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Vacance au pays perdu
De Philippe Ségur
Editeur : Buchet-Chastel
Parution le : 15 Août 2008
Sélection Rue des Livres

Un graphiste spécialisé dans le packaging de produits alimentaires, végétarien et tyrannisé par ses enfants, rêve d'ailleurs et d'aventure. Le jour où il découvre que les salades, purées, épinards et pâtes dont il conçoit les emballages, sont bourrés de pesticides, d'hormones de croissance et d'antibiotiques, il décide de rompre avec le système et de fuir la société de consommation.
Il s'embarque alors avec son meilleur ami pour un périple qui lui fera découvrir, loin des circuits touristiques, le dernier pays des merveilles : l'Albanie.
Réflexion sur le caractère insaisissable du réel, Vacance au pays perdu est un roman fluide, linéaire, à l'image du parcours des deux protagonistes de l'histoire. L'humour - grinçant ! - en constitue le principal liant. Quel territoire reste-t-il pour le rêve à " l'ère du monde fini " ? Au terme du voyage, le narrateur découvre que le pays des merveilles n'existe pas. Son rêve s'est évanoui et ne laisse en lieu et place de l'idéal que vide spirituel et fonction digestive. Comment rompre avec le système ? Excédé par notre société de consommation, le narrateur décide de larguer les amarres et de partir à la recherche du dernier pays des merveilles. L'aventure, d'accord, mais à l'étranger, est-ce bien raisonnable ?!


Commentaires Amazon

2008-09-29Note : 3/5
Vacances j'oublie tout
Fatigué de mettre en valeur du thon au mercure ou de la mayonnaise à la dioxine, un graphiste végétarien spécialisé dans le packaging de produits alimentaires décide de rompre avec le 'système' et de s'offrir une semaine de vacances hors des sentiers battus. Oui mais où? "Le Proche-orient? Trop hostile. (...) Les Etats-Unis? Trop accueillants. Et un sens de l'humour discutable. (...) L'Australie? Trop loin. La Turquie? Trop près." Il opte finalement pour l'Albanie, l'un des pays les plus pauvres d'Europe, et embarque avec lui son meilleur ami, son 'cricri', pour un voyage qui sera (forcément) épique. "L'aventure, d'accord, mais à l'étranger, est ce bien raisonnable?"

Problèmes de communication et d'orientation, peur de l'inconnu, quiproquos divers et variés, Philippe Ségur use (et abuse?) des situations rocambolesques auxquelles un touriste peut être confronté dans un pays étranger, a fortiori dans une contrée peu fréquentée comme l'Albanie. Froussards et nombrilistes, pétris d'angoisses et de préjugés sur la population locale, nos deux anti-héros vont transformer leur voyage en une fuite sans fin. Persuadés de rompre avec le système ultra-consommateur dans lequel ils évoluent d'habitude, ils ne font pourtant qu'en rechercher les codes et les repères rassurants, et incapables d'abandonner leurs réflexes de nantis, ils ne verront finalement pas grand chose du pays qu'ils traversent. Le ton sarcastique et les ficelles un peu répétitives agaceront sans doute plus d'un lecteur, mais j'ai pour ma part beaucoup apprécié l'humour grinçant et excessif de ce 'Vacance au pays perdu'!

2008-09-25Note : 3/5
un voyage pas si désastreux !!!
Un homme décide un jour d'en finir avec la "société de consommation" et de rompre avec le système en passant deux semaines à l'étranger. Pour faire son choix, il décide de taper sur internet "désastre touristique"....et tombe sur "Albanie". Partant avec son meilleur ami, ces deux là vont vivre des situations cocasses et hilarantes et découvrir un pays finalement éloigné des clichés: certes, c'est un pays pauvre, mais peuplé d'habitants au bon coeur, accueillants et aux valeurs simples.

Philippe Ségur montre ici le fossé entre nos sociétés devenues trop superficielles et les pays pauvres, oubliés, peuplés de gens simples mais "vrais".
Un bon roman drôle qui nous en apprend sur l'Albanie.

2008-09-15Note : 2/5
Déception
C'est l'histoire d'un type qui en a marre de la société dans laquelle il vit. Consumérisme (ses gosses se shootent aux Converse, Nitendo DS, Adidas, Puma, MP3, Disney Pixar), empoisonnements chimiques (lire les ingrédients d'un aliment lui donne un cancer) travail de free lance en roue plus ou moins libre, le narrateur décide de partir en voyage, de tout lâcher pendant une semaine et de vivre à la dure, en aventurier, librement, histoire de reprendre du poil de la bête et de se remonter. Pour cela, il fait appel à un ami (qu'il ne nommera que « mon cricri » pendant tout le livre) et les deux partent en goguette dans le pays le plus incivil qu'ils trouvent (pas trop loin, pas trop embarqué dans une guerre civile, pas trop cher, pas trop sauvage non plus, hein, faut pas exagérer...) : l'Albanie.


Dans un premier temps, j'ai noté beaucoup d'humour dans ce récit. Philippe Segur a une plume parfois mordante, une écriture à la fois détachée et appliquée qui fait mouche la plupart de temps. Ces deux touristes aussi aventuriers que je suis Lara Croft sont souvent désopilants et leur pseudo aventure dans un pays dont ils ne maîtrisent ni la langue ni les usages sont souvent cocasses.

Ceci étant dit, les qualités du roman s'arrêtent là. Il y a trop de clichés (les pauvre touristes ne trouvant pas de distributeur de billet, découvrant une nourriture plus qu'indigeste, se saoulant au raki faute d'autre chose à boire ou tout simplement leur tentatives consternantes pour communiquer avec les albanais) et on comprend très vite que les deux compères voudront quitter le pays au plus vite.

Philippe Segur dit dans la postface qu'il a voyagé en Albanie et parle de la « simplicité, de la disponibilité et de l'hospitalité du peuple albanais »... son roman ne donne en fait pas du tout envie d'y aller, la peinture qu'il fait de ce pays étant loin d'être sympathique.

Son héros est « écartelé entre deux cultures, deux mondes »...(postface). J'y ai vu un portrait négatif de l'Albanie et une série de mésaventure prévisibles et peu originales.


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