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Etoile distante

Etoile distante

Auteur :

Editeur : Christian Bourgois Editeur

Sélection Rue des Livres

Roberto Bolaño a écrit un étrange roman noir qui mêle art, Histoire et horreur. Un jeune homme, séduisant et mystérieusement lointain, se présente dans un atelier d'écriture que suit le narrateur dans une ville provinciale du Chili. Le coup d'Etat de Pinochet donne l'occasion à cet étrange artiste de mettre en pratique sa conception radicale de l'art de la cruauté, en assassinant quelques femmes de sa connaissance dans des circonstances que le lecteur, comme le narrateur, ne peuvent qu'imaginer.

6,10 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
180 pages
ISBN : 978-2-2670-1818-9
Les avis

La presse en parle

On pourrait dire qu’Etoile distante, de Roberto Bolaño, est un roman noir avec un tueur en série qui marie la poésie et le crime, écrit dans le ciel des phrases qui chantent la mort, expose des photos de femmes qu’il a tuées et mises en scène. Mais ce livre étrange est aussi un récit sur la cruauté, sur le Chili de Pinochet, avec une multitude d’histoires où la parodie, l’humour et l’horreur se donnent la main. Le personnage central s’appelle Wieder, mais on ne le voit jamais, on ne l’entend pas s’exprimer. Le narrateur se contente de supposer, de reconstituer le destin de cet assassin qui suit des ateliers de poésie et vit en exilé.

Christine Ferniot, Télérama


Etonnant personnage que cet écrivain chilien, poète, romancier, adulé aujourd'hui comme une figure majeure de la littérature de langue espagnole. Certains parlent de lui comme d'un Kerouac d'Amérique Latine, peut-être parce que Robert Bolaño a beaucoup bourlingué, d'abord en fuyant le Chili de Pinochet pour se réfugier au Mexique, puis un peu partout en Europe, avant de poser ses valises en Catalogne où il est mort en 2003 à l'âge de 50 ans. Etonnant personnage qui n'a jamais cessé de fouiller les plaies de son pays natal avec un humour cynique et cruel, un style d'une simplicité glaciale. Il faut quand même oser écrire un livre intitulé "La littérature nazie en Amérique". Un recueil de biographies imaginaires - mais inspirées de faits rééls - qui recense quelques exemples saisissants d'extrêmistes du Québec à l'Argentine : des auteurs de science-fiction fascinés par le 3è Reich ou une militante fasciste qui expose sur le mur de sa chambre une photo d'elle bébé dans les bras d'Hitler. Ce livre vient d'être réédité dans la nouvelle collection de poche de Christian Bourgois, en compagnie d'un autre roman du même auteur : il s'appelle "Etoile Distante". Bolaño y cultive les mêmes obsessions, le mariage de l'art et de la cruauté, de la poésie et du mal. Nous sommes juste avant le coup d'Etat de 73. Un jeune homme étrange et fascinant fait irruption dans un atelier d'écriture où se retrouvent des poètes chiliens. Très vite, il séduit les femmes et rend jaloux les hommes, mais il demeure mystérieux, inaccessible, il vit dans un appartement vide et ses poèmes semblent écrits par un autre. L'arrivée des militaires au pouvoir va tout changer. Officier dans l'armée de l'air, il va devenir une sorte de poète officiel de la dictature, puisant son inspiration dans les sévices qu'il fait subir à des femmes qu'il assassine. Rien à voir avec une histoire de tueur en série comme la raconterait un auteur de thriller à l'américaine. Toute l'originalité de Bolano tient à sa formidable érudition, sa connaissance des poètes et de leurs histoires, son goût de la mystification qui rappelle beaucoup Borges, l'un de ses écrivains fétiches. Et puis surtout, derrière l'humour à froid et le grotesque de certaines scènes, Bolaño dépeint toute la cruauté du régime de Pinochet, ce régime qui on l'oublie parfois, s'est appliqué dès son arrivée au pouvoir à faire table rase de tous les auteurs et poétes qui refusaient de rentrer dans le rang. Qu'il s'agisse de Pablo Neruda ou de Roberto Bolaño.

Cyril Sauvageot, France Inter


Comme elles sont brillantes, les étoiles de Roberto Bolaño ! Cruelles, c'est sûr, parfois vaniteuses et influençables, mais aussi fragiles comme du verre, aiguës, palpitantes et rayonnant d'une lumière sans pareille.

Raphaëlle Rerolle, Le Monde

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