 | Pension alimentaireDe Eric Neuhoff
Editeur : Albin Michel Parution le : 22 Août 2007 ISBN : 978-2-2261-7978-4 EAN13 : 9782226179784
« “Comment est-ce que tu peux divorcer ?” dit mon père au moment de l’addition. Nous avions déjeuné dans cette brasserie à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Varenne où ils servaient un tartare au paprika assez unique. » |
Prix conseillé : 12,70 € - Prix : 12,07 € |
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Commentaires Amazon| 2007-09-29 | Note : 5/5 | Amour et amitié Vifs dialogues, riches introspections: c'est bien écrit, agréable à lire. Le divorce dont il est question est prétexte à parler d'amitié, même si elle est foireuse, de relations fils-père, père-fils et d'amours passées et à venir. "A partir d'un certain âge, quand on va à un enterrement, c'est comme si on visitait un appartement témoin". D'autres comme ça, il y en a, qui font trouver un peu courtes ces 135 pages passées en agréable compagnie.
| | 2007-09-01 | Note : 4/5 | Un divorce entre les lignes Le narrateur est un éditeur de romans étrangers dans une grande maison, qui connaît bien ce petit monde germanopratin à l'ego démesuré dont la vie tourne autour des ragots de bistrots bien célèbres. Il divorce de sa deuxième épouse, Camille, à peu près au même moment qu'il perd son père. Mais ce qui est insupportable pour lui, plus encore que le manque de ses deux fils Oscar et Hector, c'est d'apprendre, deux ans plus tard, que leur mère vit avec son ex ami Pierre Maurin, un individu aussi vulgaire que peu fréquentable.
L'essentiel du livre consiste d'ailleurs à dresser un portrait de ce quinqua qui travaille dans la pub, « Monsieur Vingt Briques Par Mois », un type imbu de lui-même, qui se moque de tout et de tous, et qui ne vit que par et pour l'alcool et la baise tarifée. Les vomissures et les boîtes à partouze, ça va on a compris, dommage que l'auteur soit aussi répétitif là-dessus.
Une façon sans doute de montrer combien ce « gros porc » (il n'y a pas d'autre terme) n'a rien à faire dans la vie de ses deux gamins. Qui dit divorce dit souvent relations conflictuelles avec l'ex, et pour un homme, il n'est souvent plus rien d'autre qu'un payeur de pension alimentaire. Prends les insultes en pleine poire mais n'oublie pas de payer le premier du mois. Les pages sur ce que ressent cet homme à la perte de ses enfants, sur la fin de son couple et sa solitude toute neuves sont rares, mais sonnent justes. Dommage toutefois que la fin tombe un peu vite.
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