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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Le roman vrai de la crise financière De Olivier Pastré, Jean-Marc Sylvestre Editeur : Librairie Académique Perrin Parution le : 14 Mai 2008
Des réponses aux questions sur la dérive de l'économie financière, de la crise des subprimes à celle de la Société Générale et les conséquences sur la croissance.
Olivier Pastré est professeur d'économie à l'Université de Paris VIII.. Il a été chargé par le Gouvernement français de nombreuses missions officielles sur des sujets aussi variés que les effets de l'information sur l'emploi (1983), l'épargne salariale (1991) et l'avenir de l'industrie bancaire (2006). Il est conseiller scientifique de la Revue d'économie financière et membre du conseil scientifique de l'Autorité des marchés financiers. Il est chroniqueur économique sur France Culture ("Les Matins de France Culture").Jean-Marc Sylvestre : Docteur en sciences économiques, il entame en 1993 une collaboration avec TF1: rédacteur en chef au service économique, social, puis politique (1994), spécialiste économie de la rédaction et rédacteur en chef et présentateur de l'émission 'Les Rendez-vous de l'entreprise' (1997), de la rubrique 'L' Euro en poche' (1998), puis des 'Coulisses de l'économie' (2001). Pour sa chaîne câblée LCI, TF1 lui confie les rennes des émissions hebdomadaires 'Décideur' et 'Le Club de l'économie'. Il a par ailleurs rédigé plusieurs ouvrages dont en octobre 2007 : Petites leçons d'économies à la portée de tous aux Editions Buchet Chastel (14 000 sorties caisses GFK). |
Commentaires Amazon| 2008-06-04 | Note : 5/5 | Un très bon ouvrage didactique Olivier Pastré est un expert de la banque. Il est président d'une banque tunisienne (IM Bank, membre du Conseil Scientifique de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), administrateur de l'Association des Directeurs de Banque, Professional Fellow de l'Institut Europlace de Finance. Ses ouvrages sont empreints d'une rigueur pédagogique qu'il tient de son expérience de professeur d'économie à Paris VIII (en première année).
Il est assisté du journaliste Jean-Marc Sylvestre dont les options libéralistes entrent parfois en contradiction avec l'exposé général de l'ouvrage (faiblesse du cours du dollar au regard de la force de l'euro et impacts sur la désindustrialisation). Ces menus défauts s'éfacent dans la qualité de l'ouvrage.
Qui est responsable de la crise de liquidité et, entrainée par celle-ci, de solvabilité d'établissements bancaires et financiers des subprimes, monolines et par extension de celle de la titrisation ?
Rechercher les coupables parmi les banques prêteuses aux Etats-Unis, les autorités de régulation, les agences de notation, les fonds de fonds présuppose de bien comprendre les fondements de l'économie financière mondiale et son fonctionnement.
Que pèsent ainsi les 38.500 milliards de dollars de dépôts mondiaux (entreprises et particuliers) face aux 45.000 milliards de dollars des "Credit Default Swaps", produits financiers supposés protéger les banques contre les risques de crédit et les 500.000 milliards de dollars des marchés des dérivés de crédit, marché que la crise des subprimes pourrait complètement déstabiliser ? "500.000 milliards de dollars représentent un demi siècle de richesse américaine".
Si le risque de déflagration est possible, il est cependant contre-carré par l'abondance de liquidités sur le marché, les taux de croissance des pays émergents et la prise de conscience au niveau du G7 de la nécessaire régulation des marchés financiers (nous ne sommes donc absolument pas dans un scénario de crise de 1929).
Les banques centrales ont su ré-injecter de la liquidité pour dégripper le défaut de confiance intra-bancaire. Cependant, thèse soutenue par Patrick Artus dans l'excellent "Les incendiaires : Les banques centrales dépassées par la globalisation", cette injection a conforté les spéculateurs se sentant sauvés en dernier ressort.
Afin d'éviter un scénario noir de crise économique mondiale il est nécessaire d'apporter de la transparence sur les paradis fiscaux qui abritent la majorité des hedge funds, appliquer la réglementation bancaire existante (les Etats-Unis auraient beaucoup à gagner à s'inspirer de celles existants en Europe, dont la France), réformer les normes comptables américaines, IFRS qui, en imposant la nécessité de valoriser en temps réel les stocks et actifs à leur "fair value" contraignent les banques, dans un marché dépressif, à augmenter leurs fonds propres, restreindre l'attribution de crédits, freiner les investissements dans le capital-risque (l'avenir est obéré) - les normes Bâle 2 et Solvency 2 en ont découlé, et amplifier les effets de la crise.
Prenons au mot l'invitation, lors d'une conférence de Olivier Pastré lui-même, de manifester contre la dictature de "l'enfer-value" -ce mot est mien-(comment valoriser ce qui n'est pas monnayable ?) des normes IAS - IFRS.
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