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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Appelez-moi par mon prénom De Nina Bouraoui Editeur : Stock Parution le : 3 Septembre 2008
Dix-sept ans après La Voyeuse interdite, huit ans après Garçon manqué, trois après le prix Renaudot des Mauvaises pensées, Nina Bouraoui change de manière et de registre. Celle qui s'est vu reprocher dans sa jeunesse son écriture saccadée, ses fulgurances, celle qui nous a révélé peu à peu au fil de ses livres les amours interdites qu'elle s'autorisait, publie aujourd'hui son premier roman classique. C'est l'histoire d'une rencontre, la rencontre d'une jeune femme écrivain et de l'un de ses admirateurs, de leurs échanges, de leur passion mais aussi de leur bonheur gagné jour après jour. |
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Commentaires Amazon| 2008-11-16 | Note : 3/5 | Une histoire d'amour sans fin Un roman court et sans rupture. Cela m'a fait penser à "rendez-vous" le roman de Christine Angot en plus doux et moins noir. L'auteur se livre à cru. Il y a une part d'exhibitionnisme sentimental dans cet exercice et cela donne, à mon avis, une grande valeur pour nous lecteur, avide de roman-réalité. Lauteur parle d'elle et de ses émotions ressenties pour un homme plus jeune. Au début de la lecture, on cherche à savoir comment cette histoire prendra fin, comme dit la chanson des Rita Mitsouko « en général, les histoires damour finissent mal », alors évidemment on sattend à une rupture déchirante, un mariage manqué, un suicide,... Et bien non, ni l'un ni l'autre. Il n'y a pas vraiment de fin et cela donne limpression que ce roman n'est qu'un zoom instantané sur une longue histoire.
L'exercice littéraire est difficile et l'auteur s'en tire très bien. J'ai aimé les émotions qu'elle partage avec sincérité, et on entre dans la peau de cette femme amoureuse et patiente (pour le lecteur homme que je suis, cela est dautant plus intéressant) :
"je prenais conscience de mon corps et du sien, matérialisant les songes de mon hiver. Je ne pensais ni à Lausanne ni à notre soir à la librairie. Nos mots avaient inventé une histoire. J'aimais l'idée de ne plus pouvoir lui échapper, de m'en remettre à ses choix...".
Beaucoup d'introspection et peu d'action. J'aurai sans doute préféré quelque choses de plus douloureux et de moins gentillet où tout semble merveilleux, peut-être parce que je crois que l'amour fait mal aussi.
| | 2008-10-06 | Note : 5/5 | Passion Franco-Suisse Belle réussite que ce livre. N.BOURAOUI est au top de sa forme litteraire et nous offre de magnifiques pages d'une écriture souvent très inspirée. Sur un sujet où le risque est fort de faire du sirupeux, elle parvient à toujours conserver le ton juste et précis. On reste jusqu'au bout enlacé dans cette histoire d'amour.
| | 2008-09-15 | Note : 5/5 | De l'Amour Avec un roman enchanté et enchanteur, Nina Bouraoui redonne ses lettres de noblesse à l'idylle - mot magnifique et suranné dans un monde violent. "Notre époque était une époque du rejet. L'amour me semblait être la dernière des révolutions possibles, je désirais m'y livrer sans compter." "Appelez-moi par mon prénom" est un livre précieux et gracieux, que je voudrais offrir à mes amis comme une invitation au bonheur, avec la croyance superstitieuse qu'il puisse les euphoriser, comme il a sensiblement réenchanté mon existence.
Une femme rencontre dans une librairie en Suisse, où elle est venue signer ses livres, un jeune homme d'une beauté stellaire qui lui confie l'adresse de son site en ligne. Un hiver s'écoule, sans qu'ils se revoient, empli d'échanges de messages, de missives, de photos et de dessins. L'absence semble sciemment cultivée, comme pour donner aux sentiments naissants une phase de latence platonique, propice au rêve, au déploiement de l'imaginaire, à la cristallisation - "Je m'endormais avec son corps, inventé au creux du mien. D'une certaine façon il me reliait à tous les hommes". La rencontre n'est pas brusquée, pour que chacun puisse achever un cycle, refermer une blessure, avant d'"arriver à cet instant où l'on ne peut se détacher de l'autre": une rencontre solaire dans les jardins du Luxembourg.
Les amants sont profondément ancrés dans la modernité de leur époque - ils communiquent par messages électroniques, le jeune homme crée des installations artistiques d'avant-garde - mais tous deux vivent un amour intemporel qui semble renouer avec les codes de l'Amour Courtois. Le lien qui les unit est empreint d'un respect infini, très émouvant, d'une élégance qui confine à un classicisme du sentiment. Sur le mode stylistique de la parataxe, un florilège de phrases sensibles, écrites à l'imparfait, évoque l'amour comme une attente, nous rappelle ce qu'il devrait toujours être: un projet, une création poétique de chaque instant, presqu'une écriture. Telle cette définition si simple sur l'éclat aveuglant de l'évidence amoureuse, d'une magie indéfectible: "J'aimais tant qu'il existe". Un livre à tomber de bonheur.
| | 2008-09-15 | Note : 5/5 | Superbe le livre est un magnifique récit d'amour d'une grande pureté où l'amour est conté avec un grand A. c'est une histoire moderne et envoûtante que j'ai dévoré en une soirée et qui m'a laissé sur un nuage d'où je ne suis pas encore redescendue... de la beauté dans un monde de brutes, ça fait un bien fou.
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