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L'année de la pensée magique
De Joan Didion
Editeur : Grasset
Parution le : 5 Septembre 2007

Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s'écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie et de s'occuper de leur fille, plongée dans le coma à la suite d'une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience - et sa rédemption par la littérature. L'année de la pensée magique a été consacré " livre de l'année 2006 " aux Etats-Unis. Best-seller encensé par la critique, déjà considéré comme un classique de la littérature sur le deuil, ce témoignage bouleversant a été couronné par le National Book Award et vient d'être adapté pour la scène à Broadway, par l'auteur elle-même, dans une mise en scène de David Hare, avec Vanessa Redgrave.


Joan Didion est l'une des figures intellectuelles les plus respectées outre-Atlantique. Née en 1934 à Sacramento, en Californie, elle entre très jeune comme rédactrice au magazine Vogue, puis devient l'une des chroniqueuses les plus pointues de la scène politique et culturelle américaine. Ses nombreux romans et essais (sur " l'esprit " des années 60 et 70, sur la Californie, le Salvador ou encore Miami) lui ont valu la reconnaissance unanime de la critique. Elle contribue aujourd'hui régulièrement aux magazines The New Yorker et The New York Review of Books.

Extrait

La vie change vite.
La vie change dans l'instant.
On s'apprête à dîner et la vie telle qu'on la connaît s'arrête.
La question de l'apitoiement.


Tels étaient les premiers mots que j'avais écrits après l'événement. Le document Microsoft Word (" Notes sur changement.doc ") est daté du " 20 mai 2004, 23 h 11 ", mais sans doute l'ai-je simplement ouvert ce jour-là puis sauvegardé par réflexe avant de le refermer. Je n'avais apporté aucune modification à ce document, ni en mai, ni depuis que j'avais écrit ces mots en janvier 2004, un ou deux ou trois jours après les faits.
Pendant longtemps je n'ai rien écrit d'autre.
La vie change dans l'instant.
L'instant ordinaire.
A un moment, afin de me rappeler ce qui semblait le plus frappant dans ce qui était arrivé, j'ai songé à ajouter ces mots : " l'instant ordinaire ". J'ai tout de suite vu qu'il serait inutile d'ajouter le mot " ordinaire ", parce que de toute façon je ne l'oublierais pas : il ne quittait jamais mon esprit. C'était même le côté ordinaire de tout ce qui avait précédé l'événement qui m'empêchait de croire pour de bon qu'il avait eu lieu, de l'absorber, de le digérer, de le surmonter. Je me rends compte à présent qu'il n'y avait là rien d'étrange : confrontés à un désastre soudain, nous nous étonnons tous de la banalité des circonstances dans lesquelles l'impensable se produit, le ciel bleu limpide d'où tombe l'avion, l'innocent trajet qui se termine dans le fossé, la voiture en flammes, les balançoires où les enfants jouent comme d'habitude au moment où la vipère surgit du lierre. " Il rentrait à la maison après le travail - heureux, belle carrière, en pleine forme - et puis plus rien, disparu ", ai-je lu dans le récit d'une infirmière en psychiatrie dont le mari était mort dans un accident de la route. En 1966, j'ai eu l'occasion d'interviewer de nombreuses personnes qui vivaient à Honolulu au moment de Pearl Harbor ; toutes sans exception, pour me raconter ce 7 décembre 1941, commencèrent par dire
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2008-08-07Note : 4/5
"Lis,apprends, révise, va aux textes.Savoir, c'est contrôler"
Toute sa vie, la romancière Joan Didion a ,de son propre aveu, "développé une technique pour tenir à distance toutes mes pensées, toutes mes croyances, en les recouvrant d'un vernis de plus en plus impénétrable". La mort soudaine de son mari va tout remettre en question et Joan Didion va mettre une année complète à remettre en question "toutes les convictions que j'avais jamais pu avoir sur la mort, sur la maladie,sur la probabilité et le hasard, sur les bonheurs et les revers du sort, sur le couple, les enfants, la mémoire, sur la douleur du deuil, sur la façon dont les gens se font et en se font pas à l'idée que la vie a une fin, sur la précarité de la santé mentale,sur la vie même."
L'année de la pensée magique est donc le récit sans fard de cette recherche sur elle même, de sa manière de refuser la mort de son mari puis de l'apprivoiser petit à petit grâce à l'écriture et à la lecture,car elle cherche sans cesse à comprendre dans les plus petits détails les raisons de cette mort subite.
Elle prend conscience de la différence entre la douleur et le deuil : "La douleur était passive. La douleur survenait. Le deuil, l'acte de faire face à la douleur, demandait de l'attention."
Elle devient moins dure vis à vis des réactions des autres face à la mort : "Je me souviens de mon dédain, de ma sévérité envers sa façon de " s'apitoyer" de "geindre" de "s'appesantir" (...)Le temps est l'école où nous apprenons".
J'ai beaucoup aimé l'écriture de Joan Didion (je vais évidemment lire ses romans) et sa ténacité à vouloir faire face, à vouloir mettre des mots sur ses sentiments et ses croyances les plus irrationnelles.
Un texte magnifique qui vient d'obtenir le prix Médicis essai 2007.

2008-06-09Note : 5/5
L'oeuvre au noir.
C'est un livre de deuil, un livre de nuit où le souvenir de l'être perdu affleure à chaque page. Mais pas seulement. C'est aussi un livre d'accompagnement. La fille de Joan Didion, alors que le mari vient de mourir, est elle-même en train de lutter contre l'anéantissement à l'hopital Beth Israel. Le tout est écrit dans un style retenu mais frémissant, sec mais tendu. Admirable. Mais ce n'est pas précisément le livre que je conseillerais pour les vacances en famille à Palavas. Je le conseillerais aux amants sincères de grands romans, à ceux qui ne considèrent pas la littérature comme du Prozac ! Dieu merci ! Il en reste !

2007-11-09Note : 3/5
Le livre noir
Autant avoir le moral au beau fixe, si vous souhaitez lire ce livre... Personnellement j'ai été dévastée par cette lecture ! Complètement minée, et pas loin d'être déprimée !

Pourtant c'est vrai que c'est un sujet universel : la mort et le travail de deuil. Tout ce qu'écrit Joan Didion à ce propos est si juste, si poignant et terriblement intelligent. Mais la plume est tantôt médicale, un peu froide, implacable à détailler le verdict des médecins. Passons sur le drame qui emporte son époux, John Gregory Dunne, car en même temps Joan Didion est confrontée à la maladie de sa fille, Quintana, hospitalisée durant des mois, et qui se trouve entre la vie et la mort. (D'ailleurs, en 2005, quelques mois avant la parution du livre aux USA, celle-ci décède à 39 ans mais Joan Didion n'a pourtant pas souhaité revenir sur son récit pour inclure ce second décès.)

Eprouvant, donc. Le livre est un double exercice : se concentrer sur l'acceptation de la mort de son mari, revenir sur leur vie conjugale qui a duré quarante ans, s'apercevoir qu'on existe aussi à travers le regard de l'autre, se tourner vers l'avenir et le retour à la vie. En même temps, il y a cette parenthèse qu'entraîne la terrible maladie de sa fille, un semblant de sursis, un entre-deux dans lequel le deuil semble caler, et être remisé aussi.

Les critiques sur ce livre sont dithyrambiques, je ne conteste pas ce fait. Mais en ce qui me concerne, j'ai eu beaucoup de mal à venir à bout de ce récit ! C'est tellement dur ...

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