 Cliquez pour agrandir | American PsychoDe Bret Easton Ellis
Editeur : 10 Parution le : 21 Avril 2005 ISBN : 978-2-2640-3937-8 EAN13 : 9782264039378
" Je suis créatif, je suis jeune, [...] extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable a la société ". Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des années Trump. Comme ses associés de la Chemical Bank, il est d'une ambition sans scrupules. Comme ses amis, de il rythme ses soirées-cocktails pauses cocaïne. À la seule différence que Patrick Bateman viole torture et tue. La nuit, il dévoile sa double personnalité en agressant de simples passants, des clochards, voire un ami. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarios ne se déroulent pas exactement comme prévu... | [Poche]
Prix conseillé : 10,20 € - Prix : 9,69 € |
Acheter ce livreVos avisChef-d'oeuvre absolu...rare de trouver un roman misogyne aussi attachant ...lol ! Patou
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Commentaires Amazon| 2010-11-05 | Note : 5/5 | Le commentaire de Patryck Froissart Titre: American psycho
Auteur: Bret Easton Ellis
Traduit de l'américain par Alain Defossé
Editeur: Salvy (1992)
ISBN: 2-905899-31-X
Voilà un roman dérangeant, hors normes, tant pour la forme que pour le thème.
Le héros, Patrick, en est le narrateur.
Plein aux as, habile spéculateur boursier, il est obsédé par le luxe, les marques, le "bon" goût dans le choix, maniaque, de ses tenues vestimentaires "uniquement de marques", par la recherche incessante des restaurants les plus branchés, des groupes musicaux et des chanteurs dont il est de bon ton de tout connaître, des personnes qu'il faut fréquenter et dont il faut savoir tout ce qui les concerne, des femmes avec qui il convient de coucher, et aussi des drogues qu'il est nécessaire de consommer.
Patrick Bateman, selon l'expression consacrée, est un "golden boy", dont la principale occupation, outre le fait d'effectuer des transactions juteuses, est de se faire voir.
Patrick Bateman est donc un personnage public.
Mais il y a deux Patrick Bateman...
Sorti de la lumière clinquante des endroits à la mode, Patrick se transforme en un autre type de maniaque, sexuel, sadique, sanguinaire.
On passe ainsi d'une scène de "salon où on cause", ponctuée de futilités, de mondanités, de déclinaisons pointilleuses des marques, couleurs, matières de cravates, de pantalons, de chemises, de chaussettes...à des récits hallucinants de tortures, de sévices sexuels, de dépeçages, d'anthropophagie...
Le roman est fait pour provoquer la nausée, incessamment, chapitre après chapitre, tantôt par les descriptions minutieuses des produits de consommation de luxe, tantôt par la fadeur des conversations de ceux de ce monde du paraître, de l'argent facile, du factice, tantôt par la haine que ces gens manifestent à l'encontre des pauvres, tantôt par le déferlement de cruauté, de sang et de sperme à quoi le lecteur est invité à assister.
Bret Easton Ellis est un des plus grands écrivains de notre époque.
Il montre d'une manière crue tout ce dont l'homme est capable.
Patryck Froissart
St Paul, le 5 novembre 2010
| | 2010-09-12 | Note : 4/5 | Un genre à part, mais un bon livre J'ai acheté ce livre après avoir vu le film qui en est tiré, par simple curiosité.
Il est clair que je ne m'attendais pas trop à ça. J'ai bien aimé, mais attention, âmes sensibles s'abstenir! Les scènes de viols, de tortures et de meurtes sont assez, voire très violentes, et on rencontre aussi quelques scènes pornographiques. A ne donc pas mettre entre toutes les mains.
Ceci mis à part, l'histoire est bien, prenante du début à la fin. On s'attache malgré nous à Patrick Bateman, serial killer, fou furieux d'une rare volence, tellment mal intégré à la société qu'il fait parfois de la peine...
Les scènes sont décrites au milimètre près, ainsi que ses sentiments, ses pensées. Petit bémol, les phrases sont parfois très très longues (la plus longue que j'ai relevée faisait un peu plus de trois pages!). Tout cela pour dire que le style est très particuler, mais pas déplaisant pour autant.
