entre une idéologie douteuse, des références constantes à Dieu et au Diable dans un galimatias pompeux et ses obsessions constantes aux technologies modernes, on finit le bouquin (déjà un bel exploit !) laminé, épuisé et écoeuré par ce monde où l'auteur nous plonge le nez, comme on met la truffe de son chien dans la merde qu'il a chiée sur le tapis pour qu'il ne recommence plus. Mais peut-être est-ce le but ultime de cet ouvrage ?
| | 2007-12-27 | Note : 1/5 | Vraiment très décevant Je m'attendais à un roman sur "le 11 Septembre, un tueur impitoyable, une valise violette...". Et après les pages presque sublimes du diptyque Cosmos Incorporated + Grande Jonction, j'étais vraiment impatient de lire un nouveau roman de Dantec.
Il n'en est rien.
Voici trois histoires qui n' ont strictement rien en commun, si ce n'est peut-être le prolongement de certaines réflexions déjà amorcées dans son journal American Black Box: Le théâtre des Opérations 2002-2006: La fin des temps est ici; le monde est fini le 11 Septembre; nous allons tout droit vers la grande guerre ultime, etc.
La première histoire semble une fiction construite autour du désir de Dantec d' épargner notre monde actuel (qui est nul, etc., etc.) à sa fille; la fin est incroyablement décevante et indigne d'un écrivain professionnel.
La seconde histoire reprend quelques éléments de la fin de la deuxième partie de son roman Villa Vortex, au sujet de la relation trinitaire que existerait entre narrateur, lecteur, et narration, et semble quasiment incompréhensible, même après plusieurs lectures.
Dans la troisième histoire il déverse toute sa haine, tout comme dans American Black Box, envers pratiquement tout ce qui n' est pas synonyme de revenir au Moyen Âge, et tout ce qui est synonyme des Lumières et du progrès scientifique des trois derniers siècles, en visant quelques cas qui semblent puisés de la réalité quotidienne au Québec. Dantec montre des raffinements de cruauté (dont la forme hérite de son roman Les Racines du Mal, et le fond de son journal American Black Box) pour exterminer quelques exemples de la social-démocratie occidentale et l'injustice locale à laquelle elle peut conduire: ainsi il extermine un juge qui a protégé une secte, et la secte; il extermine des organisations pro-islamistes; il extermine un yuppie dont le chien a tué une petite fille; etc.
L'histoire n'est apparemment rien d'autre que la fiction minimale nécessaire à rédiger sa haine sous une autre forme que dans American Black Box, et la fin est, encore une fois, décevante.
J'ai bien peur que Dantec n'ait fait le même saut quantique que Philip K. Dick lors de la Trilogie Siva: ne plus être capable de distinguer la réalité de ses univers de fiction.
Il semblerait de plus que l'éditeur ait forcé à tout prix la sortie d'un nouveau Dantec de fiction avant 2008, même au détriment de Dantec, car ce recueil de trois histoires est nul par rapport à ce qu'il produit d'habitude. En tout cas, c'est la dernière fois que j'achète un Dantec sans le feuilleter au préalable.
Conclusion: À éviter à tout prix.
Mieux vaut relire Cosmos Incorporated + Grande Jonction. Je recommande vivement la lecture de ces deux romans à ceux qui n'ont pas lu Dantec, et qui auraient une impression complètement fausse de la qualité de cet auteur en lisant seulement Artefact.
| | 2007-12-04 | Note : 5/5 | parfaite démonstration de la puissance de l'écriture Je trouve M. G. Dantec fascinant dans le flamboyement de la prose et dans la nudité de ses visions. La violence y est présente et elle n'est finalement que le pâle reflet d'une réalité que nous ne voulons pas regarder. La première nouvelle est ma préférée, elle donne de l'espoir. Espérance d'échapper à l'indicible. C'est notre désir d'être sauver qui nous fait croire. La deuxième est un essai très réussi qui fait perdre pied entre nuit/jour avant/après sujet/narration ... La troisième nouvelle est parfaite, le diable est vraiment là, il s'installe progressivement dans votre tête. C'est si parfait que j'ai renoncé à lire la fin!
| | 2007-10-10 | Note : 5/5 | magristral Les trois parties de ce dernier opus du maître sont déroutantes, fascinantes. Chacune fait appel à une forme d'écriture particulière, une narration spéciale, et bien que le style soit là à chaque fois, il se décline avec brio. Ma préférence va à la permière nouvelle, mais c'est très subjectif. La deuxième est la plus étrange avec ces basculements danteciens façon final de villa vortex. Quant à la troisième nouvelle, elle est absolument effrayante, glaçante. Ce livre est pur comme un miroir, on y voit le sublime et le degradé dans l'humain. Bref, pour les amateurs de MGD, pas de déception, c'est du très très haut niveau, comme d'habitude. On y retrouve le mélange propre aux oeuvres antérieures : philosophie, théologie, suspense, etc. Je le conseille, comme l'intégralité de l'oeuvre du plus grand faiseur de mots actuellement en langue française...
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