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Les amants du n'importe quoi
De Florian Zeller
Editeur : J'ai lu
Parution le : 17 Août 2004

" Tristan la regardait dormir, et, bien qu'elle ne pût l'entendre, il lui dit à l'oreille qu'il l'aimait, sans trop savoir ce que cela voulait dire. Sans savoir qu'il venait de tomber dans un piège définitif, le piège de l'attendrissement, et qu'il était ridicule, d'un ridicule sans rémission. " Attendrissement, tromperies, jalousie, attente, méchanceté, dépendance, espérance, peur de l'abandon, inquiétude, prise de pouvoir sur l'autre et mise à mort... C'est tout ce " n'importe quoi " auquel les élans du cœur nous poussent. C'est aussi l'histoire d'Amélie, qui aime Tristan, qui aime toutes les femmes. Voici le spectacle à la fois évanescent et cruel de tout ce que la passion tisse de promesses intenables, d'instabilité sentimentale et d'impossible rupture. " Il y a une goutte de Kundera et des relents de Houellebecq. Frappe pourtant une sincérité haletante, nerveuse, presque étouffée. "

  • [Poche]
  • Littérature

  • Commentaires Amazon

    2006-05-24Note : 5/5
    la douce poésie
    C'est un livre que j'avais lu à l'époque où il est sorti. Je viens de le relire après être tombé sur La Fascination du pire, le troisième roman de Zeller. J'aime beaucoup les Amants. Il y a une tristesse, une douce poésie à chaque page. Aucun effet pour impressionner. Pour exister à travers ses phrases. Peu à peu, l'angoisse, le malaise, la sensation d'étouffement montent. C'est juste magnifique.


    2004-12-15Note : 3/5
    donjuanisme encore
    C'est une sorte de Casanova qui a peur de vieillir, surtout seul, alors il se résout à vivre avec une femme, il imagine même pouvoir l'épouser mais cette idée s'accompagne de tourment... On pense au Tomas de Kundera, on pense à toute la littérature du donjuanisme. On trouve dans ce bref roman de nombreuses réflexions sur l'identité, la désillusion, sur la brièveté de la vie, le temps qui passe dans l'indifférence générale et le drame particulier, dans une écriture claire et sans prétention. On reconnaît quelques emprunts, dès la première page : le souvenir d'Eluard, sans cependant en retrouver la conception de l'amour. Les quelques amoureux dans le roman (hommes ou femmes) apparaissent superficiels et sont appelés - l'auteur n'en doute pas - à découvrir leur erreur bien assez tôt. Ces personnages-types existent sans doute, mais d'autres qui leur donnent tort aussi. Il faudra les trouver ailleurs (Breton par exemple.) Au moins l'auteur présente les premiers avec un certain talent.

    2004-10-19Note : 3/5
    donjuanisme encore
    C'est une sorte de Casanova qui a peur de vieillir, surtout seul, alors il se résout à vivre avec une femme, il imagine même pouvoir l'épouser mais cette idée s'accompagne de tourment... On pense au Tomas de Kundera, on pense à toute la littérature du donjuanisme. On trouve dans ce bref roman de nombreuses réflexions sur l'identité, la désillusion, sur la brièveté de la vie, le temps qui passe dans l'indifférence générale et le drame particulier, dans une écriture claire et sans prétention. On reconnaît quelques emprunts, dès la première page : le souvenir d'Eluard, sans en retrouver la conception de l'amour. Les quelques amoureux dans le roman (hommes ou femmes) apparaissent superficiels et sont appelés - l'auteur n'en doute pas - à découvrir leur erreur bien assez tôt. Ces personnages-types existent sans doute, mais d'autres qui leur donnent tort aussi. Il faudra les trouver ailleurs (Breton par exemple.) Au moins l'auteur présente les premiers avec un certain talent.

    2004-09-21Note : 2/5
    Pffffffff ...
    Jamais je n'aurais cru que 125 pages pouvaient se révéler longues et assommantes ! Et pourtant, j'en ai la confirmation avec ce deuxième roman de Florian Zeller "Les amants du n'importe quoi" qui, comme le nom l'indique, est une somme d'absurdités du début à la fin. Le narrateur prend un type, Tristan, presque trente ans, beau, charmeur, bon job, etc. et une jeune fille fragile, presque éthérée, nostalgique ou mélancolique, bref dépressive, au prénom d'Amélie. Tous deux se rencontrent, s'aiment mais se détruisent. Magnifiquement ! Lui ne peut aimer qu'une seule femme, donc il trompe Amélie qui se rend compte de ses infidélités mais garde le silence et souffre seule, au point d'avoir des maux d'estomac virulents !... Et l'on assiste à ce dialogue de sourds, où l'un a conscience du mal qu'il fait mais pensant ne pouvoir y remédier, et l'autre qui s'enfonce dans sa souffrance au lieu de réagir et sauver sa peau. Tout ça forme un ensemble soporifique et quelconque !!! Florian Zeller semble créer une métaphysique du couple actuel dans son incapacité à vivre à deux pour toujours et à rompre les amarres. Et ainsi de broder pendant 125 pages !.. J'aurais voulu capituler mais certains principes me l'interdisent... Ouf, à la fin j'étais soulagée : l'overdose était dans les parages ! Ce livre est ennuyeux, assez nombriliste dans son genre et un rien prétentieux.. Bouh.

    2003-02-22Note : 4/5
    Poésie douce
    Comme Nicolas Rey avec Un début prometteur, Florian Zeller, après le très parisien Neiges artificielles se lance dans le pur roman. Le héros n'est pas du tout superficiel. Ceux qui disent ça n'ont rien compris, n'ont aucune sensibilité. Zeller écrit sur les apparences, la froide mélancolie qu'inspirent la relation des deux personnages. C'est aussi une reflexion à l'amertume légère sur la fidélité à soi, la perte de la pureté, la peur de l'abandon de la liberté. Ce livre est une brise de tristesse, émouvante et vraie.

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