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Fiche livre | | |
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| La chambre de la Stella De Jean-Baptiste Harang Editeur : Grasset Parution le : 2 Février 2006
Chaque maison cache un secret, les murs ont des oreilles mais la bouche cousue. Il faut poser longtemps la joue contre leur sein, comme un docteur fiévreux, pour les entendre respirer. A Dun-le-Palestel, dans la Creuse, la maison de famille du narrateur en a si gros sur le cœur et tant à dire qu'on va la confesser, pièce après pièce, l'écouter se raconter, souvenirs dérangés, vérités arrangées, les choses et les gens tels qu'ils furent, les échos et les ombres qu'il en reste. Elle finira bien par lâcher ce qu'elle sait. Elle sait l'histoire d'un père qui, lui, avait choisi de se taire. |
Vos avisJean-Baptiste Harang ne soigne pas le suspens mais il soigne le style. Ses descriptions sont longues et nombreuses mais elles ne lassent pas. On les déguste comme des tranches du cake de la grand-mère. Son livre a un petit côté suranné, pas seulement dans son sujet mais aussi dans sa manière. Une écriture de l’autre siècle, des paragraphes faits sur mesure pour y tailler des dictées pour les élèves attentifs aux détails mais aussi pour les distraits. Joël
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Commentaires Amazon| 2008-08-24 | Note : 1/5 | De l'interet (ou pas) de ce genre de livres Les autobiographies et les mémoires sont intéressants lorsqu'ils sont en relation avec des faits ou des personnages particuliers. Ou si ils nous apportent quelque chose, humainement parlant. Ici, j'ai nettement eu l'impression de n'apprendre rien d'intéressant, de lire un ouvrage qui a certainement servi à son auteur, mais pour le lecteur, rien de nouveau sous le soleil, pas de "morale", de leçon à retenir. Juste beaucoup d'ennui.
| | 2007-02-24 | Note : 4/5 | un secret bien gardé Ce livre nous plonge avec lui dans nos propres souvenirs, ils nous emmènent dans notre mémoire, nos secrets de famille ; ricochets et échos nous promènent de pièce en pièce dans l'étouffement du passé tu.
Il m'a emportée dans ma propre enfance , peuplée d' émotions ou d'objets, de rêves ou de personnages... j'ai aimé !!
| | 2006-08-02 | Note : 3/5 | la maison de mon père C'est fou ce qu'une maison peut rappeler comme souvenirs ! N'ayant pas vécu mon enfance à la même époque que Jean-Baptiste Harang, les miens sont très différents, mais, par son habileté à nous les relater, on se les fait nôtres. Et puis parce qu'il n'y a rien d'extraordinaire, ce sont les souvenirs d'un peu tout le monde. Il nous mène délicatement et volupteusement, au gré des pièces de la maison des grands-parents, dans tous les recoins de sa mémoire, qu'il avoue lui-même pas infaillible, à la recherche d'un secret de famille. Et finalement, on a l'impression que le mystère n'est qu'un prétexte pour pousser les portes poussiéreuses des souvenirs de Dun-le-Palestel.
On est emporté par l'écriture de Harang mais le contenu reste un peu léger et décevant, on aperçoit seulement certains personnages alors qu'on aimerait mieux les connaître et quelques fois on se perd dans les méandres de la généalogie de l'auteur.
| | 2006-07-30 | Note : 3/5 | décape poussière Tel gardien de musée, Harang invite son public-lecteur à parcourir les pièces de sa maison familiale
En développant un discours, composé d'anecdotes aussi insignifiantes les unes que les autres, aussi ordinaires que peut l'être, le quotidien de la vie d'une famille quelconque dont chacun voudrait connaître un jour ou l'autre son heure de gloire.
Le thème du roman relève de la plus grande tragédie qui soit : la maison familiale
Terriblement classique, méticuleusement ordonnancé, dans le plus ordinaire des parcours qui soit au fin fond de la Creuse, tout près de la Souterraine, capitale du grand désert du centre de la France profonde.
Le guide déroule le fil de ses connaissances avec l'art maîtrisé des vitaliseurs de vieilles pièces empoussiérées.
C'est bien d'art dont il fait preuve pour animer ainsi chaque meuble patiné, chaque recoin dissimulant quelques vieux souvenir tapis ad vitam eternam.
Ecriture : Harang, s'empare d'un lieu, d'un objet, d'un personnage, en fait le tour, cherchant le côté caché, obscur le positionne sur une feuille blanche puis l'anime avec une simplicité exemplaire. Rien ni personne ne peut être mis à l'écart chaque chose possède l'importance par laquelle elle est prédestinée : un broc, une chaise, un mur, une voisine. Il suffit de regarder de décrire son existence avec toute l'insignifiante nécessité d'appartenir à un univers tranquillement quotidien.
En phrases courtes, il photographie les ambiances des lieux habituels.
Pour invoquer les idées complexes liées au souvenir de ses proches, il emprunte au contraire les chemins de traverses nous guidant à s'y perdre parfois, dans le dédale généalogiques des relations proches ou lointaines .
Très agréable à lire, Harang, raconte l'histoire d'une famille. Qu'elle soit sienne ou non n'a aucune importance car elle possède la qualité d'être agréable à entendre.
Et si l'icône dénudée dans la chambre de la Stella, représentait le vrai grand-père médecin venant consulter une patiente en mal d'amour ?
Le livre ressemble à une quête de vérité qui s'anicroche avec le passé de l'auteur dès lors qu'un indice conforte sa part d'imaginaire pour étayer son histoire touchante et banale à la fois.
Comme elle est tendre l'imagination qui nous taraude l'esprit de rêves idéalisés.
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