A lire, si on a envi d'une bonne distraction américaine, faite de clins d'oeil où tout le monde se retrouve, et aux sentiments bluffants d'humanité.
| | 2010-04-30 | Note : 5/5 | un voyage vers la violence Voila , un livre qui a su me transporter , et que je n'oublierais probablement pas de si tôt .
Bread Easton Ellis , nous dévoile dans son oeuvre un personnage étonnant , tellement ancré dans la société et tellement marginal a la fois .
On se laisse entrainer par cet esprit " corrompu " ,qui baigne dans un luxe apparent et qui pourrait etre considéré comme un idéal de vie a atteindre , mais le regard que porte Patrick Bateman a la vie humaine est terriblement haineux et il laisse appercevoir un nihilisme profondément ancrés .
J'ai trouvé le style d'écriture vraiment agréable , et j'ai beaucoup apprécié les parenthéses à l'histoire générale , particuliérement celle sur génésis , je trouve en effet exellent de discerter musique dans un livre tel que celui ci .
Il est cependant notable de préciser que les scénes de meurtres sont d'une violence extreme et qu'elles peuvent choquer plus d'un lecteur , mais les sentiments du personnage sont tellements bien transmises que j'ai presque réussi a comprendre ces actes de violence et a leur donner un sens , il est toutefois nécessaire de prendre cette brutalité avec du recul . Je n'ai commencer a tirer des conclusions qu'une fois le livre terminé ...
Dans tout les cas que l'on apprécie ou pas je pense que ce livre est réelement une éxpérience à lire .
| | 2010-01-03 | Note : 4/5 | American way of life. Arrivisme
Maniaco-dépressif
Egocentrisme
Révulsif
Insupportable
Costume
Addiction
Nihilisme
Pouvoir
Sérial
Yuppie
Consternant
Orfèvre
Allégorie littéraire d'un monde sans convenance sociale, American psycho est une oeuvre majeure de la décennie 90.
Son principal protagoniste, Pat BATEMAN est un prédateur sans scrupule au sommet de la chaîne , une illustration parfaite du darwinisme social.
Pat Bateman symbolise toutes les dimensions de notre société moderne. Le mépris, l'avidité, l'individualisme. Impossible de se voiler la face afin de ne pas prendre la réalité en pleine face.
Car où les uns ne voient que la décadence d'un psychopathe vers les bas fonds de la folie, je n'y vois pour ma part que la synthèse parfaitement illustrée de notre société contemporaine.
BATEMAN est un être assujetti à la finance, exaltant les produits de pouvoir que lui fournit sa richesse. Costume, mobilier, immobilier, technophilie, drogue.
Assouvissant ses envies boulimiques d'objets inutiles, contrecarrant la carence de son affectif, Bateman est un être chimérique, mi homme mi démon, créant son propre univers.
Aseptisation des lieux et des êtres, rapport sociaux dominés par l'argent, séduction sexuée pour assouvir ses plaisirs égocentriques, jusqu'au paroxysme de l'individualisme et de l'égoïsme.
Utilisation des êtres à leurs dépends pour jouir d'un confort sans limite.
Bannissement des improductifs, rendant aveugle un clochard, et nous aveuglant de la sorte afin de nous cacher sa propre misère et d'ôter de notre champ de vision ce que l'on hait.
Ne sommes-nous pas nous-même pas aveugles de la misère de nos villes.
Escalade de la violence, jusqu'au démembrement des proies, de belles filles avides et décérébrées.
La femme est un objet sexuel consentant ou acheté, et utilisable à dessein.
L'apogée logique devient le cannibalisme, symbole de l'appropriation de l'autre dans sa chair, et puis la prise de conscience sans néanmoins réagir et guérir.
Biographie du héros de roman des années 80 / 90, bateman nous renvoie tous les travers de notre société.
Instinctivement nous rejetons cet être, mais en y regardant de plus près ne sommes-nous pas par procuration tous des Bateman. Certes à des degrés différents.
Spectateurs complaisants de la violence mondiale, acteurs de la société de consommation qui broie les êtres et les formate, membres concupiscents de réseaux érotiques, forcenés d'un confort qui met la planète en péril.
