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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | No logo : La tyrannie des marques De Naomi Klein Editeur : J'ai lu Parution le : 30 Novembre 2007
Sélection Rue des Livres
Aujourd'hui, les compagnies ne nous vendent plus seulement des produits, mais surtout un mode de vie, une marque. À la télévision et dans la presse, dans les rues et jusque dans les écoles, les marques sont omniprésentes. Les multinationales ont ainsi peu à peu investi toutes les sphères de la vie privée. L'émergence de ces " super-marques " s'est accompagnée d'une dégradation des conditions de travail, que ce soit en Occident, où se multiplient les différentes formes de travail précaire, ou dans de nombreux pays du tiers-monde qui assistent, impuissants, à la montée d'un nouveau type d'esclavage. Face à cette situation, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les abus des multinationales et prôner la reconquête d'un espace vierge. Un nouveau militantisme à l'échelle mondiale qui nous montre qu'il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques...
Naomi Klein est née en 1970 à Montréal, elle fut journaliste au Toronto Star avant de devenir reporter indépendant. Elle travaille aujourd'hui pour le Globe and Mail. No logo a connu un succès planétaire. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-01-26 | Note : 4/5 | le livre de chevet des altermondialistes Le livre est long, long, long à lire...
C?est le réquisitoire d?une Canadienne sur le phénomène des marques et de la mondialisation.
C?est long à lire parce que le bilan est accablant : Tout le monde sait que la publicité manipule les consciences, mais à ce point ? Certains groupes, marques de vêtement, de fast-food, maisons d?éditions, chaînes de magasins?, font feu de tout bois : la rébellion des jeunes est récupérée pour être intégrée dans leur stratégie de communication. On délocalise dans le tiers monde, officiellement pour aider ces pays à se développer, en réalité pour s?enrichir et compenser les coûts exorbitants de la publicité. Leur but est de devenir simplement une marque, sans usine, sans ouvrier, avec seulement des profits : tout est sous-traité, délocalisé, franchisé.
Ces sociétés avec leurs marques ne se rendent même plus compte qu?elles détruisent l?économie qui les fait vivre, qu?elle détruisent la créativité, qu?elles génèrent un sentiment de dégoût de plus en plus fort.
C?est long à lire parce que l?ouvrage se veut être une thèse, donc complète, documentée, détaillée?
C?est long à lire parce que les exemples sont tous nord-américains : définir les marques par le nom de leurs PDG demande un effort de mémorisation, certains sportifs ou acteurs ne nous sont pas familiers?
C?est clair, en lisant ce livre, nous n?entrerons plus jamais dans un fast-food ni n?achèterons un jean ou des chaussures de sport de la même manière.
Bref ! Le livre va faire date - c?est à juste titre un best-seller outre-Atlantique -. Prenez courage et bonne lecture.
| | 2005-01-10 | Note : 5/5 | Libéralisme et conséquences "No logo" est un livre passionnant à lire et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la verve présente dans l'exposé de Naomi Klein nous donne réellement l'impression de l'avoir face à nous en chair et en os. Ensuite, il est à noter la qualité du contenu. Cette qualité touche à l'analyse, à la réflexion, à la critique et quelques fois même à l'autocritique faites par l'auteur. Enfin, le sujet abordé, la tyrannie des marques (sous-titre du livre), touche en plein c?ur la vie de tout un chacun. Les stratégies de "branding", l'accaparation des espaces publics par le privé, la récupération des modes de vie et même de contestation, la recherche du monopole (en totale opposition d'ailleurs avec tous les beaux discours des entreprises nous vantant la saine concurrence), la politisation des marques ainsi que l'accroissement exponentiel de leur pouvoir sur la vie des gens en général, sont autant de thèmes abordés, analysés, décortiqués et illustrés d'exemples criants dans les deux premières parties du livre ("zéro espace" et "zéro choix"). La troisième partie, "zéro boulot", traite d'un sujet grave puisqu'elle aborde le thème de l'exploitation de l'être humain qui va jusqu'au non respect des droits de l'homme, sévices corporels compris, infligée par les sous-traitants des zones franches industrielles (les zones franches industrielles sont des sortes de Guantanamo de l'industrie, des zones où le droit n'a pas sa place) situées dans les pays pauvres. Naomi Klein expose également avec talent, la montée en flèche de la précarité et même du travail non payé dans les pays occidentaux où les multinationales cherchent toujours plus à s'affranchir du "problème des employés". On ne peut être qu'affligé, révolté par la situation et par, c'est presque un cliché mais c'est la triste réalité, la toujours plus injuste répartition des richesses engendrée par la stratégie des marques. "zéro logo", quatrième partie du livre, traite des méthodes de résistance aux multinationales. Naomi Klein nous dit aussi pourquoi, même si les gouvernements, qui ne font rien pour lutter contre les abus et les exactions, sont largement incriminables, ce sont les marques qui sont les cibles des militants. Pour résumer, "No logo" reste une base, un point de départ et il incite grandement au débat et à l'action. C'est un livre militant, intelligent et informatif qui nous prouve que les pouvoirs publics dont les représentants sont élus par le peuple, se doivent de reprendre la main par rapport aux patrons d'entreprises irresponsables et pervertis par la quête du profit illimité et qui eux, n'ont aucune légitimité vis à vis du peuple.
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