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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Cousine K De Yasmina Khadra Editeur : Julliard Parution le : 21 Août 2003
L’enfance n’est pas toujours un paradis perdu. Elle peut être, bien au contraire, un monde fait d’injustices et de frustrations. Et qu’y atil de plus terrible, pour un enfant, sinon de se voir négligé par une mère qui sait si bien adorer le frère aîné, et d’être le souffre-douleur d’une cousine tellement admirée. Par bribes, et sans pathos, le passé ressurgit. Un roman poignant et dérangeant où le lecteur assiste de l’intérieur au mécanisme qui pousse un être simple à la folie meurtrière. | Littérature
Commentaires Amazon| 2008-02-10 | Note : 3/5 | trop court Un roman ultra-court pour une lecture à la limite de la frustration. Toujours la plume subtil de Khadra, son style d'une poésie folle qui contraste avec un propos violent. Le narrateur évoque des bribes de souvenirs, sa mère qui ne lui montre pas le moindre signe d'affection, un frère adoré, une cousine K perverse et idolâtrée. On en sait pas grand-chose du contexte, si ce n'est ces fameux souvenirs épars, qu'il évoque confusément, sans vraiment de repères chronologiques ni de rapport entre eux. L'enfant mal-aimé qu'il était, rejeté pas sa mère qui lui préférait de loin son frère et sa détestable cousine, devient au fil du récit un peu plus amer, on sent venir sa folie, nourrie par une enfance malheureusement, jusqu'au geste fatal. Si son passé n'excuse pas son geste, il l'explique. Cependant je n'ai pas été touchée par le personnage, la brièveté du livre ne m'a pas laissé le temps d'être bouleversée par son destin, que j'ai trouvé vite expédié. Même s'il s'agit du point de vue d'un fou, un récit un peu plus long et moins décousu aurait gagné en puissance. Trop court, pas assez intense, mais quel style ! Une poésie qui coule toute seule, tout à fait délicieuse.
| | 2006-12-08 | Note : 5/5 | La rose fanée garde de dangereuses épines Les souvenirs d'un homme méprisé par sa mère qui idolatre son frère Amine et la cousine K. Pourquoi sa mère ne l'aime pas et le traite ainsi? Est ce parce que c'est lui qui a découvert son père pendu, massacré par les villageois lorsqu'il avait 5 ans? Cette raison ne me convient pas. Mais en tout cas, on ne saura pas pourquoi ses proches le traitent ainsi. Pour eux, il est inutile, dérangeant et exaspérant.
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses souvenirs le conduit à la folie meutrière. On ne peut alors que constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas été remarquée, le lendemain elle est fânée (confère le livre).
L'écriture dans ce livre est très différente de l'attentat mais on retrouve certains thèmes. Ici la lecture est rapide, bouleversante.
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