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Monsieur de Montespan
De Jean Teulé
Editeur : Julliard
Parution le : 1 Mars 2008
Sélection Rue des Livres

En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu'à la fin de ses jours, il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
Lorsqu'il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s'arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu'à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d'impertinences répétées, l'atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d'assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu'à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime.

Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l'atmosphère d'une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu'à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d'une langue piquante et imagée...


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2008-04-19Note : 1/5
J'abandonne
Je ne connaissais pas le style de Jean Teulé (enfin, j'en avais entendu parler...)mais là, ça se confirme, c'est trop pour moi! J'abandonne!
C'est cru (c'est le moins qu'on puisse dire), c'est rustre, c'st brutal, bref, désagréable à lire...



2008-04-08Note : 5/5
Excellent ! Rien de plus à dire !
A part peut-être que notre société actuelle n'est pas si éloignée (par les comportements) de ces manoeuvres mesquines si bien décrites par J Teulé.

Une plume d'une grande finesse, à découvrir de toute urgence ! (sauf pour ceux qui ne supportent pas la grivoiserie)

2008-04-01Note : 5/5
Louis-Antoine, tu parles fort bien pour ton âge, mais je me demande si tu ne serais pas un petit individu vraiment révoltant.
"Epoux séparé quoique inséparable"

C'était un brave marquis qui avait épousé la femme qu'il aimait. Ils étaient désargentés, mais heureux... pendant quatre ans. Puis sa Françoise est devenue Athénaïs, Madame de Montespan, maitresse de Louis XIV faisant la pluie et le beau temps à la cour. Et c'est alors la déchéance d'un mari trompé, humilié, rejeté, harcelé, qui ne manquera jamais de panache et se battra pour une cause désespérée.

Ah quelle partie de plaisir que ce roman ! Ca démarre immédiatement, c'est vivant, bruissant, ça pétarade et c'est du tout bon. Pourtant je n'étais pas du tout adepte des précédents O Verlaine et Je, François Villon, et je n'ai jamais goûté les romans historiques. Mais la plume de Jean Teulé est une magicienne qui plane très au-dessus d'un quelconque genre, et se met entièrement au service du lecteur : je suis conquise.

Eclats de rire tonitruants pendant tout le chapitre 39, Montespan en visite chez le dauphin espagnol, hilarant. Petits chocs en continu, lorsque sont évoquées les moeurs et habitudes de l'époque : ils étaient hyper cracra, voire dégueulasses, et la truculence de la narration offre presque en trois dimensions chaque épisode. Coeur qui bat devant la pureté de l'amour, jugement qui condamne la scélératesse d'une belle salope, apitoiement devant la détresse d'un père, on passe par toutes les émotions, et ce que c'est bon, de retrouver ça dans un roman....

Un personnage très attachant, ce Montespan.


2008-03-27Note : 4/5
comme au théâtre...
Quand on aime, on ne compte pas : pour Louis-Henri de Perdaillan, marquis de Montespan, c'est plus que vrai puisqu'il va devoir affronter le roi Louis XIV, ayant pris sa dulcinée comme maîtresse.
Et il va nous démontrer la force de son amour maintes et maintes fois au cours de ce roman très drôle, au style remarquable; mais attention aux "âmes sensibles" car néanmoins trivial ("c'est vrai qu'à Versailles , on se fait beaucoup enc****...")!!!
On se croirait presque au théâtre!!!

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