Les Princes du Malheur - Le destin tragique des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette

Le destin tragique des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette
Auteur : PHILIPPE DELORME
Editeur : Perrin

Quatre enfants, quatre vies à l'image du XVIIIe siècle finissant et tourmenté. Des destins tragiques qui croisent la grande Histoire - deux d'entre eux furent les otages malheureux de la Révolution et reflètent la précarité de la vie sous l'Ancien Régime. Seule Madame Royale sortira indemne, mais traumatisée, éternelle orpheline du Temple condamnée à fuir par la loi d'exil. Philippe Delorme, historien, journaliste, connu pour son enquête sur Louis XVII, retrace ici la vie privée du couple royal au travers de leur famille. Chemin faisant, il évoque tour à tour l'histoire de la naissance royalemoment encore public et très ritualisé à la fin de l'Ancien Régime, l'éducation des princes, Louis XVI et Marie-Antoinette s'y intéressent de près, le rôle des parents, l'amour paternel et maternel marqués par les écrits de Rousseau. Ainsi Louis XVI et Marie-Antoinette eurent quatre enfants : Marie-Thérèse Charlotte, Madame Royale née en 1778 ; un premier dauphin, Louis Joseph né en 1781, mort aux premiers jours de la Révolution en 1789; Louis XVII (né en 1785 et mort à 10 ans au Temple où il était incarcéré) ; et une dernière fille, Sophie Hélène Béatrice, appelée aussi madame Sophie née en 1786 et morte à onze mois. A la veille de la Révolution, la vie reste précaire. Certes on peut mourir fort âgé mais il aura fallu résister à nombre de fléaux. Au premier rang desquels, la tuberculose sévit fortement. Le premier dauphin, Louis-Joseph, en est mort dans sa petite enfance, emporté après d'atroces souffrances du mal de Pott, une tuberculose osseuse. Ses obsèques, célébrées en juin 1789, à l'aube de la Révolution, seront les ultimes fastes de l'Ancien Régime. Louis XVI réclamera en vain le droit à faire son deuil : " N'y at-t-il pas de pères dans cette chambre du Tiers ? " Deux ans plus tôt, un drame avait déjà secoué la famille royale : la petite Sophie, morte au berceau à l'âge de 11 mois en 1787, et que Madame Vigée-Lebrun dut effacer de la grande toile où elle avait représenté la reine et ses enfants. La disparition du petit Louis XVII, des suites d'une péritonite tuberculeurse précipitée par la maltraitance, et que la toute jeune république cherchera à faire oublier annonce les drames à venir des grandes révolutions européennes : l'indispensable disparition des derniers symboles des régimes déposés.

20,50 €
Parution : Juin 2008
399 pages
ISBN : 978-2-2620-2309-6