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Fiche livre | |  |
 Cliquez pour agrandir | Rafael, derniers joursDe Gregory Mcdonald
Editeur : 10 X 18 Parution le : 3 Septembre 2009 ISBN : 978-2-2640-5059-5 EAN13 : 9782264050595
Sélection Rue des Livres
Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. II survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des Etats-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. II s'appelle Rafael, et il n'a plus que trois jours à vivre...
Avec ce roman, Gregory Mcdonald n'a pas seulement sondé le coeur de la misère humaine, il lui a aussi donné un visage et une dignité. Traduction de Jean-François Merle | [Poche]Acheter ce livreAmazon
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Commentaires Amazon| 2010-01-06 | Note : 3/5 | Destin Christique. Je me souviens avoir vu le film il y a quelques années, avec pour principal acteur Johnny Depp.
C'est avec intérêt que je me suis plongé dans le livre, pensant que la dimension psychologiques des individus serait mise en exergue.
Petit livre sympa, de lecture facile, voir même un peu trop facile.
La vie se déroule trop simplement. Des pauvres nécessiteux, une ribambelle de mioches aux basques, et tout l'amour du monde en plus d'une bonne dose de naïveté.
Le décor est bien planté, un bidonville au bord de l'autoroute, la chaleur, la crasse.
Les personnages sont une suite de caricatures. Le producteur adipeux et libidineux. L'indien ou supposé tel, ataviquement destiné à vivre malheureux. Des flics bornés, des vigiles agressifs, un prêtre alcoolique qui roule en buick etc ...
En fait le livre m'a laissé la même impression que le film, un goût d'inachevé. L'auteur a une bonne idée mais il rate le coche.
Un livre dont j'attendais beaucoup, mais que je conseillerai pas et dont j'oublierai le texte, mais pas l'idée originale qui méritait mieux.
| | 2009-09-20 | Note : 4/5 | A ne pas mettre entre toutes les mains Rafael, derniers jours.
Derniers jours d'une vie où Rafael accepte naïvement de tourner pour un snuff-movie afin de pouvoir subvenir aux besoins financiers de sa famille.
Il ne sait pas, du moins il ne réalise pas, qu'il n'est qu'une proie pour les voyous, les pervers tournant un film où il se fera torturer à tour de mains. D'ailleurs l'oncle ne se prive pas au chapitre C de lui donner tous les détails des atrocités qui aboutiront à sa mort, dans la pièce même, et sur le siège ou aura lieu son exécution, ses derniers instants.
Glauque et froid...
| | 2009-08-13 | Note : 5/5 | Les misérables, version 1992 J'ai lu Raphaël, derniers jours, au cours de l'été 98. Je m'en rappelle comme si c'était hier tant ce livre m'avait impressionné. Outre l'histoire horrible racontée ici, et que plusieurs commentaires ont largement résumée, ce qui frappe le plus dans ce livre est la puissance du message que passe l'auteur avec un minimum de moyens. 190 pages, écrites dans un style simple et sans fioritures (alors qu'il y avait la place pour toutes les outrances) et, au final, un roman qui possède la force des Misérables de Hugo.
Pour moi, Raphaël est un livre messianique d'une rare intensité : son héros fait don de sa vie (ou croit le faire, son co-contractant l'ayant proprement roulé dans la farine) à sa famille, au moment où il prend conscience que cela sera, comme on disait dans les années 30, sa seule façon de servir. L'homme qui la lui achète n'est pas à proprement parler le diable car, à la différence de l'Adversaire, seuls les corps l'intéresse, pas les âmes. Son business à lui, c'est le gore pour de vrai et, quitte à y prendre son pied, il a trouvé là une intéressante source de revenus. Ce marché de dupes, pourtant, n'est pas vain : entre l'entretien d'embauche (si l'on peut dire...) et la dernière scène, Raphaël est devenu un autre homme (les bouddhistes diraient un éveillé, un libéré vivant), sa mort lui permettant de se réaliser.
Ce petit livre, noir au commencement, est sacrément puissant parce qu'en dépit de tout, il vous donne envie d'espérer.
| | 2009-04-12 | Note : 5/5 | Pas facile... Pas facile de sortir de la lecture de ce roman très noir.
Plusieurs semaine après ça lecture , on porte encore le deuil de Rafael.
Comparable par le talent à "La route" de Mccarthy .
| | 2009-04-09 | Note : 5/5 | Rafael ou une humanité plus digne Il est de ces livres qui vous foutent une claque en pleine gueule. Dautres qui vous prennent aux tripes et ne vous lâchent plus. Dautres encore qui se rappelle à vous pendant des jours entiers.
Rafael, derniers jours tient de ces trois catégories à la fois.
Avec une économie de mots et de situations sidérants, Gregory McDonald parcourt linjustice et la misère comme aucun autre et offre à ces oubliés une dignité quon leur a odieusement ôtée.
Comme le dit la quatrième de couverture, « Gregory McDonald na pas seulement sondé le c?ur de la misère humaine, il lui a aussi donné un visage et une dignité. ».
Cette assertion est on ne peut plus vrai.
Il ne sagit à travers de ces 191 pages ni de science-fiction, ni de fantasy ni de fantastique.
Et cest surement pour cela, que Rafael, derniers jours est un livre plus quindispensable, simplement essentiel.
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