|
Fiche livre | | |
 |
 Cliquez pour agrandir | Se perdre avec les ombres De Françoise Lefèvre Editeur : Editions du Rocher Parution le : 20 Août 2004
Le 22 novembre 2002, j'ai eu soixante ans. Le besoin de disparaître a été plus fort que tout. En m'éloignant de la maison, j'aurais voulu effacer de ma mémoire l'amour et le sentiment maternel. Tout ce qui a gouverné ma vie, raflé mon temps. Oublier aussi les livres que j'ai écrits. Oublier les jours, les années à aimer, écrire, veiller comme la sentinelle que je n'ai jamais cessé d'être. Comment retrouver la clé d'un royaume perdu ? Il suffit d'une chambre de hasard, de la flamme d'une chandelle, d'un chagrin vieux comme le monde. Ecrire devient le dernier refuge. Le dernier lien. Vieillir. Ecrire. C'est pareil. C'est ramasser le petit bois mort de la vie pour en faire un livre. Mais le livre le plus lumineux, ne serait-ce pas celui dont on laisse les mots défiler sous nos paupières et qu'on n'écrira jamais ? |
Commentaires Amazon| 2006-01-25 | Note : 3/5 | Oeuvre nébuleuse... Encore un livre assez circonspect, à considérer davantage en "oeuvre ou journal poétique" tant Françoise Lefèvre nous sert un texte fragmenté, ouvert à ses pensées, ses réflexions diverses, mais souvent redondantes, surtout lorsqu'on commence à lire l'intégralité de sa bibliographie. D'ailleurs, dans ce livre, j'ai le sentiment qu'elle tourne un peu en rond. Elle ne sait plus quoi dire, ayant déjà tout dit auparavant, elle se répète. Donc, dans "Se perdre avec les ombres", il est toujours sujet du temps qui passe, de l'absence ou la fuite de l'amour, du sentiment de vide, de l'écriture stérile et la détresse immense, envahissante dans la vie de l'écrivain. En novembre 2002, elle fête ses soixante ans, mais se sauve de chez elle pour se réfugier dans une petite chambre d'hôtel sordide. Comme souvent dans sa vie, les chambres ont eu leurs importances, elle s'en souvient... Aussi, elle fait le point, se coupe les cheveux et puis rentre pour retrouver ses enfants et les petits-enfants, qui heureusement la sortent de l'ombre où elle s'enterre hâtivement. Ce qui sauve ce livre finalement, c'est sa fin. Françoise Lefèvre évoque un secret de famille autour de son "véritable" père, un Allemand. Plus intéressant, le cousin de celui-ci était un fervent militant à la résistance nazie et un des membres des attentats loupés contre Hitler. J'aurais aimé qu'elle en parle davantage, ou pourquoi ne pas en faire un livre à ce sujet. Elle a déjà tellement fait le tour de sa propre existence, qu'elle creuse ailleurs, non ?.. Comme j'apprécie beaucoup cet écrivain, je n'aimerais pas croire que le meilleur est derrière elle - je veux encore être éblouie ! Ne désespérons pas...
|
Donnez votre avis  Acheter ce livre| Acheter en ligne | Acheter chez votre libraire | Amazon
 | Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
|