Découpé au scalpel, American psycho nous jette au visage son texte au vitriol, récit qui nous nous met face à nous-mêmes, et nous demande droit dans les yeux, quelle société avez-vous bâtie ?
| | 2009-09-25 | Note : 5/5 | De l'acédie au néant Le lecteur boulimique qu'est Alberto Manguel avouait dans son recueil "Dans la forêt du miroir" avoir été mis mal à l'aise par ce roman. L'ayant lu attentivement sur toute sa longueur, je partage ce sentiment qui oscille entre l'horreur, la fascination morbide, le dégoût et la volonté réfrénée à chaque page de laisser tomber l'histoire.
De quoi s'agit-il ? D'une sorte de journal de bord ou de guerre d'un jeune yuppie New-yorkais du début des années 90 qui offre un déséquilibre patent de la personnalité et qui s'ennuie. Quand je dis ennui, ce n'est pas un mot vain mais un constat cruel qu'il fait lui même et qui s'apparente à la fameuse acédie des anciens, celle que l'on peut retrouver chez Baudelaire et qui engendre un trouble comportemental. Le spleen profond de Patrick Bateman appartient à la créature sombre qui remue des dents au fond de sa personnalité schizophrène, alors que la partie "visible" de l'iceberg offre un caractère enjoué, dynamique, entreprenant, riche comme Crésus. Bateman est le Mister Hyde de Manhattan et c'est peu dire que ce roman offre des similitudes avec l'oeuvre de Stevenson, et provoque ce sentiment confus de malaise.
Les monstres sont parmi nous serait-on tenté de dire, et ils sont "normaux". Car comment rendre au lecteur cet ennui profond, répétitif, duquel on ne se tire que par éclats sanglants. L'écrivain a trouvé la technique. D'abord, assommer le lecteur par la description hyper-maniaque de l'environnement matériel de Bateman : vêtements, chaîne HiFi, mobilier, liste des restaurants et menus, tout y passe avec méticulosité, soin, et ce refuge matérialiste offre une voie au malaise car nous nous reflétons dedans par nos choix de consommateurs, nos envies. Par ailleurs, en jouant sur les phantasmes sexuels et Bret Easton Ellis nous offre des scènes pornos très crues qui s'étalent en longueur. Ces dernières ne seraient qu'une énième tentative d'émoustiller le lecteur si la suite de ces scènes ne dérivaient pas dans les atrocités les plus féroces car à ce moment où on bascule du sexe au meurtre, le lecteur suit avec une avidité malsaine. L'auteur ne ménage pas ses effets dans des scènes "gore" qui se répètent avec plus de fréquence au fur et à mesure que le roman avance. Nous voici en présence d'un serial-killer de premier ordre.
Dans les romans classiques, le "méchant" est capturé à la fin et tout rentre dans l'ordre. Or, rien de tout cela ici car cet ordre est perturbé et le lecteur ne perçoit pas de happy end. L'histoire ne finissant pas, elle se continue dans la réalité, dans la vraie vie ! Autre source de malaise.
Le philosophe Guy Coq disait dans son livre "Petits pas vers la barbarie..." que quels que soient les individus et selon les circonstances, il suffisait d'un petit quart d'heure pour basculer dans la barbarie et que le travail de la "civilisation" était de pouvoir reculer ce quart d'heure. Dans le roman de Bret Easton Ellis, ce laps de temps n'existe plus. Nous y sommes, rejoignant par là la prophétie émise par Jean de la Varende dans son Nez-de-Cuir en 1937 : "le cycle est : le moine, le gentihomme, l'ouvrier. Et après, plus rien, les Barbares."
| | 2009-09-15 | Note : 5/5 | un non-thriller époustouflant Un livre dont on a déjà tout dit mais qu'il ma paraît bon de relire en ces temps de bourse troublée et troublante! Le personnage est à ce point à côté de ses pompes et de sa vie que c'en est effrayant pour tous ceux qui travaillent un tant soit peu avec les financiers, même si ce n'est qu'une fiction bien sûr...
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