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Un roman français

Prix Renaudot 2009

Un roman français

Prix Renaudot 2009

Auteur :

Editeur : Grasset & Fasquelle

" C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. "

18,30 €
Vendeur : Amazon
Parution :
281 pages
ISBN : 978-2-2467-3411-6
Les avis

« Les livres sont un moyen de parler à ceux auxquels on est incapable de parler ». Cette phrase écrite page 239 du livre résume à mon avis la raison pour laquelle Frédéric Beigbeder s’est lancé dans l’écriture de ce « roman ».

A ce propos, une question se pose une fois la dernière page du livre refermée : S’agit-il vraiment d’un roman ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une autobiographie ? L’auteur donne sa version page 268 : « Ce qui est narré ici n’est pas forcément la réalité mais mon enfance telle que je l’ai perçue et reconstituée en tâtonnant. Cette enfance réinventée, ce passé recréé, c’est ma seule vérité désormais. Ce qui est écrit devenant vrai, ce roman raconte ma vie véritable, qui ne changera plus, et qu’à compter d’aujourd’hui je vais cesser d’oublier ».

Roman ? Autobiographie ? L’intérêt du texte réside, à mon avis, dans ce que l’auteur exprime vis-à-vis de son père, de sa mère et surtout de son frère aîné. Ces pensées exprimées, si personnelles, sont du vécu. On est loin du roman ! Quel talent de pouvoir exprimer « si facilement » des choses si personnelles, si sensibles sur des personnes si proches. L’histoire ne dit malheureusement pas ce que pense le frère Charles de ce qu’exprime Frédéric dans son livre ! Charles voit il les choses de la même manière que son frère Frédéric ? Charles et Frédéric, deux caractères opposés, totalement opposés. Et pourtant, l’auteur exprime page 202 : « Sans Charles, je ne sais plus qui je suis, je suis paumé, cet homme est mon ancre et il ne le sait pas, il croit que je me fiche de lui. Jusqu’à aujourd’hui il est mon principal repère ». Oui, l’auteur a bien raison quand il affirme « Les livres sont un moyen de parler à ceux auxquels on est incapable de parler ».

Très bon livre que je conseille sans hésiter ! Il mérite le Prix qu’il vient de recevoir cette semaine (Prix Renaudot 2009)

plotin

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